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ABEF, la note qui risque de provoquer des pénuries et une flambée des prix

Avec toutes les lois et décrets régissant le commerce extérieur, alourdissant cette activité et occasionnant des surcoûts inutiles aux produits importés, une nouvelle mesure entrera en vigueur le 31 décembre 2019. Cette mesure est à ajouter au chapelet de lois de la LFC 2020 adoptées par l’APN.

Kenza Ait Bachir

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Le Président de l'association des producteurs algériens des boissons (APAB), Ali Hamani a affirmé, en marge de la Conférence de presse tenue mardi,  19 février au siège de la NCA Rouiba, à Rouiba, que l'export demeure un moyen impératif pour l'entreprise afin d'assurer sa pérennité.  
© DR | Photo port d'Alger (archives)

Dans un courrier, daté du 30 septembre dernier et adressé aux banques, l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (ABEF) informe de nouvelles dispositions mises en place pour la gestion du commerce extérieur, c’est-à-dire les importations. Le courrier, portant références 479/DGC/2019, concernait les importations en CKD/SKD de téléphones mobiles ainsi que les produits électroménagers dans un premier temps, puis devrait être élargi à toutes les importations au plus tard le 31 Décembre 2019.

Les nouvelles dispositions émises par l’ABEF ont trait, principalement, au payement des importations « Le paiement de ces importations devra se faire exclusivement par différé de paiement avec un délai obligatoire compris entre neuf (9) mois au minimum et une année (360 jours) au maximum » est-il annoncé dans le courrier.

Nouvelles dispositions ou tour de vis ?

L’étau se resserre un peu plus sur les importateurs, vu qu’auparavant la réglementation des changes pour la gestion du Comex (commerce extérieur) permettait aux opérateurs économiques d’inclure le prix du fret dans la facture, en payant en CFR (Coût et Fret). « Les importations doivent se faire exclusivement sur la base de l’Incoterm FOB », indique la note de l’ABEF qui poursuit « Aussi, il est à noter que la mesure concernant l’utilisation de l’Incoterm FOB devra être généralisée sur l’ensemble de nos importations au plus tard le 31 Décembre 2019 ». C’est-à-dire que seuls les montants déclarés pour les produits acquis seront payés et transférés en devises. Le coût du transport, maritime ou aérien, sera payé en dinars algériens aux compagnies de transport.

Pour le commun des mortels, cette décision est somme toute anodine. Seulement, les quatre ou cinq grosses compagnies maritimes internationales qui relient l’Algérie au reste du monde risquent de se désintéresser définitivement du marché algérien vu qu’ils ont déjà des difficultés à transférer, comme le leur permet la loi, une partie des gains réalisés localement. A l’avenir, qu’en sera-t-il des masses d’argent que va engendrer une telle mesure ?

D’aucuns parlent de l’abandon pur et simple de l’activité par ces géants du fret si des mesures concrètes ne sont pas prises pour leur faciliter le transfert en devises des dividendes. Prenant les devants face à un tel risque, l’ABEF recommande « Que les opérateurs œuvrant dans cette activité doivent avoir recours en priorité à la capacité nationale de transport maritime, chaque fois qu’un tel choix est possible ». Est-ce à dire que la CNAN et ses filiales pourront pallier à l’absence des grosses écuries du transport maritime ? Il n’est pas certain qu’une entreprise ne possédant que quelques navires vieillissants puisse assumer les volumes annuels à l’import.

Depuis quelques jours, les établissements bancaires prennent attache avec leurs clients pour les informer des nouvelles dispositions. Pris de court, certains opérateurs ont dû surseoir à leurs achats étrangers. De nouvelles pénuries se profilent-elles pour 2020 ?

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1 commentaire

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    Hamhoum

    10 janvier 2020 à 17:48

    Ce qui vous échappe c’est que vous rapportez quelque chose qui ne relève pas de l’ABEF. Normalement l’ABEF n’a rien à voir avec ça. Ce n’est pas son rôle.

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Le PAD exige la levée des entraves aux droits et libertés, appelle à la libération de tous les détenus d’opinion

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© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.
© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.

Le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) a réitéré, ce mercredi 19 février, son appel à la “libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions”. Il exige également la levée “inconditionnelle” des entraves aux droits et libertés imposées par le pouvoir que le PAD estime “illégitime”.

“L’illégitimité du pouvoir reste entière”, assène le PAD estimant que “la persévérance de la mobilisation populaire a conduit à la libération d’une partie des détenus d’opinion et politiques, victimes de procédés visant à remettre en cause le multipartisme et à criminaliser l’engagement politique”.

Réitérant son appel à libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions avec leur totale réhabilitation ainsi que la levée inconditionnelle des entraves aux droits et libertés », le PAD indique qu’il “appartient à toutes les forces soucieuses de l’avenir du pays d’œuvrer à la convergence de la vision et de l’action pour hâter la concrétisation des exigences démocratiques qui -cela va de soi- sont incompatibles avec le maintien du régime en place”.

Les forces de PAD annoncent, dans la foulée, qu’ils comptent engager dès maintenant “les consultations les plus larges avec toutes les organisations et personnalités qui rejettent le fait accompli des tenants du pouvoir”. L’objectif, selon le PAD, est “l’aboutissement pacifique des revendications démocratiques, économiques et sociales”.

“”Convaincu que seule la résistance paie, le PAD s’associe aux appels qui prônent à faire des dates du 21 et du 22 février 2020, un moment fort de la mobilisation populaire pour disqualifier l’agenda de la régénération du système et jeter les bases d’une nouvelle république. Une république où le peuple choisi librement la forme et la nature des institutions dont il se dote pour satisfaire ses revendications”, conclut le communiqué du PAD.

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Le procès de l’ex DGSN, Abdelghani Hamel, reporté

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Le procès de l’ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, a été reporté mercredi, au 11 mars prochain à la demande de la défense, quelques minutes après son ouverture au Tribunal de Sidi M’Hamed (Alger).

Le procès a été reporté au 11 mars à la demande de la défense des accusés pour “consulter les documents du dossier de l’affaire”. La défense a également sollicité la programmation du procès en “audience spéciale”.    

Abdelghani Hamel est mis en détention provisoire à la prison d’El-Harrache depuis le mois de juillet 2019 pour des affaires liées, notamment, au “détournement de foncier” et d'”enrichissement illicite”.

Deux fils de l’ancien DGSN se trouvent aussi en détention préventive à la prison d’El-Harrach (Alger) pour la même affaire, alors que son épouse et sa fille ont été placées sous contrôle judiciaire.

Hamel avait comparu, début mai, devant le procureur de la République près dudit tribunal pour audition dans le cadre de l’affaire de tentative d’introduction de 701 kg de cocaïne au port d’Oran. Il avait été également auditionné, fin avril, par le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des affaires relatives à des “activités illégales” et “trafic d’influence”.

Parmi les témoins qui devaient se présenter à la barre ce mercredi, figuraient l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, les anciens walis de Chlef et d’Oran, respectivement Mohamed Ghazi et Abdelmalek Boudiaf, et l’ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane.

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L’agence algérienne de coopération internationale officiellement créée

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Un décret présidentiel portant sur la création de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, a été publié au dernier Journal officiel.

l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement est placée sous la tutelle de la présidence de la République. Elle est chargée de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale de coopération internationale en matière économique, sociale, humanitaire, culturelle, éducative, scientifique et technique, selon le décret n°20-42 du 11 février 2020.

L’agence aura également pour missions de contribuer à la préparation du projet de budget de la coopération internationale et d’en assurer l’exécution, d’apporter son concours à l’action de l’appareil diplomatique et des ministères concernés pour la mobilisation optimale de l’assistance technique et financière extérieure au service du développement national. Elle devra aussi assurer le suivi de la gestion technique et financière des projets d’assistance et de coopération internationale, en faveur de pays tiers.

Parmi ses missions figurent aussi la promotion du placement des compétences nationales à l’étranger dans le cadre de la coopération internationale et d’en assurer le suivi, l’entretien des relations avec la communauté scientifique et les hommes d’affaires algériens installés à l’étranger, la promotion de l’action humanitaire et de solidarité en faveur de pays tiers, la réalisation des études de veille stratégique et de la prospection, ainsi que la mise en place d’une banque de données sur la coopération internationale et l’action humanitaire.

Dans le cadre de l’exercice de ses missions, la nouvelle agence dont le siège sera établi à Alger, peut disposer de représentations à l’étranger, établies conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Sur le plan organisationnel, l’agence est dotée d’un conseil d’orientation et dirigée par un directeur général. Présidé par le directeur de cabinet de la présidence de la République. Le conseil d’orientation est composé de quatre membres permanents : le ministre chargé des Affaires étrangères, le ministre chargé de l’Intérieur et des Collectivités locales, le ministre chargé des finances, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale.

Assiste également aux travaux du Conseil, tout membre du gouvernement concerné par des questions inscrites à l’ordre du jour, selon le texte qui souligne par ailleurs, que le Conseil peut faire appel à tout représentant d’institutions ou d’organismes jugés utiles à ses travaux.

Le Conseil d’orientation délibère, notamment sur les éléments de la stratégie de coopération internationale de l’agence, avant sa soumission au président de la République pour approbation ainsi que le programme annuel et pluriannuel de l’agence qu’il valide et soumet à l’approbation du président.

Concernant son financement, le décret précise que l’agence était dotée d’un budget général annuel, comprenant un budget de fonctionnement et un budget de coopération internationale, inscrit à l’indicatif de la présidence de la République, et qui font l’objet d’une comptabilité distincte.

«L’agence est dotée par l’Etat de moyens humains, matériels et des infrastructures nécessaires à l’accomplissement de ses missions, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, en la matière.» Selon le même texte

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