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Recrutement: Accusée « d’iniquité », Sonatrach sème la zizanie à Tamanrasset

 

 

Pour le président du bureau local de l’organisation nationale pour la jeunesse, l’emploi et la promotion de la citoyenneté, Ahmed Chegga, il est plus qu’impératif de revoir ce plan de recrutement en l’adaptant aux besoins réels de cette wilaya qui renferme, a-t-il rappelé, l’un des plus importants champs gaziers du pays en plus de plusieurs sociétés pétrolières implantées dans la capitale de Tidekelt, In Salah.

D’aucuns vont jusqu’à exiger de Sonatrach d’annuler ce plan de « la discorde » du fait qu’il ne prend pas en considération les spécificités géopolitiques de cette région du grand sud. Cette annulation doit intervenir dans le but d’éviter la reproduction des scènes de violence provoquées par le vent de protestation qui a soufflé sur le Sud depuis 2011.

« Nos jeunes cadres ont le droit d’être embauchés dans cette société au même titre que les postulants des autres wilayas du pays », préconise notre interlocuteur.

Le quota des emplois accordés parcimonieusement à Tamanrasset doit ainsi interpeller les autorités compétentes qui devraient étudier la possibilité de revoir toute l’opération de recrutement décidée par Sonatrach en cette période sensible, afin, a-t-on averti, d’éviter de raviver la braise dans cette wilaya déjà au bord de l’explosion, eu égard au nombre de manifestations qui y sont enregistrées presque quotidiennement.

« Contrairement aux autres wilayas du Sud dont Ouargla, Laghouat et Illizi qui ont bénéficié respectivement de 515, 475 et 210 postes, Tamanrasset n’en a eu que 11. C’est inconcevable! » peste le représentant de l’Onjepc dans une correspondance adressée au premier ministre et au ministre de l’énergie ainsi qu’au DG de Sonatrach où il les presse d’intervenir pour résoudre cette situation problématique.

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In Salah (Tamanrasset): les chômeurs montent au créneau

 L’absence de transparence dans les différentes opérations de recrutement lancées dans la wilaya déléguée d’In Salah a, encore une fois, fourni le combustible pour une forte mobilisation revendicative des chômeurs de Tidekelt.

Ces derniers ont procédé à la fermeture de la RN°1 en signe de protestation contre les engagements non honorés des autorités locales, notamment concernant l’ouverture de près de 600 postes d’emploi au sein des entreprises installées dans les champs gaziers de la région.

Six mois de temps ont ainsi suffi pour se rendre compte que « l’Eldorado » promis par le wali de Tamanrasset aux chômeurs n’est finalement qu’un miroir aux alouettes, clament les manifestants qui ont dénoncé le népotisme et le favoritisme dont font preuve les responsables de l’agence locale de l’emploi lors du traitement des dossiers et de l’affectation des postes.

L’entrée de la ville a été barricadée à l’aide des objets hétéroclites perturbant ainsi la circulation automobile dans les deux sens. Les jeunes en colère réclament leur insertion professionnelle et des postes de travail décents en vue d’en finir avec l’hydre du désœuvrement et les vices de l’oisiveté dans cette région qui renferme l’une des plus importantes réserves gazières en Algérie.

Décidemment, la protestation est la seule option offerte aux chercheurs d’emploi qui ont exercé une pression suffisamment disruptive pour faire réagir le wali de Tamanrasset, Djilali Doumi, qui s’est déplacé en pompier jusqu’à In Salah pour contenir la colère des manifestants.

surenchères et contrats douteux

M Doumi s’est réuni avec les représentants des protestataires qui lui avaient accordé un ultimatum de 15 jour pour désamorcer « la bombe d’emploi » qui mine tout Tidekelt. Il faut rappeler que le chef de l’exécutif avait déjà réuni une vingtaine d’entreprises, dont Sonatrach et ses filiales, Vigil Grup, Ugabue, CTCO, Vigilance, Bayat Catering, l’Ade, Alamafrique, Saha, Tidekelt et Inerga, autour d’une table afin d’étudier la possibilité d’embaucher le maximum de chômeurs relevant d’In Salah.

La réunion avait donné lieu au déblocage des offres d’emploi gelées et l’ouverture de 568 postes, dont 80% sous forme de contrats à courte durée. Peu après cette rencontre, le wali délégué d’In Salah, Lakhdar Seddas, avait même procédé à la répartition de ce quota en fonction du nombre de demandeurs d’emploi de chaque localité relevant administrativement d’In Salah.

Cependant, cette procédure n’a pas répondu aux attentes des chômeurs qui ont dénoncé les surenchères et les dépassements enregistrés à la direction déléguée de l’emploi. Ce a motivé davantage l’exigence d’ouvrir une commission d’enquête pour démasquer les bénéficiaires de contrats douteux, dont des retraités du corps de la garde communale et les bénéficiaires de projets dans le cadre des différents dispositifs d’emploi (Angem, Ansej et Cnac).

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