présidentielles 2919 5e mandat : Quand Ould Abbas jette le doute

Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbas a intrigué, aujourd’hui, son auditoire à Aïn Defla. Intervenant depuis les cadres et militants de son parti dans les wilayas d’Aïn Defla, Médéa, Tipasa et Chlef, celui qui inauguré la campagne pour le 5ème mandat jette désormais le doute sur la faisabilité de cette option.

Crédit Photo: DR | Djamel Ould Abbes, actuel président du parti FLN.

Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbas a intrigué, aujourd’hui, son auditoire à Aïn Defla. Intervenant depuis les cadres et militants de son parti dans les wilayas d’Aïn Defla, Médéa, Tipasa et Chlef, celui qui inauguré la campagne pour le 5ème mandat jette désormais le doute sur la faisabilité de cette option.

Certes, il maintient l’appel de son parti à « la continuité », mais le patron du FLN adopte de nouveaux éléments de langages. « Si Bouteflika décide de se présenter, nous allons le soutenir et lui faire campagne. S’il prend une autre décision, nous allons l’appliquer parce que nous ne voulons pas d’un saut dans l’inconnu après 2019… », déclare-t-il.

C’est pour la première fois que Djamel Ould Abbas met en avant le souci « des institutions », de « partenariat avec d’autres partis politiques » et de « candidat de consensus ». « Après 2019, il y a d’autres défis qui nous attendent, et heureusement qu’aujourd’hui nous disposons d’institutions fortes», lance-t-il.

Et de préciser : « Nous avons été suivis par l’UGTA, par le RND, le TAJ, l’ANR, les organisations estudiantines et les enfants de Chouhada. C’est notre initiative mais le FLN n’a pas le monopole. Il faut qu’il y ait un consensus. Le président de la République et président du FLN est le président de tous les Algériens. Il ne sera pas le candidat du FLN. Nous avons donc espoir pour qu’il y ait un consensus. Mais, le dernier mot revient au président ».

Djamel Ould Abbas connait-il les intentions réelles du chef de l’Etat ? A-t-il été chargé de préparer le terrain à une éventuelle « abdication » du président Bouteflika ? S’agit-il simplement d’une nouvelle ruse en vue de mettre un terme aux critiques qui fusent même à l’International ?

Un problème de crédibilité

Il faut dire que l’actuel SG de FLN, de l’avis de tous les observateurs de la scène nationale, excelle plutôt dans les fanfaronnades. Ses multiples sorties, truffées d’approximations, voire de mensonges, font de lui l’homme politique le moins crédible sur la scène nationale.

Il ne semble pas prêt d’abandonner ce statut. Car durant la journée d’aujourd’hui, il s’est illustré par un double discours. Tout en jetant le doute sur la candidature du chef de l’Etat, Djamel Ould Abbas revient aussi sur le nombre d’organisations qui lui ont lancé l’appel à la « continuité » qui sont au nombre de 26.

« Nous ne parlons pas du 5, 6 ou 7e mandat. Nous parlons de la continuité de la mission du président de la République. Sans monopole de notre part, nous ferons un travail collectif autour d’un candidat du consensus(…) Je le dis en toute responsabilité, la majorité du peuple algérien veut que le président continue son action », estime-t-il.

Mégabannière (728x90)