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Politique

50e vendredi du hirak : Un symbole de la détermination

Melissa NAIT ALI

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© Meriem Nait Lounis | 50e vendredi du Hirak
© Meriem Nait Lounis | 50e vendredi du Hirak

50, un autre chiffre historique pour le mouvement populaire. Cinquante vendredis d’une mobilisation populaire pacifique pour réclamer un changement radical. Sans failles, le Hirak réalise une prouesse inégalable.

Personne n’avait misé, il y a seulement quelques mois, sur l’engagement d’un tel combat politique pacifique. Les Algériens l’ont fait et de fort belle manière. En dépit des embûches et des multiples coups fourrés du pouvoir en place. Le Hirak poursuit, inébranlablement, son chemin vers la démocratie.

Il signe, aujourd’hui, sa 50e marche d’affilée depuis le soulèvement du 22 février 2019. Près d’une année déjà. Pendant cette période, le mouvement populaire n’a fait qu’arracher des acquis. Outre la récupération de l’espace public interdit aux manifestations pendant près de 20 ans, le Hirak a réussi à faire tomber le 5e mandat d’un président impotent que le pouvoir a voulu maintenir à vie à la tête de l’Etat, comme il a contraint également les tenants du pouvoir à réviser leur attitude envers le peuple qu’ils croyaient mort à jamais. 

Mais, le mouvement populaire qui se poursuit, sans dévier de sa trajectoire, ne se suffit plus des demi-mesures que proposent les tenants du régime pour faire croire à une satisfaction entière des revendications du peuple.

« Non à la duperie ! Pour la chute du régime », lancent les participants au 50e vendredi de la mobilisation, ce vendredi 31 janvier à Alger et dans de nombreuses villes du pays. Toujours avec la même détermination, les protestataires de la capitale ont repris les mêmes slogans habituels opposés au régime en place et surtout au chef de l’Etat, issu de la présidentielle du 12 décembre 2019.

Comme à cheque vendredi, Abdelmadjid Tebboune a été la cible des manifestants qui ont chargé aussi « les généraux qui l’ont imposé au plais d’El Mouradia ». Les marcheurs n’ont pas omis de faire allusion à l’annonce, faite jeudi par les services de sécurité, faisant état de l’arrestation d’une « personne qui s’apprêtait à se faire exploser en plein marche ». « Ma tkhwfounech bi el 3ouchria, hna rebatna el miziria (Vous ne nous faites pas peur par la décennie noire, nous sommes forgés par la misère) », scandent-ils, en arpentant les itinéraires habituels de la marche qui les mènes vers la Grande poste et la place Audin, lieu de convergence de tous les marcheurs.

Abdelhamid Mehri, présent

Pour cette nouvelle journée de la mobilisation, les manifestants ont décidé de rendre hommage à Abdelhamid Mehri, moudjahid et membre du GPRA, dont l’anniversaire de son décès sera commémoré demain, samedi 1 février. Ses portraits ont été brandis par les manifestants en rappelant l’une de ses déclarations phares : « la démocratie protégée par des tanks est une démocratie malade ». En faisant ce rappel, les marcheurs exigent le retrait des généraux de la vie politique nationale.

Ce 50e vendredi a été aussi marqué par le retour dans les marches de l’icône de la bataille d’Alger, la moudjahida Djamila Bouhired qui a marché aux côté de l’avocat Mustapha Bouchachi. Comme annoncé il y a quelques jours, les manifestants n’ont pas manqué aussi de signifier leur opposition au plan du président américain, Donald Trump, pour la Palestine. Un plan qui enterre tous les espoirs de ce peuple de bâtir son Etat en récupérant ses territoires spoliés par l’occupant israélien. Ainsi, les manifestants à Alger et dans de nombreuses villes du pays ont réaffirmé leur soutien et leur solidarité avec le peuple palestinien.

 Répression et arrestations

Comme pour les précédents vendredi, la répression était aussi au rendez-vous aujourd’hui. D’impressionnants dispositifs ont été déployés dans les villes, notamment à Alger où les principaux axes routiers ont été quadrillés par la police qui a procédé à des interpellations, notamment des jeunes porteurs de l’emblème amazigh à la place Audin.

Les manifestants ont alors refusé de quitter les lieux pour exiger leur libération immédiate. C’est dire que les autorités n’ont pas changé d’attitude face aux porteurs de l’emblème amazigh. La répression s’est abattue aussi contre des manifestants à l’Ouest du pays. Selon plusieurs témoins, les forces de police ont tenté d’empêcher l’organisation de la marche d’aujourd’hui à Mascara et à Tiaret. Il y a eu, dans ces wilayas, plusieurs dizaines d’interpellations.

Politique

L’Union européenne “préoccupée” par la condamnation du journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Union européenne suit avec “préoccupation” la situation du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné le 10 août à trois ans de prison ferme, a déclaré vendredi une porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, assurant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

“Nous suivons avec préoccupation la situation du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”, a déclaré la porte-parole Nabila Massrali.

“Nous traitons des cas individuels et des questions relatives aux droit de l’Homme à différents niveaux dans le cadre du dialogue entre l’UE et l’Algérie”, a-t-elle assuré, ajoutant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

Arrêté le 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation populaire à Alger-centre, le journaliste Khaled Drareni est en détention depuis le 29 mars pour “incitation pour attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”.

Lors du procès qui s’est déroulé le 03 août, le procureur de la république a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, 100.000 DA d’amende et une privation des droits civiques pendant quatre ans contre le journaliste et ses co-accusés: les activistes Samir Belarbi et Slimane Hamitoche.

Le 10 août, le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict condamnant le journaliste à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende. Les deux activistes, placés sous mandat de dépôt le 10 mars et libérés le 02 juillet, ont été condamnés à deux ans de prison dont quatre mois ferme.

La condamnation du journaliste Khaled Drareni a généré une large campagne de solidarité en Algérie comme à l’étranger où plusieurs ONG et associations ont réclamé sa libération. Ses avocats, qui ont dénoncé un “procès politique”, ont fait appel du verdict.

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Politique

Pétrole: Le Brent à 44,57 dollars le baril

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Les cours du pétrole étaient en baisse vendredi, dans le sillage de la veille, lestés par les perspectives moroses de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à propos de la demande mondiale de pétrole pour 2020 et 2021.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 44,57 dollars à Londres, en recul de 0,87% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,88% à 41,87 dollars.

“La hausse déclenchée par les données sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis mercredi s’est éteinte aussi vite qu’elle avait commencé”, ont constaté des analystes de Oanda.

“Les prix ont subi des pertes en raison de l’inquiétude renouvelée (des investisseurs) concernant l’évolution de la demande de pétrole dans le monde”, ont-ils expliqué, faisant référence aux données publiées la veille par l’AIE.

L’AIE prévoit que la demande de brut chute cette année à 91,9 millions de barils par jour (mbj), soit 140.000 de moins que prévu jusqu’alors, avant de rebondir à 97,1 mbj en 2021, soit 240.000 de moins que prévu.

Elle impute ce repli à la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, avec la crise sanitaire.

Mercredi, c’est l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui avait déjà légèrement abaissé son estimation de la demande mondiale de pétrole en 2020.

Par ailleurs, la Chine, qui est restée un moteur pour les marchés pétroliers pendant la pandémie, pourrait bientôt ralentir ses importations car les stocks continuent d’augmenter à des niveaux records, prévoient des observateurs du marché.

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Politique

Condamnation de Khaled Drareni : L’étrange réaction de Belhimer

Melissa NAIT ALI

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© DR | Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme

Le ministre de la communication Ammar Belhimer contenue son acharnement contre le journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme. Alors que les réactions condamnant la lourde peine infligé au directeur du site Casbah Tribune, le porte-parole du gouvernement, tente de le charger à nouveau arguant qu’il n’est pas en possession de la carte du journaliste professionnel.


« Drareni n’a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle prévue par l’article 76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012», lance-t-il, dans un communiqué diffusé intégralement par l’agence APS.

Selon lui, « aucune demande n’est parvenue à cet effet aux services compétents du ministère de la part de Khaled Drareni ». Drôle de justification. Khaled Drareni qui a commencé sa carrière de de journaliste au quotidien La Tribune, a fait un passage à la radio chaîne III, avant de travailler pour les chaînes privées, Dzair TV et Echourouk. Tous des médias algérien.

A-t-il besoin d’avoir une carte provisoire du journaliste professionnel pour être reconnu comme tel ? Pourtant, de nombreux journalistes confirmés n’ont pas fait une demande pour l’obtention de ce sésame, qui, faut-il le souligner, a été accordé à des personnes n’ayant aucun lien avec la presse.

Ce qui est encore malheureux est qu’Amar Belhimer passe sous silence la décision de la justice. Bottant toujours en touche, le ministre de la communication revient à nouveau sur l’absence d’accréditation des correspondants des chaînes étrangères.

« Aucun organe ni institution indépendante ayant diffusé ses couvertures et commentaires n’a sollicité des autorités compétentes la délivrance de l’accréditation préalable requise à l’effet de l’employer, en application de l’article 81 de la loi organique (12-05)», dit-il.

Et d’ajouter : « Comme nous avons déjà eu l’occasion de le rappeler s’agissant de l’ambivalence de la relation de travail avec certains organes employeurs étrangers, certains journalistes s’installent comme « correspondants de fait » – non accrédités selon les procédures en vigueur – d’organes étrangers, et entretiennent une sorte de « loi du fait accompli » qui les expose à plusieurs risques dont le premier, et non des moindres, est qu’ils ne sont pas reconnus comme correspondants », explique-t-il.

Le ministre estime que « les journalistes en question doivent savoir que les pays des médias qui les emploient n’auraient jamais toléré de telles pratiques sur leurs sols respectifs », souligne-t-il.
« Les voies de recours, cadre idoine et exclusif d’un traitement juste du dossier, permettent à la défense de faire appel de la décision prononcée en première instance, loin de toute ingérence, de toute politisation et de toute manipulation d’une affaire qui, selon les qualifications retenues des faits, ne relève pas du libre exercice du métier de journaliste», soutient encore Amar Belhimer.

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