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Ali Ghediri condamné à quatre ans de réclusion criminelle

Le général à la retraite, ancien candidat à la présidentielle d’avril 2019 Ali Ghediri a été condamné à quatre ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel de Dar El Beida.

Le Procureur de la République près le tribunal criminel de Dar El Beida a requis ce mercredi 22 septembre 7 ans de réclusion criminelle contre le général à la retraite Ali Ghediri pour « atteinte au moral des troupes de l’armée en temps de paix pour nuire à la défense nationale ».

Hocine Gasmi qui partageait le même dossier qu’Ali Ghediri jusqu’à janvier 2021 a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle . Le procureur de la République avait requis 20 ans de réclusion criminelle contre lui.

En effet, Ali Ghediri était poursuivi auprès de Hocine Gasmi pour “livraison d’informations à des agents de pays étrangers afin de porter atteinte à l’économie nationale et à la Défense nationale”. Cependant, la Cour d’Alger a prononcé un non-lieu en sa faveur.

Hocine Gasmi est aussi poursuivi pour faux et usage de faux”, “livraison d’informations à des agents de l’étranger dans le but de porter atteinte à l’économie nationale et la défense nationale”, “Réception de fonds d’une source étrangère pour propagande” et “propagande politique”.

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Le PAD dénonce la répression et « dément les résultats de cet énième holdup »

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les forces du pacte de l’alternative démocratique « dénoncent vigoureusement cette escalade répressive et mettent en garde les tenants du pouvoir de fait autoritaire sur les conséquences gravissimes et irréversibles qu’entraînera l’usage de la répression contre le mouvement populaire révolutionnaire et pacifique ».

Évoquant l’élection présidentielle, le PAD « dément les résultats de cet énième holdup contre la volonté populaire et les aspirations légitimes », car la mobilisation millionnaire des algériens les jours du 12 et 13 décembre » est une « victoire populaire éclatante du peuple ».

Fidèles à leurs revendications, les forces du pacte de l’alternative démocratique exigent que le pouvoir « cesse immédiatement toute forme de répression, que soient libérés tous les détenus politiques et d’opinion et que soient levées toutes les entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques et de l’activité politique ».

Évoquant le Hirak, « les forces du pacte de l’alternative démocratique réaffirment que seuls une véritable transition démocratique et un processus constituant souverain, qui pourraient être discutés dans la transparence dans une conférence nationale indépendante du système actuel, composée de participants du mouvement révolutionnaire et débouchant sur le départ du système, constituent un moyen permettant au peuple algérien de réapproprier sa souveraineté pleine et entière ».

Le PAD appelle « les Algériennes et les Algériens à continuer à résister pacifiquement contre la dictature en déjouant tous les stratagèmes de divisions et de manipulations ».

Les forces du pacte de l’alternative démocratique « appellent les citoyens à s’auto-organiser dans leurs lieux de vie, de travail et d’étude afin de mettre en échec toutes les tentatives de récupération et de détournement de leur révolution ».

 Et pour éviter toutes les tentatives de manipulation et de détournement du mouvement, « La révolution citoyenne continue, elle nous appelle toutes et tous à redoubler de mobilisation pacifique et de vigilance politique pour mettre fin au système autoritaire et à la corruption en consacrant l’État civil, la justice sociale et les droits et libertés démocratiques effectifs ».

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Le MDN fixe les modalités de vote des militaires

Le MDN précise que « quant aux personnels militaires se trouvant au niveau des unités de campagne, ils exerceront leur droit électoral dans les bureaux de vote proches de leur lieu de travail ou au niveau des bureaux de vote itinérants dédiés à cet effet au niveau des wilayas concernées par cette mesure ».

Par ailleurs, le haut commandement de l’Armée nationale populaire (ANP) souligne que « les militaires sont libres de choisir le candidat qui répond à leurs propres convictions lors de ces élections imprégnées des valeurs de démocratie, de transparence et d’intégrité, reflétant la volonté du peuple et son libre choix ».

Le MDN affirme encore une fois « prendre toutes les mesures sécuritaires à même de permettre au peuple algérien d’accomplir ce devoir national dans un climat de quiétude et de sérénité ».

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Mouloud Hamrouche à ses partisans : « je mentirai si je vous dit que je ferai quelques chose dans les conditions actuelles »

Il leur affirme d’emblée qu’il est impossible de participer à une compétition électorale dans les conditions actuelles. « Merci beaucoup pour votre initiative et les efforts que vous avez consentis. J’ai souhaité répondre favorablement à votre sollicitation, mais pour cela il faut la vérité. Les chimères ne servent à rien. La responsabilité doit être assumée entièrement du début jusqu’à la fin », déclare-t-il.   

Et d’ajouter : « J’ai toujours dis qu’il faut me demander des comptes en tant responsable. J’étais dans le gouvernement qui a demandé à rendre des comptes une année après avoir pris le gouvernement ». 

Mouloud Hamrouche affirme aussi à ses fans qu’il ne peut s’avancer dès maintenant sur cette question. « Je ne peux pas vous faire une promesse de me porter candidat dès aujourd’hui. S’il y a un changement dans les conditions, peut être », lance-t-il, avant de céder sur l’insistance de ses invités du jour qui lui demande de ne pas fermer définitivement la porte.  

« La porte reste ouverte. Elle ne sera jamais fermée. L’espoir restera pour toujours. Je suis un militant. Certes les horizons sont bouchés, mais si l’occasion se présente à moi pour sauver l’Algerie, je le ferai sans hésitations », déclare-t-il. 

L’ancien candidat à la présidentielle de 1999 avant de se retirer de la course en compagnie de cinq autre prétendants, insistes sur la nécessité de dire la vérité à ses supporters. « Ce que je dis n’est pas toute la vérité, mais une partie de celle-ci. C’est pourquoi, je dois vous dire que même si je suis élu président, je ne pourrai rien faire dans les conditions actuelles. Vous allez à ce moment là me demander des comptes. Je ne vous trompe pas dès. Je sais, dès aujourd’hui, ce qui va se passer et ce qui ne va pas se passer », soutient-il. 

Poursuivant, Mouloud Hamrouche affirme qu’il n’a « jamais abandonné le militantisme ». « Même si je suis chez moi, j’écris de temps à autre et j’attire l’attention « des dirigeants) parfois. Je le fais même indirectement », précise-t-il.   

Selon lui, l’Algérie d’aujourd’hui a besoin de renouveau. « Le peuple sorti le 22 février dernier nous a donné une occasion, comme il a donné une chance au régime et à l’Etat pour tourner la page de 30 ans de terrorisme. Nous vivons toujours le terrorisme, 30 ans après. Tente ans de corruption. Le peuple donne l’occasion de tourner cette page. D’amnistier ceux qui ont volé peu et de restituer ce qui a été volé. Tout cela pour reconstruire une nouvelle Algérie », indique-t-il. 

Selon lui, il y a aujourd’hui « un projet qui s’appelle l’Etat Algérien ». « Mais malheureusement, dans les conditions actuelles, je vous mentirai si je vous dit que je vais réaliser ce projet. Je dis cela pour que les choses soient claires. Je n’ai pas l’habitude de jouer l’hypocrisie et de mentir aux gens », affirme-t-il.

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Le mouvement populaire répond au pouvoir : « pas de dialogue et pas d’élections ! »

Le mouvement populaire campe sur sa position. Face aux manœuvres des représentants du pouvoir réel qui continuent de louvoyer pour contourner les revendications essentielles du Hirak, les manifestants confirment qu’ils ne peuvent être dupés.

 

Ils sont intransigeants : « Pas de dialogue avec les bandes », « pas d’élections » et « Gaïd Salah dégage »… En effet, le 25e vendredi de la mobilisation populaire a été marqué par cette réponse cinglante donnée, une nouvelle fois, aux tenants de pouvoir qui, parallèlement à ses offensives contre-révolutionnaire, a lancé officiellement leur dialogue en vue d’aller à l’organisation d’une élection présidentielle.

Les manifestants ayant battu le pavé à Alger, mais aussi dans l’ensemble des villes du pays, ont démontré, une nouvelle fois, leurs détermination à aller jusqu’au bout de la lutte et réaliser la consécration finale : la démocratie et l’Etat de droit.

Sous une chaleur caniculaire qui a dépassé, dans certaines régions du pays, la barre des 40°, les Algériens ont maintenu le rendez-vous et ont signé, massivement, leur présence au 25vendredi de la mobilisation contre le système qui a ruiné le pays.

« Gaïd Salah dégage ! »

Comme c’est le cas dans l’ensemble des grandes villes, les manifestants qui sont sortis à Alger ont repris les mêmes mots d’ordre opposés à toutes les démarches du pouvoir, dont le dialogue confié au Panel conduit par l’ancien président de l’APN, Karim Younes. « Pas de dialogue avec les bandes » et « Karim Younes à la poubelle », lancent-ils.

Les mêmes slogans ont aussi été repris par les manifestants, dans tout le pays, comme on peut le voir sur de nombreuses vidéos partagés sur le réseau social Facebook et par des journaux électroniques, devenus les remplaçants des chaînes de télévisions, publics et privées, qui ont choisi de faire le black-out sur les manifestations, comme elles l’ont déjà fait au début du mouvement contre le 5ème mandat du président Bouteflika.

D’Annaba à Oran, en passant par la Capitale, Alger et l’ensemble des villes de l’Est, du centre et de l’Ouest du pays, les protestataires n’ont pas ménagé le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, qui, dans son dernier discours, a affirmé « que toutes les revendications du Hirak sont satisfaite » et qu’il « faut aller rapidement vers une élection présidentielle ».

La rue lui dit niet. « Yetnahaw Gaa (ils vont tous partir)», « Daoula madania matchi 3askari (Pour un Etat civil et non pas militaire) » et « y’en a marre des généraux ! », scandent les manifestants à Alger qui exige aussi le départ de Gaïd Salah.

Libérez nos enfants !

Les manifestants n’ont pas oublié aussi les détenus d’opinion et le moudjahid Lakhdar Bouregaâ. « Libérez nos enfants pour passer la aïd avec nous espèce de bandes », « rendez-nous Bouregaa et prenez Gaid Salah », lancent encore les manifestants.

Près de six mois après le début du mouvement, les manifestants ne sont pas prêts d’abandonner le Hirak. « ma ranach habsine, kul djemaa khardjin (nous n’allons pas nous arrêter. Nous sortirons tous les vendredis) », « Ya hna ya ntouma, terahlou gaa (Vous allez vous qui d’entre nous va céder, vous aller tous partir », martèlent-ils.

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