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Tizi Ouzou : une marche nocturnes d’étudiants violemment réprimée

Les étudiants ont organisé, mercredi 28 avril, une marche nocturne à Tizi Ouzou pour protester contre « les provocations policières » survenues, hier mardi, lors de la marche des étudiants empêchée par les forces de l’ordre. La marche a été violemment réprimée par la police.

Plusieurs étudiants ont été arrêtés par la police lors de la marche nocturne organisée, ce soir après la rupture du jeune, dans la ville de Tizi-Ouzou. Des dizaines d’étudiants sont descendus dans la rue pour dénoncer « les provocations policières », Selon les témoignages de plusieurs étudiants, les policiers ont proféré « des propos obscènes » à leur égard.

« Suite aux propos inadmissibles qui ont été tenus d’un ton si violent et agressif allant voir même une atteinte physique dont étaient victimes plusieurs résidents en violant les franchises universitaires, par un agent de police devant le barrage permanent à proximité de la gare boukhalfa, après avoir mis en arrêt le bus universitaire transportant des résidents de la résidence boukhalfa par un autre agent de police », s’insurgent les étudiants dans une déclaration, rendue public.

« Cet acte porte en lui un acharnement policier et ce pour des considérations purement politiciennes surgit après avoir scandé hier soir, des slogans révolutionnaires que le peuple algérien hurle haut et fort depuis le 22 février 2019 à nos jours », précise la même source.

« Nous membres du comité de cité universitaire Boukhalfa, tenons à dénoncer cet acte irresponsable et demandons à ce que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre de cet agent », dénoncent ils..

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Politique

Marche des étudiants : la place des martyrs barricadée, les passants « chassés »

Un impressionnant dispositif policier a été déployé aujourd’hui 27 avril à Alger, jour de la manifestation des étudiants. Des policiers en centaines et des fourgons cellulaires sont déployés sur tout le parcours habituel de la marche. « la police nous a chassé de la place alors que nous n’avons rien fait » nous a confié un passant.

« Impossible de prendre des photos. Ils (la police Ndlr) m’ont demandé de marcher sans m’arrêter et de ranger mon appareil » lança un photographe lors d’une discussion avec un groupe de journalistes regroupés au square port Said, quelques centaines de mètres de la place des martyrs, lieu du début de la marche des étudiants à Alger.

Les journalistes et tous les passants sont contrôlés, sacs fouillés et lancent des instructions fermes pour ne pas filmer les manifestations sous menaces d’interpellation. Lors du contrôle des cartes de presses, un policier en civil a collé sa caméra face à chaque visages pour les filmer. « On dirais que nous sommes des délinquants » lança l’un d’entre-eux.

« poussez-vous vers l’avant pour lui en faire de la place »

Sous un soleil de plomb, des centaines de policiers entourent la place. Appuyés sur les murs de la station de métro, ou bien sous les arcades de la rue, les policiers guettent tous les passants susceptibles d’être venus pour la marche des étudiants. Les interpellations se succèdent l’une derrière l’autre. Les fourgons cellulaires où sont maintenus les manifestants se relayent. Debout sur le marché pied à l’arrière le fourgon cellulaire, un policier en civil tente d’embarquer un manifestant.  « Vous n’êtes que huit, poussez-vous vers l’avant pour lui en faire de la place ».

Les étudiants ont tenté plusieurs fois de lancer la manifestation, mais ils n’ont pas réussi. La police a procédé à l’arrestation de plusieurs dizaines d’étudiants et de citoyens ainsi qu’un mineur relâché de suite. « J’ai vu les fourgons remplis des dizaines de citoyens » nous raconte un photographe de presse, tout en précisant que « la police n’a laissé aucun journaliste ni photographe travailler ». À vers 13 heures, il ne reste que la police à la place des martyrs.

Les marches ne le dérangeaient pas.

Sur le chemin habituel de la marche, les engins de police ainsi que les civils sont postés sur tout le parcours en passant par la place port Said, place de l’Emir Abdelkader en passant par la grande poste et Audin.

Depuis le retour des marches du Hirak, le 22 février dernier, la police n’a jamais procédé ainsi avec les manifestants surtout avec la déclaration du président de la république Abdelmadjid Tebboune qui avait annoncé lors d’un entretien avec la presse nationale que les marches ne le dérangeaient pas.  

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Campus Politique

Marche des étudiants: « Soyons juste Algériens »

Pour ce 110e mardi de mobilisation du Hirak estudiantin, la mobilisation n’a pas faibli par rapport aux mardis précédents malgré la période des examens.

Comme à l’accoutumé, vers les coups de 11h, les manifestants soutenus par des citoyens se sont donnés rendez-vous à la place des Martyres. Sur place un dispositif policier avait été déployé.

Avant de débuter la manifestation, les étudiants peu nombreux à cause des examens, ont tenu en dépit de cela à marqué cette journée de mobilisation en entonnant l’hymne nationale pour donné le coup d’envoi. Les protestataires ont par la suite scandé des slogans du Hirak, notamment ,« Dawla Madania Machi Askaria » (Etat civil non militaire),  » Sahafa Hourra, adala Moustaquila », (Presse libre et Justice indépendante), « Djazair Houra Démocratia », (Algérie libre et démocratique), « Khrejna bech Terahlou » (On est sortis pour que vous partiez).

En l’absence de l’étudiant Abdenour Ait Said, l’une des figures du Hirak estudiantin qui a été placé en garde à vue pendant deux jours avant d’être libéré le dimanche tard dans la journée, son camarade Kais Ould-Amar a dirigé la foule en imposant tant bien que mal leurs slogans. Ils exigent la libération de tous les détenus d’opinions surtout l’étudiant Biskri, Miloud Ben Rouane, arrêté le 01 octobre 2020 et en grève de la faim depuis plusieurs jours à cause de son incarcération.

© SAMI K. | Un étudiant brandit une pancarte lors du 110e mardi des étudiants à Alger

Boycott des élections

Le foule qui a grandi lors de l’itinéraire n’a pas hésité à afficher son rejet au prochain scrutin. Pour les protestataires, « il n’y a pas de vote avec la mafia« .

Par ailleurs, la marche s’est poursuivie de l’Emir Abdelkader, Boulevard Amirouche, pour ensuite se terminer à la place Maurice Audin près de la fac centrale avec la prise de parole des deux étudiants connus du mouvement de protestation. Massoum Mahieddine ainsi que Kais Ould-Ammar qui ont rappelé que « la mobilisation est importante pour la libération de tous les détenus d’opinions« , avant d’entonner l’hymne national qui a marqué la fin de la marche.

Marche empêchée dans plusieurs wilayas

En dehors d’Alger, les étudiants soutenus par de nombreux citoyens ont été empêchés de tenir leur marche aujourd’hui, notamment dans les wilayas de, Tizi-Ouzou et Oran. À Tizi Ouzou, c’était la décision des étudiants puisqu’ils n’étaient « pas assez nombreux pour tenir une matche » apprend-t-on auprès d’un étudiant qui était sur place, qui toutefois précise « qu’un cordon policier a été déployé pas loin du portail de la faculté Mouloud Mammeri, mais sans qu’il n’y ait de confrontations ».

À Oran, La police déployée près de la place du premier novembre a empêché les étudiants soutenus par des citoyens de progresser et tenir leur marche.

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L’étudiant Abdenour Ait Said remis en liberté

L’étudiant Abdenour Ait Said, interpellé en fin d’après midi à Alger, a été relâché ce soir, a-t-on appris du militant du hirak, Zaki Hannache.

Abdenour Ait Said, l’une des figures de proue du hirak estudiantin a été arrêté aux environs de 17h30 à Alger. Attablé avec un groupe d’étudiants dans un café en face de la gare ferroviaire Agha, des policiers en civil font irruption à l’intérieur du café et procèdent au contrôle d’identités des concernés. Abdenour Ait Said a été arrêté et conduit vers une destination inconnue, alors que les autres étudiants n’ont pas fait l’objet d’arrestation et laissés à leurs sort.

Il convient de rappeler que les étudiants ont renoué avec les marches après près d’une année de suspension en raison de la situation sanitaire. Au lendemain de la reprise des marches populaires à l’occasion du deuxième anniversaire du hirak, les étudiants ont réussi à faire leur marche dans les rues de la capitale, et ce, malgré un dispositif sécuritaire impressionnant déployé pour à l’effet de d’interdire la manifestation.

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Université de Bouzareah: Les étudiants en colère

La faculté des lettres et des langues de l’Université d’Alger 2, Abou El Kacem Saâdallah, située à Bouzareah, connait ces deux derniers jours des mouvements de protestation de la part des étudiants qui n’ont pas été admis au Master. L’administration a réagi et a justifié sa décision par « des raisons pédagogiques ».

Contacté par Interlignes Algérie, Islem. B, étudiant en langue anglaise, nous a indiqué que l’affichage des listes des étudiants acceptés pour le Master 1 a commencé dès la fin décembre dernier. C’est là où les étudiants, qui disent répondre aux critères habituels, se sont vus écartés des listes, a-t-il ajouté, qualifiant cela d' »inadmissible« .

Une autre étudiante du département de langue française a témoigné à Interlignes Algérie, tout en gardant l’anonymat, qu« Ils ont accepté une centaine d’étudiants pour le Master dans chaque filiale », tout en précisant que chacune des filiales « en regroupe plus de 1000″.

Les étudiants touchés par cette décision n’ont pas hésité à exprimer leur colère, et ce, en organisant des sit-in au sein de leur université durant lesquels ils ont scandé: « Master pour tout le monde », ou encore, « déterminés, on revendique le Master ». Ils disent ignorer les raisons de ce refus, affirmant que l’administration « n’a pas communiqué les critères de sélection ».

D’autres revendications ont été relevées dans le cadre de cette protestation dont le retard de la délivrance des diplômes qui a empêché certains étudiants de s’inscrire pour le Master dans d’autres universités.

Face à la colère des étudiants et suite à leurs recours, la Commission d’orientation et d’admission en Master 1 a réagi, à travers un communiqué, et a indiqué que la sélection pour le Master 1 cette année se fera par « ordre de mérite selon la moyenne du cursus« .

L’administration a justifié, dans le même document, le nombre « bas » des étudiants admis par les conditions pédagogiques, notamment « le manque » d’enseignants et celui des encadrants et « l’insuffisance d’infrastructures ».

Cependant, les étudiants n’ont pas cédé à ses explications. Ces derniers disent être déterminés à poursuivre leur protestation jusqu’à la satisfaction de leur revendication à savoir : l’accès au Master.

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