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À la veille du 5 Juillet, Amnesty international appelle à «la libération immédiate» des détenus du Hirak

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Amnesty international a appelé les autorités algériennes à libérer immédiatement les détenus du Hirak, au nombre de 266 personnes au moins, à la veille de la commémoration du 60e anniversaire de l’indépendance du pays.

«Les autorités algériennes doivent libérer immédiatement et sans condition au moins 266 militantes et manifestant·e·s ayant pris part au mouvement de protestation du Hirak, critiqué les autorités, dénoncé la corruption d’État ou exprimé leur solidarité avec des personnes en détention», écrit l’organisation de défense des droits de l’Homme dans un communiqué.

L’ONG, citant «des observateurs», affirme qu’«au moins 266 militant·e·s et manifestant·e·s languissent dans les prisons algériennes pour avoir seulement exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion». Les autorités, exige Amnesty international, «doivent abandonner sans délai toutes les charges retenues contre ces personnes».

Au moins 266 détenus

Pour Amna Guellali, «l’incarcération injustifiée de militant·e·s et de manifestant·e·s doit cesser». «Il est honteux que les autorités algériennes continuent à invoquer des lois trop répressives et rédigées en termes vagues afin de poursuivre des personnes au seul motif qu’elles ont exercé de manière pacifique leurs droits à la liberté d’expression et de réunion », a dénoncé la directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au sein de l’ONG. Elle regrette, à l’occasion, que «soixante ans après que l’Algérie a acquis son indépendance, des libertés fondamentales et droits humains continuent à être négligés, bafoués ou activement restreints».

L’appel d’Amnesty international intervient à la veille de la célébration du 5 juillet, fête de l’Indépendance et de la Jeunesse. Mais, surtout au moment où, sur le plan politique, l’initiative de «main tendue» du président Abdelmadjid Tebboune, pour «le rassemblement», a relancé les espoirs des militants des droits de l’homme et partis politiques d’opposition, pour un élargissement des détenus politiques et d’opinion, par une grâce présidentielle. «Un geste» d’apaisement qui, manifestement, contribuera à asseoir les conditions d’une sortie de crise.

Espoirs et attentes

Dans son communiqué, Amnesty international revient le cas de plusieurs détenus dont Hakim Debbazi, âgé de 55 ans, «mort en prison dans des circonstances peu claires», en avril dernier. L’ONG cite également le cas d’au moins quatre détenu·e·s «visés par des procès supplémentaires alors qu’ils se trouvaient déjà en prison». Le militant écologiste Mohad Gasmi, arrêté le 8 juin 2020, puis condamné à cinq ans de prison pour une publication sur Facebook, en est un.  

Ce dernier «a été poursuivi pour d’autres charges liées à sa participation à une action militante en faveur de l’environnement à l’étranger et à ses échanges en ligne avec des militant·e·s», puis «condamné à une peine supplémentaire de trois ans de prison», critique l’organisation.

Il y a aussi le cas du journaliste-blogueur, Merzoug Touati, «condamné à une peine d’emprisonnement supplémentaire alors qu’il purgeait déjà un an de prison», écrit Amnesty international.

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