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Politique

55e vendredi du Hirak : rien n’arrête un peuple déterminé

Melissa NAIT ALI

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© Sami K | Mobilisation lors du 55e vendredi à Alger
© Sami K | Mobilisation lors du 55e vendredi à Alger

55e vendredi de la mobilisation. La deuxième année du mouvement populaire commence bien et confirme que rien n’arrêtera un peuple déterminé. La marche vers une Algérie démocratique se poursuit, malgré la répression et la multiplication des manœuvres visant à provoquer des fissures dans le mur soudé du Hirak.


En effet, la forte mobilisation, enregistrée, aujourd’hui à Alger et dans de nombreuses villes à l’est comme à l’Ouest du pays, confirme l’engagement des Algériens, acquis à l’idéal du changement radical du système, à poursuivre le combat engagé, un certain 22 février 2019.
Dans la capitale, comme c’est le cas depuis plusieurs mois, des marrées humaines ont déferlé sur les rues et place de la ville pour surtout démontrer, après le premier anniversaire du mouvement populaire, leur rassemblement autour d’un même objectif.

Après une semaine de tentatives visant à susciter des clivages idéologiques, les « hirakistes » confirment qu’ils ont une maturité politique qui leur permet de dépasser ces oppositions, au moins en attendant de réaliser l’objectif suprême : l’instauration d’un Etat de droit et une véritable démocratie.

Les manifestants refusent aussi de céder à la psychose née après l’enregistrement de 17 cas de coronavirus dans la wilaya de Blida. D’ailleurs, ils ont même chambré les policiers dotés de masques de protection.


« Corona ne nous arrêtera pas »


Les foules impressionnantes venant des différents quartiers n’ont pas manqué de tourner en dérision les forces de l’ordre. « Corona ou pas, nous n’allons pas nous arrêter », lancent-ils en chœur.

Les manifestants insistent, dans ce sens, sur le changement, le départ du système et l’instauration d’un « Etat civil et non pas militaire ». « Daoula madania, machi 3askaria » (pour un Etat civil et non pas militaire), « les généraux à la poubelle, vous êtes la source du mal du pays », et « nous voulons la chute du système », lancent-ils.

Les trois marches habituelles organisées à Alger ont, faut-il le souligner, drainé des foules compactes, composées d’homme, de femme, de vieux et d’enfants. Ils s’en prenant également au président Abdelmadjid Tebboune, qualifié « d’illégitime ».

La foule des manifestants réclament, à nouveau, la libération des détenus politique et d’opinion, dont Karim Tabbou, jugé mercredi dernier. Comme à chaque week-end, les forces de police procèdent, malgré le caractère pacifique de la marche à des interpellations de manifestants, dont deux étudiants.

Le journaliste, Khaled Drarni a, lui aussi, été interpellé au niveau de la rue Didouche Mourad, avant être relâcher quelques minutes après suite à la pression des manifestants. Les marches du mouvement populaire ont eu lieu également dans de nombreuses wilayas, à l’image d’Annaba, Constantine, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Bejaia, Tizi Ouzou, Oran, Belabbas, Mostaganem.

Les manifestants, dans ces localités, ont repris aussi les mêmes slogans exigeant une rupture avec le système en place. Si les forces de l’ordre n’ont pas fait usage de violence contre les manifestants dans la majorité des wilayas, à Boumerdes la marche a été empêchée et de nombreux manifestants interpellés et violentés, dont le journaliste d’El Watan, Ramdane Kebbabi.

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