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Le pétrole se replie, freiné par l’augmentation des stocks américains

Les cours du pétrole ont fléchi vendredi, neutralisés par les stocks américains en augmentation, mettant fin à une série de gains quotidiens forts dans un marché avec peu d’appétit pour les actifs à risque.

Vers 11H10 GMT (12H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars perdait 1,37% à 87,17 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, cédait 1,47% à 84,29 dollars. « Les prix du pétrole se replient vendredi après une hausse fulgurante depuis le début de l’année, suite à l’augmentation surprise des stocks américains », explique à l’AFP Han Tan, analyste chez Exinity.

La veille, le marché avait pourtant ignoré les chiffres hebdomadaires des stocks de pétrole aux Etats-Unis, publiés par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), en légère augmentation après sept semaines de repli, là où les analystes attendaient une baisse de 1,75 million de barils.

Peu après la publication du rapport de l’EIA, le Brent avait même atteint 89,50 dollars le baril, son nouveau record depuis octobre 2014.

La baisse des cours vendredi vient interrompre une série quasi quotidienne de hausse des prix depuis le début de l’année, pour le Brent de la mer du Nord comme pour le WTI.

« Le sentiment d’absence de risque sur les marchés financiers, comme en témoigne la chute des actions, et le fait que le Brent n’ait pas réussi à franchir le niveau de 90 dollars le baril jeudi, pourrait avoir été considéré par certains acteurs du marché comme une raison de prendre quelques bénéfices sur le pétrole brut », commente Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, interrogé par l’AFP.

« La question est maintenant de savoir si la correction va se poursuivre ou si le niveau de prix plus bas sera considéré par les acteurs du marché comme une opportunité d’achat », s’interroge Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

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Les prix du pétrole grimpent

Les cours du pétrole continuaient leur envolée mercredi, la forte demande et les risques géopolitiques exerçant une pression à la hausse sur un marché déjà tendu, hissant les prix à des records pluriannuels.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mars grimpait de 1,25% à 88,60 dollars. Plus tôt dans la séance, le Brent a atteint 89,05 dollars le baril, un nouveau record depuis octobre 2014.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 1,49% à 86,09 dollars. Il a grimpé jusqu’à 87,08 dollars en séance, également son plus haut depuis octobre 2014.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu à la hausse mercredi ses prévisions pour la demande de pétrole cette année et prévenu que le marché pourrait vivre une « nouvelle année de volatilité » si l’offre s’avérait décevante.

La demande totale devrait ainsi atteindre 99,7 millions de barils par jour pour cette année, note l’AIE.

L’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) avait mardi laissé inchangées ses propres prévisions de hausse de la demande mondiale d’or noir en 2022, continuant de considérer l’impact du variant Omicron du Covid-19 comme léger et de courte durée.

L’OPEP « fait preuve d’une grande prudence en ce qui concerne les perspectives de la demande« , car Omicron pourrait tout de même avoir un impact sur la croissance dans les prochains mois, relève Stephen Brennock de PVM Energy.

« Si l’on ajoute à cela les problèmes actuels de la chaîne d’approvisionnement et l’inflation croissante, les ingrédients sont réunis pour exercer une nouvelle pression à la baisse sur la demande de pétrole au cours du trimestre actuel« , poursuit-il.

Mais le risque géopolitique a fait resurgir le spectre de perturbations de l’approvisionnement, avec notamment l’attaque de drones menée lundi par les rebelles yéménites Houthis dans les Émirats arabes unis, ravivant les tensions dans la région.

Mardi, une explosion avait endommagé un oléoduc qui relie Kirkouk (Irak) à Ceyhan (Turquie) et par lequel transitent quelque 450.000 barils de brut par jour, coupant ainsi l’acheminement en provenance d’Irak. Cette nouvelle avait dopé les cours, leur faisant atteindre de nouveau records.

L’oléoduc Irak-Turquie est de nouveau en fonction depuis 08H00 GMT, a annoncé mercredi la compagnie publique turque Botas.

Pour Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, un schéma se dessine depuis quelques semaines: « les informations concernant les ruptures d’approvisionnement font grimper les prix de manière significative, mais les prix ne retombent pas à leur niveau précédent une fois les problèmes résolus« , explique-t-il.

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Le pétrole au plus haut depuis 2014

Le prix du Brent évoluait mardi à son plus haut niveau depuis plus de sept ans, dopé par des perturbations de l’offre, de vives tensions géopolitiques et une remontée de la demande, malgré le variant Omicron.

Le baril de Brent de la mer du Nord se négociait pour 87,26 dollars vers 04 h 50 GMT (+0,9%), après avoir grimpé jusqu’à 87,55 dollars plus tôt en séance. Il a ainsi allègrement dépassé son niveau d’octobre 2014 (86,74 dollars) dès la matinée en Asie, un jour après avoir rattrapé son niveau d’octobre 2018.

Le baril américain de WTI gagnait lui 1,25% à 84,87 dollars à 04 h 50 GMT, se rapprochant de son pic d’octobre dernier (85,41 dollars) qui était un plus haut depuis 2014. Plusieurs facteurs contribuent à cette nouvelle poussée du pétrole, notamment les interruptions de production «en Libye, au Nigeria, en Angola, en Équateur et, plus récemment, au Canada en raison du froid extrême», selon Hussein Sayed, analyste chez Exinity.

«Les marchés restent concentrés sur l’équilibre délicat entre l’offre et la demande, qui semble avoir un impact assez important sur les fluctuations de prix tout au long de la reprise économique post-pandémie», remarque Walid Koudmani, analyste chez XTB.

Tensions géopolitiques

Les risques géopolitiques s’ajoutent à l’équation, et ce dans plusieurs zones du globe en même temps, du Golfe à l’Ukraine. Lundi des rebelles yéménites Houthis ont attaqué des installations civiles aux Émirats arabes unis, faisant trois morts.

Une coalition militaire sous commandement saoudien a riposté par des raids aériens sur Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des Houthis. Washington a aussi promis de «faire rendre des comptes» aux rebelles yéménites, qui sont soutenus par l’Iran. Ces événements «ont encore davantage stimulé les prix» du pétrole, relevait l’analyste d’ING Warren Patterson. Les regards sont aussi braqués sur la menace persistante d’une invasion de l’Ukraine par la Russie. Avec de nouvelles perturbations de l’approvisionnement en gaz russe de l’Europe, les prix de l’énergie, et donc du brut, pourraient encore augmenter, selon certains analystes.

Les prix du gaz naturel, toujours très élevés, contribuent à la hausse des cours du pétrole. Il en résulte «une augmentation de la demande de diesel et de fioul en remplacement du gaz naturel, partout où cela est possible», souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. Quant au variant Omicron du Covid-19, initialement perçu comme une menace pour les achats de brut, il s’avère moins grave pour la demande que ses prédécesseurs.

L’Opep en position de force

«Seuls les membres de l’Opep et leurs alliés peuvent faire baisser les prix à ce stade en pompant davantage de brut», relève Hussein Sayed. «Au lieu de cela, les pays de l’Opep+ vont probablement s’en tenir à leur stratégie d’assouplissement progressif des réductions de production, car ils profitent des prix élevés actuels», poursuit-il.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires (Opep+) dont la Russie annoncent en effet mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d’extractions, et peinent à les atteindre, ce qui ne devrait pas permettre de répondre aux besoins. L’Arabie saoudite avait affirmé au début de l’année que le respect de l’accord et des plafonds était essentiel. En d’autres termes, les membres disposant d’une capacité de réserve ne peuvent pas et ne doivent pas intervenir pour compenser le manque de production des membres qui ne sont pas en mesure de respecter leurs plafonds.

«Les écarts de production de l’Opep+ devraient se creuser, la Russie étant le prochain grand facteur de déficit», prévoit Joel Hancock pour Natixis. Selon lui, la croissance de l’offre de pétrole hors Opep+ et hors États-Unis étant «relativement faible», il faudra «faire appel au pétrole de schiste américain pour répondre à la croissance prévue de la consommation».

Pendant la pandémie, le plongeon des cours du brut avait fait basculer dans l’insolvabilité des entreprises de forage de pétrole de schiste, dont le coût de production est bien plus élevé que le pétrole léger foré par exemple en Arabie saoudite. De nombreux analystes s’attendent désormais à voir les prix du brut dépasser les 90 dollars le baril, voire la barre des 100 dollars, ce qui semblait encore impossible à envisager il y a quelques mois. Les analystes de Goldman Sachs voient par exemple le Brent atteindre 96 dollars cette année, puis 105 dollars en 2023, selon une note publiée lundi.

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Le pétrole au plus haut en deux mois

Les cours du pétrole montaient vendredi à leurs plus hauts en plus de deux mois, alors que la production d’or noir de l’Opep+ risque de peiner à répondre à une remontée de la demande.

Vers 10H50 GMT (11H50 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mars prenait 1,11% à 85,58 dollars, un plus haut depuis fin octobre.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 1,21% à 83,11 dollars, un plus haut depuis mi-novembre.

« Les prix de l’or noir sont bien partis pour une quatrième semaine consécutive de hausse, car les marchés tablent sur un effet d’Omicron moins marqué que prévu sur la demande », explique à l’AFP Han Tan, analyste chez Exinity.

Alors qu’il y a encore un mois, les investisseurs craignaient que le nouveau variant du Covid-19 ne relance une longue période de restrictions sanitaires, ce qui aurait pesé sur les déplacements mondiaux et donc sur la demande de pétrole, Omicron semble pour l’instant avoir eu un effet limité sur l’économie mondiale.

Et alors que l’appétit des consommateurs pour le carburant augmente, les producteurs peinent à répondre à cette demande. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires (OPEP+) annoncent mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d’extractions, mais peinent à les atteindre.

Outre de fortes perturbations au Kazakhstan et en Libye en raison de crises géopolitiques, « nous remarquons que d’autres producteurs comme la Russie, l’Angola, le Nigeria et l’Equateur n’arrivent pas à atteindre leur objectif », s’inquiètent les analystes de ABN Amro.

Ils s’attendent donc à ce que les prix du pétrole restent élevés.

Les investisseurs ont également pris connaissance des données des douanes chinoises sur les importations de brut: si elles ont augmenté en décembre, le volume total pour 2021 s’inscrit en baisse par rapport à l’année précédente, une première depuis 20 ans selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

« En d’autres termes, c’est la première fois en des décennies que la Chine n’a pas été une explication majeure de la demande de pétrole », souligne-t-il.

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Le pétrole se replie après un nouveau record mensuel

Les prix du pétrole se repliaient légèrement jeudi mais restaient proches de leurs plus hauts en un mois atteints la veille, les investisseurs restant confiants dans une demande robuste malgré la propagation du variant Omicron.

Vers 11 h 15 GMT (12 h 15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c’est le dernier jour d’utilisation comme contrat de référence, cédait quelque 0,64 % à 78,72 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois perdait 0,88 % à 75,89 dollars.

Les prédictions d’une demande robuste ont été renforcées par les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), qui a fait état d’une diminution de 3,6 millions de barils des réserves commerciales de brut américain.

Le marché de l’énergie gardait par ailleurs un œil sur la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine.

Les exportations russes de gaz pourraient être affectées en cas de tensions exacerbées, alors que le président russe Vladimir Poutine doit parler dans la journée au téléphone avec son homologue américain Joe Biden.

Le marché de référence du gaz européen, le TTF (Title Transfer Facility) néerlandais, abandonnait 7,68 % à 89,00 euros.

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