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Commerce extérieur : L’Algérie lève le gel des domiciliations avec l’Espagne

L’Association Professionnelle des Banques et des Établissements Financiers (ABEF) a adressé une correspondance aux directeurs généraux des établissements bancaires dont nous avons une copie, dans laquelle elle annonce que « les mesures conservatoires cités en objet ne sont plus de mise » faisant référence ainsi aux mesures de « gel des domiciliations bancaires des opérations du Commerce Extérieur de produits et services de et vers l’Espagne » à partir du 28 Juillet 2022.

« A l’issue de l’opération d’évaluation du dispositif objet de la présente, en concertation avec les acteurs concernés du commerce extérieur, les mesures conservatoires cités en objet ne sont plus de mise » a écrit l’ABEF.

La même source précise qu’ « il  demeure entendu que la domiciliation bancaire des opérations de commerce extérieur doit observer les dispositions et exigences prévues par la législation et réglementation en vigueur ».

Alger a décidé le 9 juin dernier de geler toutes les domiciliations des opérations bancaires des opérations de commerce extérieurs des produits et services de et vers l’Espagne. Elle fait suite à la suspension par l’Algérie du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec le Royaume d’Espagne.

La crise a commencé en mars dernier, lorsque le Maroc diffusait une lettre du premier ministre espagnole, Pedro Sanchez adressée au roi Mohammed VI dans laquelle le chef de l’exécutif qualifiait le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental – qui exclut de fait l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui – de «base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du contentieux».

Sanchez souhaitait à travers ce geste calmer la colère de Rabat qui a été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021 pour y être soigné du Covid-19.

Mais officiellement, Madrid a annoncé à l’époque que cette normalisation avait pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale. Mais trois mois plus tard, un drame a survenu lorsque vingt-trois migrants ont péri lors d’une tentative d’entrée de près de 2 000 clandestins d’origine d’africaine, les 24 et 25 juin, dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.

Ces manœuvres très contestées du premier ministre espagnol même par son parlement on provoqué la colère d’Alger qui avait décidé de geler les les domiciliations des opérations bancaires des opérations de commerce extérieurs des produits et services de et vers l’Espagne.

L’Union européenne a mis en garde vendredi 10 juin, l’Algérie contre les conséquences des restrictions commerciales qu’elle a imposées à l’Espagne, menaçant Alger de mesures de rétorsion si aucune solution n’est trouvée pour régler le contentieux.

Reste à savoir, quelles sont les raisons qui ont poussé Alger à revenir sur cette décision ? Ont-ils eu des garanties auprès de l’Espagne concernant leur position sur le Sahara Occidental ?

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Commerce extérieur : Pas moins de 690 auto-déclarations douanières délivrées

La Direction générale des Douanes (DGD) a accordé « pas mois de 690 autorisations de dédouaner depuis la création de ce dispositif », qui permet à l’opérateur économique de déclarer « lui-même » ses marchandises importées ou exportées, a révèlé la DGD à l’agence officielle APS.

Il s’agit d’un document accordé par décision du directeur général des Douanes qui permet à un opérateur économique demandeur, activant dans les opérations d’importation et/ou d’exportation, « à accéder au système d’information des douanes pour souscrire « lui-même » les déclarations en douane », précise la même source.

Cette autorisation permet également aux opérateurs de « maitriser leurs opérations de commerce extérieur, de gagner du temps et de réduire les coûts liés au traitement de ces opérations« . Elle donne également droit au propriétaire de « déclarer lui-même ses marchandises importées ou exportées, conformément aux dispositions de l’article 78 du code des douanes », ajoute la DGD dans sa déclaration à l’APS.

D’après la même source, l’opérateur économique qui souhaite bénéficier de cette autorisation doit « formuler une demande accompagnée d’une copie du registre de commerce ou de tout autre document tenant lieu, d’une copie de la carte d’immatriculation fiscale (NIF), et d’un exemplaire des statuts.

L’autorisation en question est régie par les dispositions de l’article 17 du décret exécutif n 10-288 du 14 novembre 2010, pris en application de l’article 78 du code des douanes, relatif aux personnes habilitées à déclarer les marchandises en détail, et qui stipulent que « toute personne physique ou morale qui entend souscrire elle-même des déclarations en détail de ses marchandises, ou pour lesquelles elle a le droit d’en disposer, doit obtenir l’autorisation de dédouaner ».

« L’opérateur bénéficiaire de l’autorisation de dédouaner doit lui-même souscrire les déclarations en douane ou désigner des personnes mandataires pour accomplir les formalités douanières et la signature des engagements vis-à-vis de l’administration des douanes, en son nom, selon les explications des services de douanes. Dans ce cas, conformément à l’article 11 du décret exécutif n 10-288, il doit faire connaitre aux services des douanes la liste des personnes qu’il mandate pour agir en son nom », précise la Direction Générale des Douanes.

Et d’ajouter: « les mandats signés avec les personnes mandataires déterminent clairement le champ de compétence et les responsabilités des mandataires désignés. Le bénéficiaire d’une autorisation de dédouaner doit déposer une copie de ce document ainsi que les mandats établis au niveau du service régional des contrôles a posteriori territorialement compétent, en vue d’établir l’autorisation de représentation aux mandataires et la confection des badges d’accès au niveau des zones sous-douanes et des locaux appartenant aux services des douanes« .

Il est à noter que quelconque changement dans la liste et dans les mandats doit « être communiqué aux services régionaux des contrôles a posteriori territorialement compétents ». La DGD a précisé que l’autorisation de dédouaner « peut être retirée ou suspendue selon le cas, conformément à la législation et la règlementation en vigueur, rappelle l’administration des Douanes ».

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Commerce extérieur: le gouvernement décide de « suspendre » l’importation de la viande rouge

Le Gouvernement algérien a pris la décision de « suspendre » l’importation de la viande rouge, y compris la viande congelée, et ce dans le cadre de la mise en oeuvre des instructions du Président de la République Abdelmadjid Tebboune visant à réduire la facture d’importation et d’encourager la production locale.

Invité a s’exprimer ce vendredi 15 janvier aux ondes de la chaine 1 de la Radio nationale, le directeur de la réglementation des marchés, des activités commerciales et des professions réglementées au Ministère du commerce Ahmed Mokrani, a confirmé que « le programme du ministère de l’agriculture a donné la priorité à l’importation des vaches vivantes, parce que les précédentes opérations d’importation de viande fraîche et congelée s’élevant à 50 000 tonnes par an coûtaient énormément d’argent au Trésor public », expliquant dans ce sens que « tous les secteurs concernés ont pris des mesures spéciales pour assurer l’approvisionnement  du marché« .

Concernant la viande de mouton, Mr Mokrani a déclaré que « l’Algérie est parvenue à l’autosuffisance, selon les données et indicateurs du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, en enregistrant plus de 27 millions de têtes d’ovins« .

De son coté, Zaki Heriz Président de la Fédération Algérienne de protection des Consommateurs a exprimé son inquiétude quant à la hausse des prix de la viande que pourra engendré la suspension de l’importation déclarant à court terme qu' »il y aura des perturbations dans l’offre et la demande concernant les viandes, ainsi qu’un impact sévère sur le pouvoir d’achat du consommateur« .


 




		
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Commerce extérieur : déficit de 1,5 milliard de dollars au 1er trimestre 2020

La balance commerciale de l’Algérie a connu un déficit de 1,5 milliard de dollars durant le 1er trimestre 2020, contre 1,19 milliard de dollars à la même période en 2019, en hausse de 26,21%, a appris dimanche l’APS auprès de la direction générale des Douanes (DGD).

Les exportations algériennes ont atteint près de 7,62 milliards de dollars (mds usd) durant les trois premiers mois de l’année en cours, contre 10,14 mds usd à la même période de l’année dernière, enregistrant ainsi une baisse de 24,89%, précisent les statistiques provisoires de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Les importations ont, pour leur part, totalisé 9,12 mds usd, contre 11,33 mds usd, également en baisse de 19,52%.

Les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 83,50%, contre 89,48% durant la même période de comparaison.

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes durant le 1er trimestre 2020, avec 92,40% du volume global des exportations, en s’établissant à près de 7,04 mds usd, contre 9,48 mds usd, enregistrant un recul de 25,78%.

Pour les exportations hors hydrocarbures, elles restent toujours marginales, avec 578,7 millions usd, ce qui représente 7,60% du volume global des exportations, contre 658,04 millions usd, en baisse de 12,06%, durant la même période de comparaison.

Les statistiques des Douanes montrent que ce recul des exportations hors hydrocarbures a concerné tous les groupes des principaux produits exportés.

En effet, les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits, avec 433,57 millions usd contre 481,47 millions usd, en baisse de (9,95%), des biens alimentaires avec 111,48 millions usd contre 111,72 millions usd (-0,21%) des biens d’équipement industriels avec 11,19 millions usd contre 29,02 millions usd (-61,42%).

Elles étaient composées aussi de produits bruts avec 15,28 millions usd, contre 26,46 millions (-42,23%) et les biens de consommation non alimentaires avec 7,16 millions usd, contre 9,21 millions usd (-22,24%).

Pour ce qui est des importations, quatre groupes de produits sur les sept que contient la structure des importations algériennes ont connu des baisses.

En effet, les biens d’équipements industriels, qui ont représenté plus de 29% de la structure des importations, ont totalisé 2,68 milliards usd contre 4,11 milliards usd à la même période de  comparaison, en baisse de 34,72%.

La facture d’importation du groupe demi-produit a reculé de 33,24%, pour totaliser 1,94 milliard usd contre 2,90 milliards usd.

Cette tendance baissière a concerné aussi les importations des biens de consommation non alimentaires qui ont totalisé 1,44 milliard usd contre 1,57 milliard usd (-8,30%) et les biens d’équipements agricoles avec 62,35 millions usd contre 123,64 millions usd (-49,58%).

En revanche, trois groupes de produits de la structure des importations ont connu des hausses. Il s’agit des importations des produits bruts qui ont totalisé 586,80 millions usd, contre 522,18 millions usd (+12,38%) et le groupe énergie et lubrifiants (carburants) avec 465,46 millions usd contre 165,56 millions usd (+181,14%) et enfin les biens alimentaire avec une légère hausse de (0,59%) pour atteindre 1,93 milliards usd contre 1,92 md usd.

L’Italie principal client et la Chine 1er fournisseur 

Concernant les partenaires commerciaux de l’Algérie, l’Italie , qui a devancé la France durant les deux premiers mois de 2020, maintient toujours sa place de premier client du pays alors que la Chine est restée son premier fournisseur, malgré une baisse de plus de 32% des importations des produits.

Durant le 1er trimestre de 2020, les cinq premiers clients du pays ont représenté 52,32% des exportations algériennes.

L’Italie a occupé la place du principal client du pays avec 1,17 milliard usd d’exportations algériennes vers ce pays, (15,44% du montant global des exportations), malgré une baisse de plus de 33%, suivie de la France avec 1 milliard usd (13,20%), la Turquie avec 705,03 millions usd (9,26%), l’Espagne avec 627,85 millions usd (8,24%) et la Chine avec 471,27 millions usd (6,19%).

En ce qui concerne les principaux fournisseurs de l’Algérie, les cinq premiers ont représenté 47,94%, durant la période du 1er trimestre de l’année en cours.

Les cinq principaux fournisseurs de l’Algérie ont été la Chine, qui maintient toujours sa première place avec près de 1,55 milliard usd (16,99% des importations globales algériennes), en baisse de 32,33%, suivie de la France avec 951,99 millions usd (10,44%), l’Italie avec 741,71 millions usd (8,13%), l’Espagne avec 570,36 millions usd (6,25%) et l’Allemagne avec 558,78 millions usd (6,13%).

En 2019, la balance commerciale de l’Algérie a connu un déficit de 6,11 mds usd contre 4,47 mds usd en 2018, selon les données consolidées des Douanes.

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Bekkai : « le recours à l’importation se fera selon nos besoins »

Le ministre délégué chargé du commerce extérieur, Aïssa Bekkai, a affirmé à Boumerdes, que le Gouvernement ambitionnait de changer les indicateurs de la balance commerciale à travers l’exportation.

« Nous ambitionnons d’inverser les indicateurs de la balance commerciale du pays à travers l’exportation » et « le recours à l’importation se fera selon nos besoins », a déclaré samedi à la presse M. Bekkai qui présidait l’ouverture du 1er Salon de l’investissement et de la production locale.

Rappelant les trois facteurs à l’origine de l’effondrement de l’économie nationale, à savoir « l’importation, la surfacturation et la bureaucratie », M. Bekkai a indiqué « nous tentons d’opérer un changement à travers la stratégie nationale d’exportation (SNE) » qui s’inspire des engagements du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Cette stratégie a identifié les secteurs « où nous pouvons être producteurs et exportateurs », à l’instar de l’agriculture et la production pharmaceutique, a-t-il dit.

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