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Ahmed Gaïd Salah inhumé au Carré des Martyrs du cimetière El-Alia

Le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), décédé lundi suite à une crise cardiaque à l’âge de 79 ans, a été inhumé mercredi après-midi au Carré des Martyrs du cimetière El-Alia (Alger).

L’enterrement s’est déroulé en présence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’Etat et de l’Armée, des membres du gouvernement, ainsi que les proches et les compagnons du défunt, ainsi que des citoyens.

Auparavant, la prière du mort (salat el djanaza) a été accomplie à la mémoire du défunt. Les obsèques ont débuté au Palais du Peuple, où un dernier hommage a été rendu au défunt, avant de rejoindre sa dernière demeure.

Drapée de l’emblème national et entourée de gerbes de fleurs, la dépouille d’Ahmed Gaïd Salah était transportée sur un véhicule militaire.

Dans la matinée, des foules de citoyens se sont dirigées au palais du peuple pour rendre un dernier hommage à Ahmed Gaid Salah.

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La dépouille de Gaïd Salah exposée au Palais du peuple

La dépouille du général de Corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, drapée de l’emblème national et portée par des officiers de l’Armée nationale populaire, a été exposée mercredi matin au Palais du peuple (Alger) où un dernier hommage lui sera rendu.

Cette cérémonie a été organisée pour permettre aux membres des corps constitués et aux citoyens de se recueillir à la mémoire de Gaïd Salah, décédé lundi matin, suite à une crise cardiaque à l’âge de 79 ans.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s`est recueilli à la mémoire du défunt général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah.

De hauts responsables de l’Etat et de l’Armée, des membres du gouvernement, des personnalités politiques et historiques, les proches du défunt, ainsi que de simples citoyens auront l’occasion de se recueillir à sa mémoire et jeter un dernier regard sur sa dépouille.

Le défunt sera inhumé après la prière du Dohr au Carré des Martyrs, au cimetière d’El Alia.

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Décès d’Ahmed Gaïd Salah : le début d’une nouvelle ère pour l’Algérie ?

Le décès, hier, du général de corps d’armée et chef d’État-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, est, incontestablement, synonyme de la fin d’une époque. C’est une page lourde de l’histoire du système algérien qui vient d’être tournée. Et pour cause, son rôle dans l’échiquier politique national durant les 15 dernières années.

Chef des forces terrestres durant la décennie noire, Ahmed Gaïd Salah a été promu chef d’État-major de l’ANP en 2004 par le président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier, en guerre ouverte avec le puissant général Mohamed Lamari, s’est tissé des liens étroits avec le défunt, après l’avoir sauvé, dit-on dans les milieux militaires, d’une mise à la retraite. Un grand service lui a été rendu.

Loyal, le chef d’État-major lui a rendu la pareille, voir plus. AGS, comme il est surnommé depuis le début de la crise politique actuelle, a fortement contribué à prolonger le règne d’Abdelaziz Bouteflika qui bat tous les records de longévité à la tête de l’État : 20 ans de pouvoir, qui n’a pris fin qu’après un soulèvement populaire massif et déterminé.

Il n’a pu rester autant au pouvoir sans la précieuse aide de l’appareil du système, dont notamment le commandement militaire avec à sa tête Ahmed Gaïd Salah. Ce dernier a eu un rôle décisif, notamment depuis 2014. Il serait l’un des artisans du 4ème mandat, contesté à l’époque par plusieurs acteurs politiques et par le mouvement Barakat qui a été maté par les services de sécurité.

5ème mandat

Ensuite, il s’est posé, durant plusieurs années, comme garant de la « continuité », malgré l’effacement quasi complet du chef de l’État, dont l’état de santé ne cessait de se dégrader. Des voix qui s’élevaient pour s’interroger sur l’identité de celui qui gouverne au nom du président, ont été tues par les discours autoritaires du chef d’État-major de l’armée.

En effet, les résolutions du congrès de l’opposition, appelé Mazafran 1, et les lettres du groupe des 19 personnalités, dont des Moudjahids et des chefs de partis, n’ont eu aucun écho auprès de l’institution militaire. Cette dernière refusait, par la voix de Gaïd Salah, toute intervention directe en politique.

AGS, de l’avis de beaucoup d’observateurs, a également aidé le chef de l’État à démanteler l’ex DRS et à affaiblir son puissant patron, le général Toufik, qui a fini par être limogé en 2015. On dit aussi, qu’il avait donné son accord pour le 5ème mandat qui a été, finalement, empêché par le Hirak. Mais après la démission du président Bouteflika, le premier responsable de l’institution militaire s’est imposé comme le seul détenteur du pouvoir. Sa gestion de la situation politique, ses interventions hebdomadaires, ont fait de lui, durant 10 mois, le vrai décideur. Une donne qui fait tomber l’idée que « l’armée est loin du champ politique ». Sa disparition pourrait être le début d’une nouvelle ère pour le pays…

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Abdelmadjid Tebboune ou le président « imposé par l’armée »

Les premières réactions à la prestation de serment par Abdelmadjid Tebboune ne se sont pas faites attendre. C’est le président du RCD, Mohcine Belabbas, qui a ouvert la voie en qualifiant le discours prononcé par le nouveau président de la République, au terme de son investiture, de révélateur d’un « décalage flagrant avec la réalité du pays mise en lumière durant les dix derniers mois ».

Le Comité national pour la libération des détenus appelle à son tour « à renforcer la marche de demain, vendredi 20 Décembre à Oran, en soutien à la région victime de la barbarie policière vendredi dernier, et réitère l’appel à poursuivre les marches pacifiques partout au niveau national jusqu’au départ de tout le système comme cela a été l’une des premières revendications depuis le 22 février », peut-on lire sur sa page Facebook.

Titrant l’écrit par « Où va l’Algérie ? », en référence au livre publié par feu Mohamed Boudiaf en 1964 et où il explique alors les raisons de son opposition au régime, le CNLD veut faire le parallèle entre cette période qui a suivi l’indépendance où le pouvoir a été confisqué par les militaires et la situation présente qui voit un président porté à la tête du pays par le cinquième de l’électorat algérien. « La cérémonie d’investiture du nouveau désigné de la dictature militaire s’est déroulée en même temps que la condamnation de deux jeunes activistes », est-il rapporté.

Plus loin le CNLD s’en prend à « l’offre de dialogue » que fait valoir Abdelmadjid Tebboune en guise de sa volonté de dénouer la crise de confiance qui a rompu les liens entre les gouvernants et la majeure partie du peuple algérien. « Certaines voix, sans aucune gêne, s’élèvent pour chercher une nouvelle clientèle afin de dialoguer ou négocier avec un pouvoir illégitime, discrédité et isolé même avec ce coup de force qui a permis l’intronisation d’une nouvelle tête du régime contre la volonté populaire qui a pourtant rejeté, à l’écrasante majorité, la mascarade électorale », affirme le CNLD dans son écrit.

Le comité met en garde contre « tout marchandage sur le dos des détenus incarcérés injustement depuis plusieurs mois et dont toutes les familles ont subi des dégâts ». Le CNLD exige comme préalable à toute action « la réhabilitation de tous les détenus d’opinion et politiques, maintenus en otages par ce régime, est une exigence populaire, avec réparation à ces détenus et à leurs familles ».

Enfin, le CNLD déclare que le but du chef d’État-major de l’ANP est de chercher « Le recyclage d’un système agonisant a été la feuille de route du chef de l’Etat-major », poursuit en accusant Ahmed Gaid Salah d’être l’« architecte de la contre révolution. Le résultat est une catastrophe : Un président désigné par un coup de force militaire, illégitime et rejeté par tous les Algériens ».

Insistant sur le maintien des objectifs du Hirak en appelant les manifestants à « plus de vigilance et à démasquer toutes tentatives de déstabilisation visant à casser ou à dévier cette révolution de ses objectifs », le CNLD invite « à renforcer la marche de demain, vendredi 20 Décembre à Oran, en soutien à la région victime de la barbarie policière vendredi dernier » et réitère l’appel aussi à poursuivre les marches pacifiques « partout au niveau national jusqu’au départ de tout le système comme cela a été l’une des premières revendications depuis le 22 février ».

Ou va l’Algérie?

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Gaïd Salah félicite Abdelmadjid Tebboune, « l’homme qui convient »

Mais ce qui attire l’attention dans le message envoyé, aujourd’hui, au nouveau chef de l’Etat, non encore investi, est le nouveau titre que s’est octroyé le premier militaire du pays. Il est désormais aussi « président du Comité d’état-major opérationnel ».

Ce titre vient d’être utilisé pour la première fois par le MDN dans un message de félicitation adressé à Abdelmadjid Tebboune. « Le général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’ANP, président du Comité d’Etat-major opérationnel, a félicité samedi le président de la République élu, Abdelmadjid Tebboune », indique un communiqué du MDN, repris par l’agence APS.

Dans ce message, Ahmed Gaïd Salah qualifie le nouveau président « de l’homme qui convient et expérimenté, apte à mener l’Algérie vers un avenir meilleur ». « En cette louable occasion, je tiens à exprimer à tous les fidèles citoyens du peuple algérien, attachés aux principes et valeurs éternelles de Novembre, les plus hautes marques de considération, de gratitude et de reconnaissance pour leur participation massive dans cette importante échéance électorale et leur choix réussi, en toute transparence, intégrité et conscience, de Monsieur Abdelmadjid Tebboune, en tant que Président de la République, l’homme qui convient et expérimenté, apte à mener notre pays l’Algérie vers un avenir meilleur », ajoute-t-il dans son message.

Ahmed Gaïd Salah, ajoute la même source, « a souhaité au président Tebboune toute la réussite et le succès dans ses nobles missions nationales », affirmant « que l’ANP demeurera mobilisée et appuiera le président que le peuple a élit, et ne déviera jamais de ses engagements constitutionnels, tout en restant aux aguets contre les ennemis de la patrie, afin de préserver le legs des vaillants Chouhada ».

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