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Politique

Affaire Ali Haddad : Les réquisitoires attendus dimanche

Feriel Bouaziz

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Les réquisitoires du Procureur général près la Cour d’Alger dans l’affaire de l’homme d’affaires Ali Haddad, qui, rappelons le, a été condamné en première instance à 18 ans de prison ferme et 8 millions de DA d’amende, sont attendus dimanche prochain, selon l’APS.

En effet, au cinquième jour du procès en appel, le juge de siège a parachevé l’audition, par visioconférence, du principal accusé Ali Haddad, qui se trouve à la prison de Tazoult (Batna).

Comme lors du procès de première instance, l’ancien chef du FCE a de nouveau rejeté toutes les charges retenues à son encontre, notamment l'”obtention d’indus privilèges” affirmant également que “tous les marchés et projets d’investissement qu’il avait réalisés ou remportés l’ont été par vois légales“, rapporte l’APS.

Dans le même contexte , Haddad s’est vu posé une question concernant l’allègement de taxes dont il avait bénéficié, ce dernier a expliqué que “la loi stipulait que les entreprises réalisatrices de projets d’investissement bénéficient, sans exception, de la réduction des taxes qu’elles versent à l’Etat à des taux oscillant entre 50 et 90%“, selon la même source.

Toutefois, il a reconnu que “le groupe Hddad avait obtenu 457 crédits d’investissement et bancaires au cours des 20 dernières années et qu’il avait un seul compte bancaire auprès de la Société Générale en France et affirme avoir un seul appartement dans le même pays et reconnait également avoir acheté en 2001 un hôtel en Espagne pour 54 millions d’euros“.

Suite à cela, le juge de siège le questionne cette-fois sur le sort des 75 milliards de dinars collectés pour financer la campagne électorale de l’ex-Président qui se présentait pour un cinquième mandat, Ali Haddad a affirmé qu’il n’avait jamais “financé de campagne électorale ni aucun parti politique” niant toute contribution de ce montant“.

En outre, indépendamment des cinq (5) frères d’Ali Haddad, plusieurs hauts responsables dont des cadres du ministère des Transports et des Travaux publics et les anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés dans cette affaire à des peines de 12 ans de prison assorties d’une amende d’un million Da.

D’autres anciens hauts-responsables sont aussi poursuivis dans cette affaire dont l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, qui,lui, été condamné, en contumace, à 20 ans de prison ferme et 1 million de DA d’amende.

Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation en lien avec la corruption, dont “obtention, en violation de la législation, de privilèges, d’avantages et de marchés publics”, “dilapidation de deniers publics”, et “conflits d’intérêts”.

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