Connect with us

Politique

49e vendredi du Hirak : « non à l’exploitation du gaz de schiste »

Melissa NAIT ALI

Published

on

© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger
© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger

Les vendredis se suivent et se ressemblent pour le mouvement populaire. Les manifestants reviennent toujours dans la rue avec le même entrain et le même engagement. Inlassables ! C’était le cas aujourd’hui, à l’occasion du 49 vendredi du Hirak. Des milliers de manifestants ont battu le pavé dans la Capitale et dans de nombreuses villes du pays pour exprimer, une fois de plus, leur opposition au régime en place et ses politiques.

C’est ainsi qu’ils ont exprimé, ce jour, leur rejet de l’idée d’exploiter le gaz de schiste, évoqué mercredi par Abdelmadjid Tebboune, lors de sa première rencontre avec des représentants de certains titres de la presse, dont des organes publics et privés.

« Dites à Total de le faire à Paris (France) », lancent les manifestants dans plusieurs villes en référence à l’éventuelle exploration par la compagnie française du gaz de schiste. Effectivement, les manifestants à Alger, à Annaba, à Constantine, à Jijel, à Sétif, à Bordj Bou Arreridj, à Bejaia, à Tizi Ouzou, à Bouira, à Oran, à Mostaganem n’ont pas manqué également de charger le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.

« Un président en mal de légitimité et qui veut vendre le Sahara », scandent les foules compactes de manifestants à Alger. Les rues du centre de la Capitale ont été noires de monde. Démarrant de la place du 1er mai, de Bab El Oued et de la rue Didouche, les processions de marcheurs démontrent que le Hirak est loin de s’essouffler, tellement la détermination et l’engagement étaient visibles sur leurs visages.

Brandissant, comme d’habitude, emblèmes, pancartes et banderoles, les protestataires s’en prennent violement au pouvoir, aux généraux et au président Tebboune. « Tebboune illégitime ! C’est au peuple de décider ! Etat civil », lancent-t-ils, en progressant lentement vers la place de Grande-poste, quadrillée comme d’habitude par un impressionnant dispositif policier dépêché sur les lieux dès le début de la matinée.      

Le carré du RCD gazé

Après une semaine de polémique autour de la note du wali d’Alger voulant fermer le siège régional d’Alger du RCD, la décision s’est confirmée aujourd’hui. Même si les agents de police n’ont pas réussi à empêcher le RCD et ses militants de rejoindre le Hirak.

Alors qu’à d’autres endroits la police s’était contentée de fermer les espaces, devant le siège du RCD, sis sur les hauteurs de la rue Didouche Mourad, elle a fait carrément dans l’excès de zèle. Les agents en uniforme ont tenté d’empêcher, durant plusieurs heures, tout rassemblement devant ce siège que le wali d’Alger voudrait fermer les vendredis, on ne sait pour quelle raison.

Vers 14h00, au moment même où le président du RCD Mohcine Belabbas et les militants du parti s’apprêtaient à sortir, le dispositif policier s’est mis à l’écart. Mais le carré du RCD a été ciblé à une centaine de mètres plus bas. Sans raison, les responsables de la police ont ordonné à leurs subalternes de rétrécir la chaussée en formant deux haies rapprochés des deux côtés de la route.

Ils utilisent alors les gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les militants du parti, mobilisés en force pour la journée. Mais en vain, ces derniers refusent de céder et répliquent par des slogans hostiles aux policiers, au wali d’Alger et aux généraux.

A la rue Asselah Hocine également, la police a fait dans la provocation. Alors que la foule des manifestants plus compacte avançait vers la Grande-poste, des policiers, excédés par les critiques qui les ciblaient directement en raison de leurs attitudes face aux jeunes du Hirak, se sont attaqués à des manifestants et ont tenté de procéder à l’arrestation de certains d’entre-eux.

Politique

Le PAD sur la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas: “ça laisse présager un précédent grave”

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

Les Forces du pacte de l’Alternative démocratique (PAD) ont réagi ce jeudi à la levée de l’immunité parlementaire du président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, qui, selon eux, “laisse présager un précédent grave”.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi à l’issue d’une réunion tenue au siège de l’UCP à Alger, le regroupement de partis politiques a estimé que l’état des libertés individuelles et collectives “se trouvent totalement laminées par la répression”.

“Cette situation survient à un moment où la liberté de parole devrait logiquement prévaloir. Mais le pouvoir ne s’embarrasse même pas d’un semblant de liberté de choix pour le simulacre référendaire annoncé avec des contours d’une consultation populaire”, a dénoncé le PAD.

“Dans ce cadre d’une croisade du pouvoir contre les libertés, Mohcine Belabbes, président du RCD, est la cible d’une cabale politico-judiciaire qui laisse présager un précédent grave. Après la levée sans ménagement de son immunité parlementaire, une probable privation de sa liberté serait un fait grave et sans précédent”, a-t-il ajouté.

Pour le PAD, “cette attaque n’est pas seulement dirigée contre le RCD, elle cible également le PAD dont il est membre et elle est une mise en garde à tous ceux qui seraient tentés d’entraver, bien entendu par des moyens démocratiques, la démarche autoritaire du régime. Sur le terme, elle vise à empêcher l’expression organisée de l’aspiration profonde du peuple algérien pour une rupture avec le système”.

“En pareil circonstances, les forces du PAD assurent le président Mohcene Belabbas et le RCD de leur solidarité indéfectible”, a conclu le communiqué du PAD.

Pour rappel, les députés de l’Assemblé populaire nationale (APN) ont voté majoritairement pour la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD Mohcine Belabbas lors d’une séance de vote à huit clos tenue le 20 octobre.

Le vote est intervenu suite à la demande du ministre de la Justice Belkacem Zghmati concernant la levée de l’immunité parlementaire de deux députés à savoir Mohcine Belabbas et Abdelkader Ouali.

Continue Reading

Politique

PT: Djelloul Djoudi condamné à trois mois de prison avec sursis

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

Le tribunal d’El Harrach a condamné ce jeudi l’ancien député du Parti des Travailleurs à trois mois de prison avec sursis et 50,000 DA d’amende dans l’affaire qui l’oppose à Nadia Labidi, ancienne ministre de la Culture.

Le Procureur près le même tribunal a requis une peine de 6 mois de prison ferme et une amende de 50.000 Da à l’encontre du prévenu pour “diffamation” contre l’ancienne membre du gouvernement.

Le parti des travailleurs a réagi à “l’étrange” condamnation via un communiqué diffusé sur sa page Facebook, se disant “étonné”.

“Nous venons d’apprendre avec étonnement l’étrange verdict rendu aujourd’hui par le tribunal d’El Harrach dans l’affaire opposant Labidi Nadia la, ex ministre et actuelle députée du PFLN à Djoudi Djelloul, le condamnant à trois (03) mois de prison avec sursis et 50 000 dinars d’amende”, a écrit le PT.

Le Parti des travailleurs rappelle que la plainte déposée par l’ex ministre “portait sur une déclaration de Djelloul Djoudi au journal Liberté le 7 mai 2019 en réponse à une question portant sur la réactivation par Nadia Labidi de sa plainte contre la secrétaire générale du PT 48 heures avant l’arrestation de Louisa Hanoune, le 9 mai 2019”.

Le PT pointe aussi que l’affaire a une relation avec des déclarations datant de 2015 faites par Djelloul Djoudi dans le cadre de son travail parlementaire.

“Ce verdict est des plus incompréhensibles, car les avocats du PT ont démontré, preuves à l’appui, que Djoudi Djelloul n’a fait qu’exercer, dans le cadre de son mandat de député à l’APN, le contrôle parlementaire sur l’action du gouvernement notamment sur les questions de conflit d’intérêt et que dans ce cadre, il jouissait de l’immunité parlementaire”, a dénoncé le parti.

Par conséquent, le PT affirme que ses avocats feront appel de cette décision “qui criminalise le contrôle parlementaire effectif sur la gestion des affaires publiques”.


Continue Reading

Politique

Nouvel incendie sur une installation de Sonatrach

Feriel Bouaziz

Published

on

Un incendie s’est déclaré hier, dans la soirée du mercredi, 21 octobre au niveau du four du deuxième train du centre de traitement du champ El Merk, qui est géré par le groupement Berkine dans le sud du pays, indique ce jeudi 22 octobre, le groupe pétrolier Sonatrach dans un communiqué.

En effet, “un incendie s’est déclenché le 21 octobre 2020 aux environs de 20 h 20 au niveau du four du 2e train du centre de traitement du champ El Merk opéré par le groupement Berkine. Cet incendie a été pris en charge rapidement par les équipes d’intervention du site qui ont sécurisé la zone indiquée avant de procéder à l’extinction de l’incendie du four avec les moyens d’intervention du site“, assure Sonatrach.

La groupe nationale des hydrocarbures précise également que “dans le cadre du protocole mutuelle des équipes d’intervention, des équipes d’interventions de HBNS et d’OURHOUD ont été dépêchées sur les lieux pour  renforcer celles d’El Merk, ce qui a permis de maîtriser la situation et d’éteindre le feu tout en procédant au refroidissement du four et des installations adjacentes afin d’éviter tout risque de reprise du feu », selon la même source.

Grâce à la « mobilisation et la réactivité des équipes opérationnelles et d’intervention anti-incendie ont permis de maîtriser cet incident qui n’a pas enregistré de dégâts humain, ni porté atteinte à l’environnement du site ».

Pour rappel, Sonatrach subit le troisième incendie sur une installation en l’espace de quelques mois, le premier en date s’est produit dans la wilaya d’El Oued suite a une fuite de l’oléoduc OK1, le second était une explosion au niveau d’une unité de production pétrochimique d’Arzew. Le troisième a son tour est une fuite d’un oléoduc survenu il y’a quelques jours de cela au niveau de Touggourt et a causé le déversement que de “très faibles” quantités de pétrole.

Continue Reading
Advertisement

Tendances