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Coronavirus : Abdelmadjid Tebboune ordonne la fermeture des écoles et des universités

Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, Abdelmadjid Tebboune a ordonné, ce jeudi 12 mars, la fermeture des Ecoles et des universités à compter d’aujourd’hui jusqu’à la fin des vacances de printemps soit le 05 avril prochain, a annoncé un communiqué de la présidence.

Cette décision concerne les universités, les instituts d’enseignement supérieur, les centres de formations professionnelles, les écoles coraniques, les zaouias, les écoles privées et les crèches. A l’exception des facultés où se déroulent encore les rattrapages et examens.

Cette mesure intervient après celle du ministère de la Culture qui ordonne le « report de toutes les activités, rencontres et manifestations culturelles » dans le cadre des « mesures préventives prises par l’Etat depuis l’apparition du coronavirus », comme annoncé par un communiqué du ministère.

Pour rappel, l’Algérie a enregistré, ce jeudi 12 mars, un premier décès suite au coronavirus, et a recensé cinq nouveaux cas.

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Pour faire avorter les prochaines grèves : Benghabrit prône le dialogue

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, tente d’anticiper et désamorcer une éventuelle crise qui secouerait, dans les prochains jours, son secteur.

 

En effet, après un premier trimestre plutôt calme, l’école risque d’être ébranlée par des mouvements de débrayage dès le retour, à partir de ce dimanche, des vacances. La ministre semble avoir pris très au sérieux les menaces de l’intersyndicale et elle prône déjà le dialogue avec l’ensemble des syndicats, dont ceux ayant décidé de se retirer de la charte d’éthique signée en 2015.

Elle réaffirme, effectivement, son engagement à consacrer le dialogue et la concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaire sociaux pour la résolution des problèmes posés et la préservation de la stabilité du secteur.

Intervenant, ce samedi à l’occasion d’une réunion avec les directeurs d’école, Nouria Benghabrit estime que la consécration de la culture du dialogue avec tous les acteurs « est à même de créer un climat de confiance et de sérénité, surtout avec les voix qui s’élèvent, une nouvelle fois, pour hypothéquer la stabilité du secteur et de la scolarité des élèves ».

Soulignant « les efforts et les investissements mobilisés par l’Etat pour garantir la stabilité du secteur», Nouria Benghabrit affirme que ces efforts « n’ont jamais cessé d’inclure le secteur en dépit de la conjoncture difficile et de la situation financière particulière du pays ».

Dans la foulée, elle appelle « à faire montre de vigilance et de sens de responsabilité et à déployer davantage d’efforts au service du pays et des élèves pour la concrétisation des principes sous-tendant la stratégie du secteur à savoir, l’équité, la qualité et la transparence, et ce, afin de préserver la stabilité du pays ».

A une question sur les menaces de certains syndicats de déclencher un mouvement de contestation durant le deuxième trimestre de l’année scolaire, la première responsable du secteur précise que la relation du ministère  avec les syndicats était « sereine » et « continuait à l’être », estimant que la menace d’engager des actions de protestation était « un manquement » à cette relation.

Dans ce sens, elle rappelle les procédures réglementaires dans le cas d’une telle situation. Elle fait savoir aussi qu’une réunion était prévue jeudi dernier avec l’Union national des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF) mais que cette dernière a proposé son report. « Nous sommes disposés au dialogue et les préoccupations des   enseignants et des employés sont au cœur des priorités du secteur », souligne la ministre.

 

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Boycott des cours d’arabe : le ministère de l’éducation réagit et rassure sur Tamazight

Le ministère de l’éducation nationale réagit pour la première fois aux événements ayant secoué plusieurs établissements scolaires de Kabylie où les élèves ont boycotté les cours d’arabe.

«Aucun n’a intérêt à instrumentaliser l’école ou sur-politiser la question des langues », affirme le département de Nouria Benghabrit, dans un communiqué rendu public, ce mercredi 31 octobre.

Le ministère de l’éducation nationale, lit-on dans ce document, « rassure toute la communauté éducative ». « Le socle législatif de la langue Tamazight est assuré aujourd’hui, au niveau le plus élevé de nos textes : la Constitution. La constitutionnalisation, par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de Tamazight en tant que langue nationale et officielle est un acquis national », lit-on dans ce document.

Et d’ajouter : « Le ministère de l’éducation s’attelle à faire de Tamazight une langue à part entière du paysage éducatif national. Le secteur de l’éducation nationale a fait des efforts importants et continus pour la promotion de l’enseignement de Tamazight. Et depuis 2014, l’enseignement de Tamazight connais une dynamique soutenue pour sa généralisation et son élargissement comme cela est clairement stipulé dans la circulaire-cadre de cette année scolaire 2018-2019 (action 30, amélioration des apprentissages-Axe de la pédagogie) ».

Parmi les réalisations dans ce domaine, se réjouit le ministère, « il y a l’élargissement de l’enseignement de Tamazight de 11 wilayas en 2014 à 43 wilayas cette année, manuels de Tamazight en caractère arabe, tifinagh et latin, l’élaboration d’anthologies littéraires scolaires de Tamazight et pas une demande d’ouverture de classe qui n’ait été satisfaite… »

La révision de la Constitution en 2016 est venue, rappelle la même source, pour conforter, davantage, la volonté politique visant le renforcement de la place de Tamazight, en prévoyant dans son article 4 la création de l’académie algérienne de la langue amazighe (…), couronnant ainsi la volonté politique suprême en Algérie qui a fait la promotion de Tamazight une mission nationale, étant un bien commun de tout le peuple algérien.

« Le ministère de l’éducation nationale dans sa composante fait de l’extension au plan territorial et de la maîtrise de l’enseignement de la langue Tamazight l’une de ses grandes priorités », précise encore le ministère.

Pour ce département, le « temps aujourd’hui est au travail pédagogique sur le terrain ». « Il faut assurer la continuité dans l’encadrement des enseignants par une formation de qualité pour faire que sur le terrain cette langue, dans sa diversité, prenne la place qui lui revient, c’est-à-dire langue nationale et officielle », indique la même source.

Ce faisant, la ministre de l’éducation en appelle, aujourd’hui, à la générosité et à l’engagement traditionnel des enseignants pour rattraper les cours perdus par les élèves des établissements ayant connus une perturbation des cours.

 

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