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Monde

50 journalistes tués en 2020, plus de la moitié dans des pays “en paix”

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

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50 journalistes ont été tués dans le cadre de leur profession entre le 1er janvier et 15 décembre 2020, a indiqué l’organisation Reporters sans frontières (RSF) dans son bilan rendu public ce mardi. 68% de ces journalistes ont été tués dans des pays en paix. 

Publiant ce mardi la deuxième partie de son bilan annuel des exactions commises contre les journalistes dans le monde, RSF a indiqué que 50 journalistes ont été tués depuis janvier dernier contre 53 en 2019. Un chiffre relativement “stable” mais tout de même inquiétant parce que les reportages ont diminué en 2020 du fait de l’épidémie de Covid-19.

De surcroît, d’après RSF, 68% des journalistes tués le sont dans des pays en paix, notamment au Mexique (8 tués), en Inde (4), au Pakistan (4), aux Philippines (3) et au Honduras (3).

“Aujourd’hui, la proportion des journalistes tués dans  des zones déchirées par la guerre (Syrie, Yémen) ou minées par des conflits de basse ou moyenne intensité (Afghanistan, Irak) s’élève à 32%”, indique RSF.

Conditions “barbares” 

Sur l’ensemble des journalistes tués en 2020, 84 % ont été “sciemment visés et délibérément éliminés”, contre 63 % en 2019. Certains l’ont été dans “des conditions particulièrement barbares”, rapporte l’organisation.

C’est le cas du journaliste mexicain Valdivia Rodríguez, qui a “été retrouvé décapité dans l’Etat du  Veracruz”, et de son collègue Víctor Fernando Álvarez Chávez, “rédacteur en chef du site d’information locale Punto x Punto Noticias, a lui été découpé en morceaux dans la ville d’Acapulco”, déplore RSF. D’autres journalistes ont subi des conditions aussi atroces notamment en Inde et en Iran où, respectivement, un journaliste a été brulé vif et un autre a été exécuté.

“La violence du monde continue de s’abattre sur les journalistes, déplore le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Une partie du public considère que les journalistes sont victimes des risques du métier, alors même qu’ils sont de plus en plus attaqués lorsqu’ils enquêtent ou effectuent des reportages sur des sujets sensibles. Ce qui est fragilisé, c’est le droit à l’information, qui est un droit pour tous les êtres humains.“

Pour rappel, RSF a publié le 15 décembre dernier la première partie de son bilan annuel sur les exactions commises contre les journalistes. En 2020, 387 journalistes sont détenus, 54 sont retenus en otage et 4 sont portés disparus, avait indiqué RSF.

 

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