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Politique

52e vendredi du Hirak : Le procureur Belhadi, « symbole de la lutte pour l’indépendance de la justice »

Melissa NAIT ALI

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©Meriem Nait Lounis| 52e vendredi du Hirak à Alger

Le mouvement populaire qui s’apprête à célébrer dans une semaine son 1er anniversaire, sait aussi reconnaître les « siens ». Comme ils le font depuis plusieurs semaines pour le cas des détenus politiques et d’opinion, les manifestants ayant pris part au 52e vendredi du Hirak ont témoigné leur solidarité avec le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed, Sid Ahmed Belhadi, sanctionné et muté vers El Oued (Guemmar). 

En effet, celui qui a créé la surprise au cours de la semaine achevée, par sa plaidoirie en faveur de la relaxe des détenus du Hirak et pour l’indépendance de la justice, est hissé au rang « d’un symbole de la lutte pour l’indépendance de la justice ».  

« Toute solidarité individuelle ou collective avec le procureur Sid Ahmed Belhadi est un acte contre El Hogra. Libérons la justice », lit-on sur des petites affiches distribuées aux manifestants à la place Audin.

L’auteur de la plaidoirie historique contre « les instructions venant d’en haut » et en faveur « d’une justice en phase avec les revendications des Algériens, avait été, rappelons-le, convoqué par l’inspection générale du ministère de la justice. Et il a été sanctionné.

Les manifestants ne l’ont pas oublié en lui rendant un grand hommage. Brandissant ses portraits, le procureur a été salué pour son geste qui fera date. « Sid Ahmed Belhadi, fierté de la justice algérien », ajoute-t-on sur une pancarte où est également collé son portrait.

Dernier vendredi avant l’anniversaire du Hirak

Ce 52e vendredi est considéré comme une répétition générale en prévision de la grande marche du 22 février 2020, coïncidant avec le début du mouvement qui a fortement ébranlé le statu quo politique imposé par le système durant plus de 20 ans.

Toujours avec la même détermination et la même mobilisation, les participants aux marches du Hira, sont sortis, une nouvelle fois, massivement dans plusieurs villes du pays pour insister, toujours, sur la rupture avec le système en place, même avec un lifting au niveau des figures qui le représentent.

« Makenche derby, kayen massira (Il n’y a pas de derby, mais une marche », scandent, notamment les marcheurs venant de Bab El Oued, en faisant référence à la programmation, pour samedi prochain, du match de championnat devant opposer le MCA à l’USMA.

Des appels sont lancés, depuis quelques jours, pour boycotter cette rencontre et être au rendez-vous dans la rue pour célébrer l’anniversaire du Hirak. Les manifestants ont également scandé haut et fort le nom du détenu politique, Karim Tabbou, en détention depuis plusieurs mois. « Allaho Akbar Karim Tabbou ! », lancent-ils, exigeant également la libération du journaliste Foudil Boumala dont le procès est programmé pour lundi prochain.

Mascara « récupérée»   

Le 52e vendredi a été aussi marqué par un regain de la mobilisation dans plusieurs régions du pays. La mobilisation a eu lieu dans plusieurs villes du nord du pays. De Annaba à Tlemcen, en passant par Khenchela, Constantine, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Bejaia, Bouira, Tizi Ouzou, Boumerdes, Blida, Mostaganem et Oran, la rue a grondé.

C’était le cas aussi à Mascara, wilaya où les marches ont été interdites durant plusieurs semaines. La ville a été récupérée grâce à la mobilisation d’acteurs politiques et militants, dont le secrétaire général du MDS Fathi Gherras, qui ont fait le déplacement dans cette wilaya pour prêter main forte aux manifestants locaux.

Ils ont réussi à braver l’interdit. A Tlemcen, c’est l’étudiante Nour El Houda Oggadi, remise en liberté jeudi dernier à l’issue de son procès, qui marqué ce 52e vendredi en marchant au milieu de la foule. La détenue d’opinion a affiché, comme on peut le voir sur plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux, un sourire qui en dit long sur sa détermination et son engagement à poursuivre la lute pour l’idéal rêvé par tous les algériens.

Politique

Le siège de l’Etat major baptisé du nom de Gaïd Salah

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale a présidé, mardi, la cérémonie de baptisation du siège de l’Etat major de l’Armée nationale populaire (ANP), du nom du défunt moudjahid, Général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, rapporte l’agence de presse officielle.

La cérémonie a été organisée dans le cadre de la visite qu’effectue le président de la République au siège du ministère de la défense nationale (MDN).

Dans le cadre de cette visite, Abdelmadjid Tebboune a également présidé une séance de travail, en présence du Général-Major Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) par intérim, du Commandant de la 1ère Région militaire et des Commandants des Forces terrestres, aériennes et maritimes, de la Garde républicaine, de la Gendarmerie nationale et des Forces de défense aérienne du territoire ainsi que des chefs des départements et des directeurs centraux du MDN.

Les Commandants et responsables des régions militaires ont également suivi, par visioconférence, cette séance, selon un communiqué du MDN publié à l’occasion de cette visite.

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Politique

Convoqué par le CSM : la comparution de Saadedine Marzoug reportée à la prochaine session disciplinaire

Yasmine Marouf-Araibi

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Il a été convoqué le 19 mai par le conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour le 1er juin pour “erreur de procédure”, la comparution du président du club des magistrats, Saadedine Marzoug a été reportée à la prochaine session disciplinaire a fait savoir le concerné dans une déclaration à Inter-lignes.

Selon lui, le président de la session la reporté pour que le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati puisse répondre aux arguments de la défense. Saadedine Marzoug qualifie ce report de “première” puisque une telle décision n’a jamais été prise auparavant “dans l’histoire du conseil supérieur de la magistrature”.

Concernant sa suspension qui date de décembre dernier, Saadeddine Marzoug a expliqué que le ministre de la Jusitce doit le réintégrer à son poste en vertu des articles 65 et 66 de la loi organique de la magistrature qui stipulent que “le Conseil supérieur de la magistrature doit statuer sur une affaire disciplinaire dans un délai de six (6) mois à compter de la date de la suspension, sinon le juge reprendra l’exercice de ses fonctions de force de loi”.

Rappelons que le président du club des magistrats, un syndicat en cours de constitution, Saadedine Marzoug a été convoqué le 19 mai pour comparaître le 1er juin devant le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Convoqué pour “erreur de procédure, Saadedine Marzoug a dénoncé, dans une déclaration précédente à Inter-lignes “un règlement de comptes qui ne date pas d’aujourd’hui” mais qui “remonte à l’époque de Louh ».

Les membres du club des magistrats ont également exprimé leur soutien à leur confrère. Dans un communiqué publié le 20 mai, ils ont qualifié la décision de suspendre Saadedine Marzoug d’ “abusive” et sa convocation devant le CSM de “tentative de museler la seule voix qui défend l’indépendance du secteur ».



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Sofiane Djilali : Tebboune s’engage à libérer prochainement Tabbou et Belarbi

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Sofiane Djilali, président de Jil Jadid

Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid, a révélé ce mardi 2 juin que le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune s’engage à libérer prochainement les deux détenus d’opinion, Samir Belarbi et Karim Tabbou “comme gage de son intention de favoriser l’apaisement et le dialogue national”.

“A la suite de l’appel public à la libération des détenus d’opinion qu’il a formulé le 14 Mai 2020, M. Soufiane Djilali avait introduit une demande d’audience auprès de Monsieur le Président de la République, qui lui a été accordée pour le mercredi 27 Mai 2020”, a révélé le parti dans un communiqué diffusé sur son site-web.

Et d’ajouter : “Le Président de la République, Monsieur Abdelamadjid Tebboune, et en réponse à la requête portée auprès de lui par le Président de Jil Jadid, a accepté d’agir, dans le cadre stricte de ses prérogatives constitutionnelles et légales, et comme gage de son intention de favoriser l’apaisement et le dialogue national, pour que Karim Tabou et Samir Benlarbi retrouvent leur liberté au plus vite, au terme de la procédure présidentielle officielle”.

Selon le communiqué, Jil Jadid “avait refusé en un premier temps de communiquer sur cette démarche qu’il voulait garder dans la discrétion totale par respect pour les détenus et pour éviter toute interprétation tendancieuse et politicienne. La conjoncture politique lui impose aujourd’hui de la rendre publique pour éclairer l’opinion nationale sur la stricte vérité”.

En outre, le part Jil Jadid s’est dit “heureux de cet engagement solennel du Président de la République et attend avec impatience que Karim Tabou et Samir Benlarbi retrouvent enfin la chaleur de leurs familles et qu’ils puissent combler d’affection, en toute quiétude, leurs proches et leurs enfants”.

Notons que cette déclaration coïncide avec le transfert, lundi, de Samir Belarbi de la prison d’El Harrach vers celle de Koléa où est incarcéré notamment le militant Karim Tabbou. Le procès de ce dernier a également été reporté lundi pour la 3e fois consécutive.


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