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Politique

A deux jours de la présidentielle, des personnalités nationales lancent un appel à la retenue

A deux jours de l’élection présidentielle, dix-neuf personnalités nationales, parmi elles, l’avocat Ali Yahia Abdenour, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Taleb Ibrahimi et l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, ont lancé un appel à l’apaisement, afin d’éviter tout dépassement et ne pas répondre aux provocations “visant à semer les germes de la Fitna”.

Achour Nait Tahar

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Plus que jamais uni ! C’est le cas de le dire en voyant la réaction de tous les Algériens, aujourd’hui, à la tentative de division de leur mouvement. En effet, ce 18e vendredi de la mobilisation populaire contre le système en place a été historique à plus d’un titre.

“De larges couches du peuple algérien continuent de refuser le déroulement d’élections dans les circonstances actuelles marquées par de vives tensions. Les grandioses marches hebdomadaires des mardi et vendredi, en sont la démonstration tout comme elles portent de façon réitérée des messages contre la monopolisation du pouvoir et l’autoritarisme imposés à la vie politique.

La démarche du pouvoir marquée par la fermeture d’espaces de libre expression , les entraves à l’exercice des libertés, l’arrestation et l’incarcération d’activistes politiques et de manifestants pacifiques, la dénaturation des réalités et des évidences n’a pas suscité d’adhésion populaire à cette politique . Dans notre déclaration du 15 octobre 2019, nous avions exposé notre vision de l’approche de la solution politique consensuelle. Celle-ci, faut-il le rappeler, doit impérativement passer par des mesures d’apaisement de nature à favoriser un dialogue national, sérieux et global afin d’aboutir à un consensus de nature à mettre fin à l’ère des désignations et des cooptations .

Il est regrettable de constater que notre déclaration, tout comme les initiatives précédentes de personnalités nationales, de forces politiques et sociales, n’a pas trouvé d’écho auprès des tenants du pouvoir. En dépit de tout cela, notre sens patriotique et notre attachement profond à notre grand peuple nous appellent à rester engagés à ses côtés dans l’expression de nos positions de soutien à ses aspirations et à ses préoccupations.

Nous avons œuvré et milité pour que les élections présidentielles constituent un espace rassembleur et la base de départ pour la construction d’une nouvelle vie politique qui consolidera l’unité nationale, rempart contre toute forme d’immixtion étrangère. C’est d’ailleurs l’esprit même de cette révolution populaire pacifique tout au long des neuf mois, malgré les tentatives de son dénigrement par des déclarations irresponsables de certains hauts représentants de l’Etat, ce qui a d’ailleurs favorisé et accentué le climat de polarisation qui règne à travers le pays.

En dépit de tous les entraves qui empêchent notre peuple de recouvrer sa pleine souveraineté, nous appelons les partisans de la révolution du 22 février : A considérer le rendez-vous du 12 décembre comme une étape parmi d’autres que le Harak populaire traversera avec succès pour préserver son pacifisme après cette date, grâce à son degré de conscience et à son comportement civilisé. Ne pas empêcher l’exercice par d’autres citoyens de leur droit à s’exprimer librement malgré les divergences d’approche et des positions politiques.

De même, le devoir de tout un chacun implique d’éviter tout dépassement et de ne pas répondre aux provocations d’où qu’elles viennent. Faire preuve d’un haut niveau de retenue pour préserver la communion dans cette épopée rassembleuse par son pacifisme et son prestige large et avéré .Elle doit rester le symbole de l’ unité et de la résistance face à toute forme de division, de falsification et aux tentatives de semer les germes de la fitna, et de la haine entre les enfants du même peuple.

Nous appelons les tenants du pouvoir à renoncer aux discours provocateurs, à l’usage du langage de la menace, et à cesser d’accuser de trahison tout citoyen porteur d’opinion contraire à celle du pouvoir, dans la recherche d’une sortie de crise. Nous le rendons responsable de tout dérapage éventuel dans les jours à venir. Enfin, les signataires du présent texte renouvellent leur soutien plein et entier au hirak populaire et pacifique jusqu’à la concrétisation de toutes ses légitimes revendications”.

Alger , le 10 décembre 2019

ALI YAHIA Abdenour, Ahmed TALEB IBRAHIMI, Ali BENMOHAMED, Abdelaziz RAHABI, Mustapha BOUCHACHI, Noureddine BENISAAD, Arezki FERRAD, Hedi HASSANI, Nacer DJABI, Louisa AIT HAMADOUCHE, Farida BENFERRAG, Abdelghani BADI, Elhadj Moussa BEN AMOR, Nacer YAHIA, Seif el Islam BENATTIA, Mouslem BABAARBI, Hachem SACI et Dris CHERIF .

Politique

54e marche du Hirak : l’an II du mouvement populaire commence

Melissa NAIT ALI

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© Meriem Nait Lounis | 54e vendredi du Hirak à Alger

La deuxième année du Hirak commence bien. Pour la première marche après le premier anniversaire du mouvement populaire, célébré samedi dernier, la mobilisation était au rendez-vous.


Les Algériens ont réinvesti, aujourd’hui encore, les rues dans une cinquantaine de villes à travers le pays pour afficher, une nouvelle fois, leurs déterminations à poursuivre ce combat pour l’instauration d’une véritable démocratie.


Ils répondent aussi aux rumeurs concernant la fin des manifestations en raison du coronavirus. « Ni corona, ni ébola, le virus est El Mouradia (siège de la présidence ndlr) », lancent les participants à la 54e marche du Hirak.


En effet, après l’annonce de l’enregistrement d’un premier cas de cette pandémie, certains ont laissé entendre que le Hirak est fini et que les manifestants auront peur de marcher. C’était faux. Les protestataires sont sortis massivement dans une cinquantaine de villes du pays. La mobilisation était, en effet, très importante d’Annaba à Tlemcen, en passant par Tiaret, Alger, Oran, Béjaïa, Khenchela et Constantine, Tizi Ouzou, Bouira.


Par centaines de milliers, ils ont fait vibrer les rues et places de ces villes, en reprenant en chœur l’ensemble des slogans habituels. Tout en faisant le lien avec l’actualité. Dans la capitale, le débat autour du coronavirus a été tourné en dérision par les manifestants qui exigent d’abord le « traitement radical du système atteint d’un virus depuis 1962 ».
« Djibou Corona ou zidou ébola, wallah ma rana habssine (nous n’allons pas nous arrêtés. Corona, ébola ou autre) », lance la foule des marcheurs.

A Alger, les manifestants affluant des différents quartiers, en organisant comme d’habitude plusieurs marches qui ont convergé toutes vers la Grande Poste et la place Audin, n’ont pas oublié de faire référence à la relaxe, mercredi soir, du fils du président Abdelmadjid Tebboune, Khaled, accusé dans une affaire « de trafic d’influence » et « d’obtention d’avantages indus », dans laquelle est condamné à 8 ans de prison, Kamel « El Bouchi ».
« Ya l3issab (bande), Khaled Tebboune est liber », scandent des manifestants à la place du 1er mai, en chargeant, au passage, le ministre de la justice, Belkacem Zeghmati.

Ils réclament d’ailleurs le jugement de ce dernier pour « instrumentalisation la justice ».
Les marcheurs réitèrent aussi les mêmes slogans hostiles à l’actuel chef de l’Etat et au commandement de l’armée, tout en exigeant la mise en place d’un « Etat civil et non pas militaire ».


« Justice indépendante » et « presse libre », font aussi partie des exigences des protestataires, qui n’ont pas oublié de réclamer la « libération inconditionnelle des détenus d’opinion ». C’est ainsi les portraits de Karim Tabbou, de Foudil Boumala et du président de l’association RAJ, Abdelwahab Fersaoui, ont été brandis par les manifestants. A travers la mobilisation d’aujourd’hui, le Hirak lance un message clair : la lutte se poursuivra jusqu’à la satisfaction pleine et entière des revendications du peuple.

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Les impôts lui sortent une ardoise de 10 millions de dinars : Le RCD dénonce un acharnement

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Pas de changement du nom du RCD. Le parti gardera son sigle, au moins, pour les cinq prochaines années. La proposition, faite par la commission des statuts de rebaptiser le parti au nom de « Les Progressistes », n’a pas fait l’unanimité au sein des congressistes et elle a été retirée. Le congrès, dont les travaux se poursuivent | rcd ne changera pas de nom
© DR | RCD : Mohcine Belabbas élu pour un deuxième mandat

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) dénonce l’acharnement dont il fait l’objet de la part des autorités. Le RCD a été destinataire d’une missive de la direction des impôts de la wilaya d’Alger le sommant de s’acquitter de la somme de dix millions neuf cent quarante-cinq mille dinars soit plus d’un milliard de centimes, indique un communiqué du parti, rendu public ce 27 février.

Aujourd’hui le 27 février 2020, le parti a été destinataire d’une correspondance émanant de la recette des impôts de la wilaya d’Alger (document joint) sommant le RCD de s’acquitter, sous huitaine, de la somme de “, écrit le communiqué.

Dans la même missive, notre siège est désormais classé comme un local à usage commercial. S’agit-il de la poursuite de la compagne orchestrée par la police politique contre le RCD ou bien pour nous faire payer le fait d’avoir permis au PAD d’y organiser, à trois reprises, ses activités publiques devant le refus injustifié du ministère de l’intérieur?”, s’interroge le RCD.

Une chose est sûre, rien ne semble être un obstacle pour le pouvoir de fait, y compris la loi pour nous faire payer notre autonomie et notre implication aux cotés des populations pour mettre fin à un régime qui est dans les faits condamné par ses propres pratiques. Il faudra faire bien plus que cela pour pouvoir soumettre le RCD“, conclut le communiqué.

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Coronavirus : Air Algérie suspend ses vols vers l’Arabie Saoudite

Achour Nait Tahar

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© DR | Air Algérie suspend ses vols vers l'Arabie Saoudite

La compagnie nationale de transport de voyageurs Air Algérie, a suspendu ses vols à destination de l’Arabie saoudite, indique un communiqué de la compagnie, rendu public ce jeudi 27 février.

La décision fait suite aux mesures préventives prises par les autorités saoudienne pour faire face à la propagation du Coronavirus. Il s’agit en effet de la suspension temporaire de tout déplacement aux lieux saints de l’islam pour l’accomplissement du rite de la Omra, indique un communiqué des affaires étrangères saoudienne.

D’autres mesures concernent également l’interdiction d’entrée sur le territoire saoudien, pour les personnes détenteurs de visas touristiques en provenance des pays contaminés par le virus.

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