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Politique

Activistes du hirak : « nous voulons aller vers une conférence unitaire »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Conférence de presse des activistes de la société civile

Plusieurs collectifs de la société civile, regroupant aussi des activistes présents dans le hirak, veulent aller vers une « conférence nationale unitaire », ouverte à tous les acteurs politiques et sociaux engagés avec le mouvement populaire. C’est ce qu’ils ont expliqué les initiateurs de cette nouvelle démarche, lors d’une conférence de presse, tenue finalement au siège de l’association SOS disparus, après avoir été empêchés, dans la matinée, de l’organiser au niveau de l’hôtel d’El Biar.

En effet, des acteurs du “Hirak” d’au moins 21 wilayas ainsi que de la diaspora, devront prendre part, selon eux, « à la conférence prévue jeudi prochain à la salle Harcha d’Alger ». Une conférence qui devra, expliquent-ils, adopter une « Proclamation du 22 février », en référence à la date des premières grandes manifestations contre la candidature à un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

« La Proclamation du 22 février est un texte consensuel qui sera présenté lors de cette conférence. Le document s’inspire des revendications du Hirak et de ses slogans », précise Saïd Salhi, membre du collectif de la société civile pour le changement et vice-président de la LADDH. Selon lui, « Yetnahaw Ga3 » (Qu’ils dégagent tous, ndlr), l’une des revendications phares de la contestation, traduit un fort désir de rupture et d’un nouveau système ».

Refusant de se présenter comme des représentants du Hirak, les initiateurs affirment que leur but est de donner « une alternative politique au mouvement ». « Nous sommes partie prenante du hirak. Nous sommes un prolongement de ce qui s’est passé aujourd’hui à Kherata (marche de célébration du 1er anniversaire du hirak) et on s’inscrit totalement dans le hirak », souligne d’emblée Saïd Salhi. Selon lui, le hirak a sécrété différentes sensibilité et il est temps « d’aller vers une conférence unitaire.

La deuxième année du Hirak doit être celle de l’organisation ». « Le but est de réunir l’ensemble des sensibilités autour d’une charte unique. Un document qui sera rendu public à l’issue de la conférence », indique pour sa part, Abdelhafid Tamert. La conférence de jeudi reste, cependant, tributaire de l’autorisation des services de la DRAG de la wilaya d’Alger.

Durant toute la conférence, les différents intervenants sont restés prudents, en insistant sur leur qualité. Il ne s’agit pas de parler au nom du Hirak ou de se substituer à celui-ci. C’est une initiative parmi d’autres. Aujourd’hui, l’urgence est de permettre des jonctions et des connexions entre tout ce qui se fait comme propositions au sein du Hirak en vue d’aller vers des propositions unitaires et consensuelles.

Cela va permettre au Hirak de construire un rapport de force politique et traduire les revendications exprimées dans la rue de manière consensuelle en une plateforme unitaire », soutiennent-ils. Les initiateurs affichent aussi l’ambition de « rassembler tout le monde quelles que soient leurs différences idéologiques ». « Ce qui doit prévaloir c’est notre amour pour ce pays, l’unité nationale par l’acceptation de l’autre, et enfin notre engagement avec le Hirak et cette volonté populaire qui demande le changement », estime l’avocat Me Hafid Tamert.

Politique

Publicité-presse: 15 000 milliards de centimes distribués par l’ANEP en 20 ans

Melissa NAIT ALI

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© DR| Larbi Ouanoughi, PDG de l'ANEP


On connait désormais certains chiffres officiels. Ils donnent déjà le tournis. De nombreux patron de journaux ont gagné le jack pote sous le règne du président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Pendant 20 ans, l’ANEP qui a toujours servi de moyen de pression du pouvoir sur les médias, a été transformé en une boite à sous à des patrons de presse qui se sont remplis les poches.


En effet, le PDG de l’ANEP, Larbi Ouanoughi, vient de lever le couvercle sur ce qui sera peut être le prochain grand scandale. Dans des déclarations aux deux quotidiens El Khabar et El Watan (paru aujourd’hui 6 août), le nouveau patron de l’ANEP fait des révélations fracassantes.

A commencer par la manne financière ayant transité par cet organisme durant les deux dernières décennies. Selon lui, l’ANEP « a eu à gérer un portefeuille de plus de 15 000 milliards de centimes ces 20 dernières années ». Une grande partie de cette manne, gérée de manière occulte, a servi à l’engraissement de la clientèle médiatique du pouvoir.

Les bras médiatiques du pouvoir choyés

Poursuivant, le PDG de l’ANEP, révèle l’ampleur de la manne publicitaire brassée par de nombreux titres de la presse écrite, fondés particulièrement depuis le début des années 2000. Grâce à la complaisance des tenants du pouvoir et des gestionnaires de cette boite, des clients médiatiques du pouvoir ont été choyés.

C’est le cas d’Echourouk (140 milliards de centimes entre 2012 et 2015 et plus de 39 milliards entre 2016 et 2019), Ennahar (120 milliards de centimes entre 2012 et 2015 et 115 milliards de centimes, entre 2016 et 2019, soit 235 milliards de centimes) et El Bilad (40 milliards de centimes entre 2016 et 2019).

Même s’il est de création récente, El Hayat et Habet Hannachi, patron aussi d’une chaîne de télévision portant le même titre, a déjà accaparé 12 milliards de centimes. Affirmant que l’entreprise a perdu 5000 milliards de centimes de créances, le PDG de l’ANEP affirme aussi que les pouvoirs publics ont accordé, depuis 2012, 347 agréments de création des organes de presse. Parmi ces agréments, 40 titres appartiennent à des prête-noms, alors 107 autres ont fermé boutique.

Poursuivant la série de ses révélations, Larbi Ouanoughi affirme aussi que depuis 2016, 4000 milliards de centimes ont été distribués sur la presse écrite. C’est ainsi que le journal El Balagh a bénéficié de 30 milliards de centimes, la Dépêche de Kabylie (23 milliards de centimes) et Reporter (54 milliards de centimes).

Si Affif s’empare de 110 milliards

Dans cette listes, il y a des bénéficiaires pour le moins étranges. C’est le cas du député du FLN, au parlement depuis plus de 20 ans, Abdelhamid Si Affif. Ce dernier est le propriétaire des deux quotidiens La Tribune des lecteurs (francophone) et Manbar El Koraa (arabophone) qui ont siphonné entre 2012 et 2019 110 milliards de centimes.

D’autres patrons ont également joué avec des milliards durant cette période. C’est le cas du journal El Adjouaa, appartenant à des proches de l’ancien député du RND décédé, Miloud Chorfi, a bénéficié, lui aussi de 6 milliards de centimes. Le quotidien le Jour d’Algérie a brassé aussi près de 46 milliards de centimes entre 2016 et 2019 et 46 milliards entre 2012 et 2015. Les débats, une publication appartenant à la même propriétaire que Le jour d’Algérie, a disposé de 43 milliards de centimes entre 2016 et 2019.

Le quotidien La Tribune, fermé en 2017, a bénéficié aussi de 56 milliards entre 2012 et 2015. La Nouvelle République, d’Abdelouhab Djakoun, a empoché 43 milliards de centimes entre 2012 et 2015. Le quotidien El Khabar qui a commencé à bénéficier de la publicité ANP depuis 2016, il a été destinataire de 35 milliards de centimes.

Le PDG de l’ANEP ne communique par les sommes obtenu aussi par l’Expression d’Ahmed Fatani, le journal région Edough du fils d’Ahmed Gaïd Salah, ex-chef d’état-major de l’ANP, et la manne distribué aussi aux journaux publics (El Moudjahid, l’Horizon, Echaab, Ennasr et El Djemhouria).

Djamel Kaouane taclé

Larbi Ouanoughi évoque aussi, dans cette intervention médiatique, de nombreuses anomalies dans la gestion de l’ANEP et l’existence d’un conflit d’intérêt. Il tacle, dans ce sens, son prédécesseur à ce poste, Djamel Kaouane, devenu par la suite ministre de la communication.
Le nouveau patron de l’ANEP affirme que l’IGF et la gendarmerie enquête actuellement sur la gestion précédente de l’entreprise. Doit-on s’attendre à des procès

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Politique

15 personnes arrêtées : le gouvernement s’engage à indemniser les victimes des feux de forêt

Melissa NAIT ALI

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© DR | Réunion pour indemniser les victimes des feux de forêts


Le premier ministre annonce déjà les résultats des enquêtes menées pour déterminer l’origine des feux de forêt. Dans un communiqué rendu public, cet après-midi, le gouvernement parle de l’arrestation de quinze « pyromanes ».


«Les enquêtes engagées ont permis d’aboutir à la neutralisation de quinze (15) personnes pyromanes qui ont fait l’objet d’interpellation, dont six (6) à Ain El Karma , trois (3) à Batna, deux (2) à Tipaza , deux (2) à Média, un (1) à Jijel et un (1) autre à El Taref. Trois (3) d’entre eux ont fait l’objet de mandats de dépôt et trois (3) autres sont sous contrôle judiciaire », indique un communiqué du premier ministère rendu public, aujourd’hui en début de soirée.

Selon la même source, le premier ministre, Abdelaziz Djerad, a insisté « sur l’impératif de l’application de la loi dans toute sa rigueur pour tout acte malveillant ou fausse déclaration visant à vouloir bénéficier indûment des aides de l’Etat ».

Par ailleurs, le gouvernement donne le bilan des feux de forêt enregistrés depuis le début de la saison estivale. Jusqu’à présent, le pays a connu « 1 381 foyers de feux qui ont ravagé une superficie cumulée de 14 496 hectares dont 4 268 hectares de forêts, 5 563 hectares de maquis et 4 665 hectares de broussailles ».

«Les dégâts ont aussi concernés une superficie de 1 085 hectares de récolte de blé et d’orge, 145 821 bottes de foin, 104 676 arbres fruitiers, 5111 palmiers, 360 ruches d’abeilles », indique aussi la même source.

Ce faisant, Abdelaziz Djerad, lit-on dans le même communiqué, a instruit les services concernés à l’effet de procéder, sans délais, au recensement des victimes des feux de forêts, à l’évaluation des dégâts subis et à proposer toutes mesures de nature à faciliter et accélérer les procédures de prise en charge des victimes.

Il insiste, dans ce cadre, sur la nécessité d’évaluer les dégâts et les pertes occasionnées par les feux de forêts par une expertise et à recourir, si nécessaire, aux compétences des sociétés d’assurance.

«Dans ce sillage, le Ministre de l’Agriculture a été chargé de mobiliser l’ensemble des moyens qui permettent aux exploitants ayant perdu leurs bétails, leurs arbres fruitiers ou leurs ruches de reconstituer rapidement leurs patrimoines », indique la même source.

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Politique

Explosion de Beyrouth : l’Algérie envoie des aides humanitaires au Liban

Achour Nait Tahar

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© DR | l'Algérie envoie une aide humanitaire au Liban

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a ordonné, suit à l’entretien téléphonique qu’il a eu mercredi après midi avec son confrère Michel Aoun, l’envoi immédiat d’aides au peuple libanais, indique un communiqué de la présidence de la République.

A cet effet, quatre avions s’apprêtent à décoller à destination de la capitale libanaise, Beyrouth, précise le communiqué.

Un avion transportant une équipe médicale composée de médecins, de chirurgiens et de personnel de la protection civile.

Un autre avion chargé de matériel médical et pharmaceutiques.

Un avion chargé de denrées alimentaires, et un quatrième avion qui transporte des tentes, des couvertures, etc.

Et enfin, un navire algérien transportant des matériaux de construction pour aider à reconstruire ce qui a été détruit par l’explosion, a conclu le communiqué de la Présidence.

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