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Politique

51e vendredi : Le hirak déclenche son deuxième souffle

Bouzid ICHALALENE

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© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.
© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.

À deux semaines de l’anniversaire du Hirak, les algériens ont fait une véritable démonstration de force à l’occasion de ce 51e vendredi de mobilisation qui s’est déroulé dans plusieurs wilayas, y compris celles où la manifestation a été interdite comme Sidi Belabbes.

À Alger, malgré la tentative de dispersion des manifestants vers midi et demi à la rue Victor Hugo, à proximité de la mosquée Errahma, les protestataires ont résisté et ont repris le terrain, interdit pendant plusieurs semaines par la police qui les dispersait.
Le dispositif policier déployé dans le Centre-ville est un peu moins important que les trois derniers vendredis. À la rue Asselah Hocine, les fourgons de police sont stationnés sur un seul coté uniquement.

Les journalistes ont tenu un rassemblement devant la salle de Cinéma “Algeria” en brandissant des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire : “Libérez la presse”, “Le journalisme n’est pas un crime” et surtout, le portrait du confrère Sofiane Merakchi placé sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois. Akram Kherief, directeur du site Menadefense exige “la libération de Sofiane Merakchi et la libération du champs médiatique” nous a-t-il déclaré.

Le drapeau amazigh toujours interdit à Alger a marqué son retour en force ce vendredi. Des dizaines de manifestants l’ont brandi dans toutes les rues et même devant la Grande poste.

“Zeghmati dégage”

Le ministre de la justice Belkacem Zeghmati a été aujourd’hui la cible principale des manifestants qui exigent son départ immédiatement. “Il est la source de tous les problèmes du pays”, dénonce un manifestant qui précise que le ministre “a été nommé par les généraux qui l’utilisent pour instrumentaliser l’appareil judiciaire“.

Du coté du carré du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), le même avis est partagé. “C’est lui qui a ordonné l’emprisonnement de tous les manifestants, il doit payer” dénonce la maman d’un des manifestants emprisonnés depuis le mois de novembre.

À la rue Hassiba Ben Bouali, la foule a retrouvé ses couleurs à la veille de l’anniversaire du Hirak. Les milliers de protestataires ont scandé des slogans contre “la bande” et exigent le départ de Tebboune, “président illégitime” et profitent de l’occasion pour donner rendez-vous les 21 et 22 février au palais d’El Mouradia.

Les slogans marquants aujourd’hui sont “Tebboune illégitime”, “le peuple veut la chute du régime”, “on a dit que la bande dégagera” ainsi que “Zeghmati à El Harrach”.

Violence en fin de manifestation

En fin de journée, les manifestants ont remonté la rue Didouche Mourad devant un important cordon policier qui conduisait la foule vers la rue Victor Hugo. Mais en arrivant sur place, l’ordre de disperser les manifestants a été donné par “les chefs” et les policiers ont pris d’assaut les manifestants.

Coups de matraques, coups de pieds et échange d’insultes entre les protestataires et les policiers. Plusieurs manifestants ont été blessés et il a fallu l’intervention des secouristes bénévoles qui les ont évacué dans les cages d’escaliers pour les premiers secours, avant de les faire évacuer à l’hôpital par la protection Civile.

Plusieurs manifestants et activistes ont été arrêté à l’occasion de cette journée de mobilisation a annoncé le CNLD qui précise que le militant Samir Belarbi, relaxé il y’a trois jours, a été interpellé à Alger-centre par des agents en civil, puis relâché en fin de journée.

À Mascara, la manifestation a été réprimée par la police. Le militant Hadj Ghermoul a été, selon ses déclarations, agressé et frappé par un commissaire de police. “Il m’a craché au visage, puis ma frappé avec sa Radio (Talkie-Walkie NDLR) à la tête” a-t-il dénoncé.

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

Politique

Affaire Haddad: le prononcé du jugement en appel fixé pour le 3 novembre

Feriel Bouaziz

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© DR |Le procès d'Ali Haddad et Mourad Oulmi reporté au 11 mai

La Cour d’Alger prononcera le verdict dans le dossier de l’homme d’affaires Ali Haddad, qui implique aussi des anciens hauts responsables notamment, Ahmed Ouyahia et Abdelmalak Sellal, le 3 novembre prochain, comme l’a déclaré hier soir le président de la Cour.

Ce procès s’est poursuivi pour le huitième et dernier jour avec les plaidoiries des avocats en défense des prévenus notamment Ali Haddad (le principal accusé) , des membres de sa famille, ainsi que des anciens directeurs des ports d’Alger, Jijel, Mostaganem et Bejaia.

Lors des plaidoiries, les avocats d’Ali Haddad ont exigé que leur client soit relaxé des accusations qui pèsent sur lui, et leur argument en faveur de cela était que ce dernier “avait mené des actions et des investissements conformément aux lois en vigueur”, réfutant que “leur client était impliqué dans le financement des partis politiques et de compagnes électorales”.

Le collectif d’avocats exige également la relaxe en faveur de Rabouh Haddad argumentant que celui-ci était “chef de l’équipe l’USMA l’époque, et n’a reprit la gestion du complexe de Haddad que pendant une période de deux mois à compter de mars 2019 après l’arrestation de son frère Ali”.

La défense a également demandé la relaxe des anciens directeurs généreux des ports d’Alger, Bejaia, Mostaganem et Jijel, “les actions dans lesquelles ceux-ci sont poursuivis ne relèvent pas du droit des marchés publics” en plus du fait que “l’autorité portuaire n’est pas soumise aux gestionnaires de port , mais plutôt au ministère”, ont-ils plaidé. 

Par ailleurs, la séance du matin a été consacrée aux plaidoiries du comité de défense de l’ancien ministre de l’industrie Mahjoub Bedda, où sa défense a souligné que son client, en sa qualité de ministre de l’industrie, “n’est pas responsable du comité d’évaluation technique dans le dossier d’installation automobile”, expliquant ainsi que “la décision technique a été agrée par toutes les autorités compétentes avant d’arriver au cabinet du ministre”.

Il est à noter que le procureur général près la Cour d’Alger avait demandé, dimanche dernier, de durcir les peines à l’encontre des anciens ministres de l’industrie Mehdjoub Bedda et Youcef Yousfi, à 2 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500.000 DA chacun.

Pour rappel, le tribunal de Sidi M’hamed a condamné en juillet dernier à 18 ans de prison le principal accusé, Ali Haddad, assortis d’une amende de 8 millions avec confiscation de tous ses biens. Quant aux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ils ont été condamnés à 13 ans de prison et une amende d’un million de dinars chacun.

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Politique

Affaire Sovac: Mourad Oulmi condamné en appel à 10 ans de prison

Yasmine Marouf-Araibi

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La Cour d’Alger a rendu ce mercredi son verdict dans l’affaire du patron du groupe Sovac qui est poursuivi pour “blanchiment d’argent” et “incitation d’agents publics à exploiter leur influence”. La Cour d’Alger a condamné Mourad Oulmi à 10 ans de prison ferme confirmant ainsi la décision de première instance.

Egalement impliqués dans la même affaire, l’ancien chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a été condamné à 10 ans de prison ferme et l’ancien ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi à 2 ans de prison dont un avec sursis.

Le frère cadet du principal accusé, Khidher Oulmi a été condamné à 5 ans de prison. L’ancien PDG du Crédit populaire algérien (CPA), Omar Boudiab, a lui écopé de deux années de prison ferme dont une avec sursis. 

Pour rappel, le procureur général près la Cour d’Alger avait requis des peines de 15 prison ferme contre le principal accusé Mourad Oulmi et 12 ans contre frère Khidher Oulmi.

Le procureur a également requis 15 ans de prison contre Ahmed Ouyahia et 12 ans de prison ferme contre Youcef Yousif et une amende de 2 millions de DA chacun.

Le procureur général avait requis aussi une peine de 3 ans de prison ferme avec une amende d’un million de DA contre l’ex-PDG du CPA, Omar Boudiab

Il a aussi été demandé la saisie des biens et le gel des activités des entreprises représentées dans le procès par des personnes morales avec une amende de 32 millions de DA pour chacune.

Rappelons, en outre, que Khider Oulmi a été condamné, en première instance, à 07 ans de prison ferme et 8 millions DA d’amende.

L’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia a, lui, été condamné à 12 ans de prison ferme tandis que l’ancien ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi, a été condamné à 3 ans de prison ferme et un million de DA d’amende.

L’ancien directeur général de la banque du crédit populaire d’Algérie a, lui, écopé de 3 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de DA.

En première instance comme en appel, les accusés ont rejeté les accusations retenues contre eux. Mourad Oulmi a lui affirmait qu’il “exerçait conformément à la loi réglementaire promulguée par le ministère de l’Industrie, en attendant la publication du cahier de charges”.

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Politique

Manifestants arrêtés le 05 octobre: Le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le tribunal de Sidi M’hamed a rendu ce mercredi 21 octobre son verdict dans l’affaire des 18 manifestants arrêtés lors de la marche commémorative du 5 octobre à Alger centre. Un manifestant a été condamné à six mois de prison ferme, 8 ont été relaxés et 9 autres ont été condamnés à six mois de prison avec sursis.

En effet, 18 sur les 42 manifestants arrêtés le 5 octobre ont été auditionnés le 14 du mois en cours, les 24 autres devront être jugés le 10 novembre. Sur les 18 manifestants présentés la semaine dernières 9 sont en détention provisoire depuis le 9 octobre.

Le verdict dans l’affaire a été rendu ce mercredi. Il condamne les 9 manifestants détenus à six mois de prison avec sursis. Ils quitteront la prison ce mercredi, rapporte le comité national pour la libération des détenus (CNLD). Le Procureur de la république avait requis contre eux un an de prison ferme et 100,000 DA d’amende.

Les 8 autres manifestants maintenus en liberté ont été relaxés des accusations “attroupement non armé” et “incitation à troubles de l’ordre public”. Le Procureur avait requis contre eux un an de prison et 50,000 DA d’amende.

Le manifestant restant à savoir Belmokhtar Mohamed El Amine, qui est poursuivi dans dossier à part pour “atteinte à la personne du Président de la République”, a été condamné à un an de prison ferme dont six mois ferme et six mois avec sursis.

Rappelons qu’un total de 42 manifestants ont été arrêtés lundi 05 octobre lors de la marche commémorative des évènements du 05 octobre 1988. Les manifestants interpellés ont été présentés devant le Procureur de la république près tribunal de Sidi M’hamed après deux nuits en garde à vue. Celui-ci a collé à 41 manifestants les accusations d’”attroupement non armé” et “incitation à troubles de l’ordre public” et les a placés dans le même dossier.

Le manifestant restant, à savoir, Belmokhtar Mohamed El Amine a lui été placé dans un dossier à part et accusé pour “atteinte à la personne du Président de la République”. Il risquait 3 ans de prison ferme et une amende de 500 000 Da.

Après la présentation des 42 manifestants devant le procureur de la république, 24 ont été libérés avec convocations pour comparution directe pour le 10 novembre tandis que les 18 autres ont été présentés le 08 octobre en comparution immédiate.

Suite à la comparution immédiate, il a été ordonné de libérer 9 manifestants et de placer les 9 autres sous mandat de dépôt avec renvoi de l’audience de leur procès au 14 octobre.

Pour rappel, une marche s’est tenue le 05 octobre à Alger après sept mois de suspension en raison de la pandémie de coronavirus. La marche qui est intervenue en commémoration au 32e anniversaire des événements du 5 octobre 1988 a été empêchée quelques minutes seulement après son lancement. Les forces de police ont dispersé les manifestants en opérant plusieurs arrestations.

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