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Politique

53e vendredi du Hirak : historique et grandiose mobilisation

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 53e vendredi de la révolution du sourire

Historique ! Il y a eu, aujourd’hui, comme un air du 22 février 2019. Des millions d’Algériens ont battu, comme c’était le cas il y a une année, le pavé à Alger et dans l’écrasante majorité des villes du pays pour célébrer le mouvement populaire qui fait barrage au 5e mandat.

Mais pas seulement. A Alger, au centre, à l’est et à l’ouest du pays, des foules immenses ont envahi les rues et ruelles du pays pour exprimer leur rejet du pouvoir en place. En effet, le 53e vendredi de la mobilisation populaire coïncidant avec le 1er anniversaire du mouvement populaire, a été marqué par un retour en force des manifestants.

Dans la capitale, des foules impressionnantes ont envahi, dès les premières heures de la matinée, le centre villes pour dessiné un tableau mémorable. Les rues étaient noires de monde, des foules compactes se sont amassées dans les centres urbains et des marches s’étendent sur des kilomètres…

 Comme durant les premières semaines de la mobilisation populaire, les manifestants ont pris d’assaut la ville. Le dispositif policier, d’habitude renforcé, a été très allégé. Les forces de l’ordre sont plutôt chargés de fermer les axés menant vers El Mouradia, craignant sans doute que des manifestants décident, comme ils le faisaient durant les premières semaines du Hirak, de marcher sur la présidence.

Du coup, la répression habituelle n’a pas eu lieu. On a signalé seulement quelques arrestations de certains activistes. Mais globalement, la manifestation s’est déroulée dans une ambiance bon enfant. Mais les manifestants affichent une détermination à ne pas lâcher le combat pour le changement.

« Nous ne sommes pas venus pour la fête »  

Cette nouvelle journée du Hirak a été, en effet, une occasion pour répondre au président Abdelmadjid Tebboune qui a décrété le 22 février journée de la « cohésion entre le peuple et son armée ».

« Ma djinech nahtaflou, djina nenahwkoum (Nous sommes venus vous dégager, pas pour faire la fête) », lance les contestataires, à la place Audin, à la Rue Asselah Hocine, à la place du 1er mai et à la rue Hassiba Ben Bouali.

Brandissant des emblèmes, des pancartes et des portraits de détenus, dont Karim Tabbou, Foudil Boumala et Abdelwahab Fersaoui, les marcheurs affichent aussi leur satisfaction de voir que le mouvement se renforce. « Cela rappelle les premières semaines du mouvement », constate un des manifestants, très content de voir l’ampleur de la mobilisation.

Une mobilisation qui a commencé, dès les premières heures de la matinée, et qui a atteint son paroxysme aux environs de 15h00. Venant de différentes wilayas, les manifestants ont tenus à être présents en ce jour mémorable. « Les hommes libres de Tlemcen sont là », affirme un jeune, pied dans le plâtre, rencontré non loin de la Grande Poste. Même la jeune étudiante, Nour El Houda Oggadi de Tlemcen était présente aujourd’hui.

© INTERLIGNES |53e vendredi du Hirak

L’emblème Amazigh flotte à nouveau

La journée d’aujourd’hui est marquée, particulièrement, par le retour en force dans les marches d’Alger de l’emblème Amazigh. Les policiers n’ont pas procédé, comme ce fut le cas depuis le mois de juin dernier, à l’arrestation de ses porteurs.

Il n’y a eu, finalement, aucune atteinte à « l’unité nationale ». La marche a été aussi marquée par la présence de nombreuses personnalités, dont la moudjahida Djamila Bouhired, le madjihid Lakhdar Bouregaa et des hommes politiques, à l’image de Saïd Khelil.

Les participants à cette grandiose mobilisation ont repris, pendant de longues heures, des slogans hostiles au président Tebboune, qualifié « d’illégitime », aux « généraux qui tiennent en otage la vie politique du pays » et au ministre de la justice, Belkacem Zeghmati, qui « s’interfère dans le travail des magistrats ».

Politique

Khaled Drareni a introduit une demande de pourvoi en cassation à la Cour suprême

Achour Nait Tahar

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© DR |

Après le verdict du procès en appel, prononcé par la cour d’Alger le mardi 15 septembre qui a condamné le journaliste Khaled Drareni à une peine de deux ans de prison ferme. Ce dernier a déposé sa demande de pourvoi en cassation auprès de la Cour Suprême, a-t-on appris de l’avocat Abdelghani Badi, membre du collectif de la défense.

Condamné en première instance le 10 août 2020 à une peine de 3 ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed. Il a été poursuivi pour « incitation à un attroupement non armé et atteinte à l’intégrité du territoire national ».

Pour rappel, Khaled Drareni a été arrêté le 28 mars dernier et placé sous mandat de dépôt le lendemain par le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed. Il a été emprisonné à la prison d’El Harrach avant qu’il ne soit transféré au pénitencier de Koléa dans la wilaya de Tipaza.

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Politique

Tebboune opère un mouvement partiel dans le corps diplomatique

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Crédit photo : DR | Ouverture du capital des entreprises
© DR | Siège de la présidence de la République

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a opéré, jeudi, un mouvement partiel dans le corps diplomatique, ayant concerné certaines ambassades en Europe et en Afrique, indique un communiqué de la Présidence de la République.

“Le Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune a opéré, jeudi, un mouvement partiel dans le corps diplomatique ayant concerné certaines ambassades en Europe et en Afrique, en vertu duquel il a été procédé à la nomination des Messieurs:

– Lazhar Soualem, Directeur général des relations multipartites au ministère des Affaires étrangères, nommé Ambassadeur, représentant permanent  de l’Algérie auprès du bureau des Nations Unies à Genève.

– Mohamed Hannache, Directeur général “Europe” au ministère des Affaires étrangères, nommé Ambassadeur d’Algérie en Belgique et son représentant permanent auprès de l’Union européenne (UE).

– Salah Labdioui, Ambassadeur d’Algérie en France, nommé Ambassadeur d’Algérie  en Suisse.

– Antar Daoud, Ambassadeur d’Algérie à Libreville (Gabon), nommé Ambassadeur d’Algérie en France.

– Abdelhak Aissaoui, Chargé d’études et de synthèse auprès du Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, nommé Ambassadeur d’Algérie au Gabon.

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Politique

Les forces du PAD condamnent la peine prononcée contre Drareni, appellent à sa libération “inconditionnelle”

Yasmine Marouf-Araibi

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Les forces du Pacte pour l’alternative démocratique (PAD) ont exigé, mercredi, la libération “inconditionnelle” du journaliste Khaled Drareni qui a récemment été condamné en appel à deux ans de prison ferme. Pour les forces du PAD “rien ne peut justifier la condamnation d’un journaliste pour ses activités professionnelles”.

A travers un communiqué diffusé sur Facebook, les forces du PAD ont exprimé la “stupeur” et la “consternation” avec lesquelles ils ont appris “le lourd et inique verdict de la Cour d’appel d’Alger qui condamne le journaliste Khaled DRARENI à deux ans de prison ferme”.

“Ainsi, à travers le prisme du pouvoir, « l’Algérie nouvelle qu’inspire le Hirak béni » se transforme au final en une Algérie de fermeture politique et de répression”, ont-ils dénoncé.

Pour les forces du PAD, “rien ne peut justifier la condamnation à une peine de prison ferme d’un journaliste pour ses activités professionnelles”.

A ce titre, les forces du PAD “expriment leur solidarité indéfectible et agissante avec le journaliste Khaled Drareni et exigent sa libération inconditionnelle, tout comme elles exigent la libération des nombreux autres détenus politiques et d’opinion”.

En outre, les forces du PAD tiennent à rappeler que “près de deux cents activistes du mouvement populaire, souvent ignorés des médias, connaissent malheureusement le même sort ; Ils sont détenus, condamnés et incarcérés arbitrairement”.

Pour eux, “la persistance de ces arrestations arbitraires et des lourdes condamnations d’activistes et de journalistes, qui visent à l’étouffement de toute voix discordante, restent ainsi les seules réponses du pouvoir aux exigences du peuple”.

“Ils expriment, on ne peut plus clair, le déni au droit aux libertés démocratiques et traduisent un mode de gestion de la société qui repose exclusivement sur la négation du politique”, dénoncent-ils.

Pour les forces du PAD, “à travers cette escalade dans la répression visant à faire régner la terreur”, le pouvoir “veut d’abord s’assurer par cet autre coup de force le contrôle du référendum constitutionnel dont l’issue s’annonce désastreuse pour son image, malgré la campagne de propagande univoque orchestrée à travers des médias tombés aux mains de la police politique”.

Pour rappel, le journaliste Khaled Drareni a été condamné mardi dernier par la Cour d’Alger à deux ans de prison ferme. Même réduite, par rapport à celle prononcée en première instance, sa peine a suscité une vague d’indignation générale.

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