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Politique

48e vendredi : Face à un pouvoir inflexible, le Hirak déterminé à maintenir le cap de la mobilisation

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Le mouvement populaire qui bouclera dans quelques jours son onzième mois, semble désormais s’inscrire dans la durée. L’élection d’un nouveau président de la République en dépit d’un rejet massif de cette présidentielle et l’échec-si l’on peut le qualifier ainsi- de la transition démocratique que des centaines de milliers de manifestants et hommes politiques n’ont eu de cesse de clamer depuis le début du Hirak, n’ont pas dissuadé les Algériens -du moins ceux qui continuent à croire en le maintien de la mobilisation pour imposer le véritable changement- à sortir en masse chaque mardi et vendredi pour réitérer leurs revendications à savoir le départ du régime politique en place.

Ce 48e vendredi coïncide avec le 65e anniversaire de la mort du martyr et chef de la wilaya deux (2) historique, Didouche Mourad, tombé au champ d’honneur le 18 janvier 1955. Les manifestants rendront hommage au valeureux martyr comme ils l’ont déjà fait avec d’autres héros de la révolution. L’esprit Didouche sera donc fortement présent dans la rue qui porte merveilleusement son nom.

20H15

Kamel Nemiche a été placé en garde à vue au commissariat Cavaignac. Il sera présenté, dimanche 19 janvier, devant le procureur du tribunal de Sidi M’hamed (Alger).

18H40

Alger les manifestants Zaki Hanache, Hakim Addad, Walid Moussaoui et Samir Larabi ont été relâchés.Il reste le docteur Djamel Oulmane et d’autres arrêtés le matin (source CNLD).

18H10

Alger les manifestant s’en sont pris à la police, qui n’ont pas hésité à réprimer les manifestants pacifiques avant même le début de la marche. Les manifestants ont scandé “policia bravo 3alikoum, wa el Issaba taftakher bikoum”, ( Bravo la police, la bande est fière de vous)

17H35

Alger, arrestation de Walid Aouissi, Hakim Addad et Mokrane Laouchdi à 17H10, source CNLD.

17H20

Tlemcen, les manifestants ont fait une pause devant la prison où croupissent les détenus d’opinion, pour leur apporter soutien en scandant “Allah Akbar Nour El Houda”, en référence à Nour EL Houda Ogadi, incarcérée depuis plusieurs jours.

17H15

Mostaganem, fin de la marche. Les citoyens se sont dispersé dans le calme après une après-midi de protestation. Ils se sont donné rendez vous pour le vendredi prochain.

16H45

Tizi-Ouzou les manifestants ont rendu hommage au martyr de la révolution Didouche Mourad. Un citoyen a brandi le portrait de ce dernier, à l’occasion du 65e anniversaire de sa mort en 1955. Pour rappel, ce dernier est originaire de Tizi Ouzou.

© DR | Tizi ouzou a rendu hommage à Didouche Mourad

16H30

A Alger les manifestants ont déployé une banderole appelant à la libération des détenus politiques sur laquelle figurent les photos de Karim Tabbou, Samir Belarbi, Fodil Boumala, Nour El Houda Ogadi et d’autres détenus d’opinion.

© DR | des manifestants ont déployé une banderole réclamant la la libération des détenus d’opinion

16H15

Sétif. Les manifestants sont au rendez-vous pour ce 48e vendredi de mobilisation contre le pouvoir en place. “Nous avons dit que la Issaba doit partir, c’est soit vous, soit nous”, scandent-ils. Abdelmadjid Tebboune a, lui aussi, subi une violente algarade de la part des marcheurs.

16H05

Grande mobilisation à Tizi Ouzou. Les rues de la ville sont noires de monde.

16H00

Boumerdès. Les Algériens “khawa khawa, wel baltagia m3a el khawana”, scandent les manifestants présents en force pour ce 48e vendredi.

15H55

M’sila. Les manifestants sortis en masse pour ce 48e vendredi rejettent l’initiative du dialogue lancée par Abdelamdjid Tebboune et exigent la libération de tous les détenus d’opinion.

15H40

Alger. Le nombre de manifestants est plus important que lors de la marche du vendredi passé.

© DR l

15H30

Imposante marche à Oran. Les milliers de manifestants revendiquent un Etat civil et non militaire.

15H25

Mostaganem la mobilisation a été encore une fois au rendez-vous, les citoyens de cette ville sont décidés à l’instar des autres wilayas de maintenir la pression jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

15H15

Les habitants de Médéa toujours au rendez-vous pour une nouvelle journée de manifestation contre le pouvoir en place.

© DR l

15H00

Mostaganem: Un manifestant exprime à sa manière le rejet du Président élu sans la volonté populaire.

14H45

Tlemcen. Les manifestants sont au rendez-vous pour ce 48e vendredi contre le pouvoir en place. Les marcheurs critiquent sévèrement la presse et promettent la poursuite du Hirak pour en finir avec la “Issaba”.

14H40

Imposante marche à Constantine. Les manifestants envahissent les rues de la ville exigeant le départ du pouvoir en place et la libération de tous les détenus du Hirak.

14H32

Alger : La rue Asselah Hocine est noire de monde en ce 48e vendredi de Hirak

© El Khabar

14H30

Alger : “Ya didouche artah, sa nouwassilou el kifah” (Didouche repose en paix, on poursuivra notre révolution), scandent les milliers de manifestants à la rue Didouche Mourad.

14H20

Les manifestants tirent à boulets rouges sur les forces de l’ordre : “Haggarin talaba, chiyatine el 3issaba”

14H13

Tizi Ouzou : Des milliers de manifestants marchent dans une ambiance sereine et clame exigeant l’instauration d’un Etat démocratique et appellent au respect des libertés.

14H10

Batna : les manifestants dans la rue pour exiger le départ du pouvoir en place.

14H00

Début de la manifestation à Annaba. “Le Président est illégitime, nous poursuivons la marche”, “Etat civil et non militaire”, crient à tue-tête les marcheurs.

13H50

Les manifestants promettent de poursuivre le Hirak scandant à gorges déployées “Ya hna ya ntouma, maranach Habssin” (C’est nous ou c’est vous, on ne s’arrêtera pas)

13H48

Bouira : Des milliers de manifestants ont investi la rue pour exiger une nouvelle fois le départ du régime politique en place.

13H45

Début de la manifestation à Alger. Des milliers de personnes sont sortis dans les rues de la Capitale scandant “Allaho Akbar, Didouche Mourad” .

13H40

Le journaliste Zoheir Aberkane a été interpellé par la police à Alger alors qu’il couvrait le début de la marche de ce 48e vendredi.

13H35

Début de la manifestation à Béjaia. Des milliers de manifestants sont dans la rue pour réclamer un véritable changement politique dans le pays.

13H00

Alger : Plusieurs interpellations ont eu lieu à côté de la Mosquée Errahma. La chasse à l’homme se poursuit.

11H50

Climat tendu à Alger-centre ce matin. Plusieurs dizaines de manifestants arrêtés. La police court derrière les manifestants qui se cachent dans les petites ruelles. Rcd 03 fourgons cellulaires stationnés. Mosquée Errahma encerclée. (Source Bouzid Ichalalene).

11H47

Les manifestants chassés par la police scandent en choeur “ya lil 3ar policier wella haggar” (quelle honte, le policier est devenu un oppresseur).

11H45

Début de la marche à Alger. Une centaine de manifestants tentent de rejoindre la rue Didouche Mourad en vain. Les policiers déployés sur les lieux ont repoussé ces derniers.

11H30

Les premiers manifestants arrivent à la rue Khelifa Boukhalfa.

Politique

Activistes du hirak : « nous voulons aller vers une conférence unitaire »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Conférence de presse des activistes de la société civile

Plusieurs collectifs de la société civile, regroupant aussi des activistes présents dans le hirak, veulent aller vers une « conférence nationale unitaire », ouverte à tous les acteurs politiques et sociaux engagés avec le mouvement populaire. C’est ce qu’ils ont expliqué les initiateurs de cette nouvelle démarche, lors d’une conférence de presse, tenue finalement au siège de l’association SOS disparus, après avoir été empêchés, dans la matinée, de l’organiser au niveau de l’hôtel d’El Biar.

En effet, des acteurs du “Hirak” d’au moins 21 wilayas ainsi que de la diaspora, devront prendre part, selon eux, « à la conférence prévue jeudi prochain à la salle Harcha d’Alger ». Une conférence qui devra, expliquent-ils, adopter une « Proclamation du 22 février », en référence à la date des premières grandes manifestations contre la candidature à un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

« La Proclamation du 22 février est un texte consensuel qui sera présenté lors de cette conférence. Le document s’inspire des revendications du Hirak et de ses slogans », précise Saïd Salhi, membre du collectif de la société civile pour le changement et vice-président de la LADDH. Selon lui, « Yetnahaw Ga3 » (Qu’ils dégagent tous, ndlr), l’une des revendications phares de la contestation, traduit un fort désir de rupture et d’un nouveau système ».

Refusant de se présenter comme des représentants du Hirak, les initiateurs affirment que leur but est de donner « une alternative politique au mouvement ». « Nous sommes partie prenante du hirak. Nous sommes un prolongement de ce qui s’est passé aujourd’hui à Kherata (marche de célébration du 1er anniversaire du hirak) et on s’inscrit totalement dans le hirak », souligne d’emblée Saïd Salhi. Selon lui, le hirak a sécrété différentes sensibilité et il est temps « d’aller vers une conférence unitaire.

La deuxième année du Hirak doit être celle de l’organisation ». « Le but est de réunir l’ensemble des sensibilités autour d’une charte unique. Un document qui sera rendu public à l’issue de la conférence », indique pour sa part, Abdelhafid Tamert. La conférence de jeudi reste, cependant, tributaire de l’autorisation des services de la DRAG de la wilaya d’Alger.

Durant toute la conférence, les différents intervenants sont restés prudents, en insistant sur leur qualité. Il ne s’agit pas de parler au nom du Hirak ou de se substituer à celui-ci. C’est une initiative parmi d’autres. Aujourd’hui, l’urgence est de permettre des jonctions et des connexions entre tout ce qui se fait comme propositions au sein du Hirak en vue d’aller vers des propositions unitaires et consensuelles.

Cela va permettre au Hirak de construire un rapport de force politique et traduire les revendications exprimées dans la rue de manière consensuelle en une plateforme unitaire », soutiennent-ils. Les initiateurs affichent aussi l’ambition de « rassembler tout le monde quelles que soient leurs différences idéologiques ». « Ce qui doit prévaloir c’est notre amour pour ce pays, l’unité nationale par l’acceptation de l’autre, et enfin notre engagement avec le Hirak et cette volonté populaire qui demande le changement », estime l’avocat Me Hafid Tamert.

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Recensement général de la population au deuxième semestre de 2020

Achour Nait Tahar

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© DR | Recensement général de la population au 2e semestre 2020

Un recensement général de la population sera effectué au deuxième semestre de l’année en 2020, c’est ce qu’a annoncé dimanche 16 février, le ministre des finances, Abderrahmane Raouya.

Intervenant lors de la réunion du gouvernement et les walis, le ministre précise que cette opération aura lieu pour la sixième fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Raouya souligne l’importance que revêt cette opération, considérée comme un outil principal de prise de décisions pour les pouvoir publics que se soit au niveau central où local.

Ce recensement permettra également, ajoute le ministre, de répondre aux impératifs de planification et de conception des programmes de développement et de renforcement des outils d’analyse et de recherche.

S’agissant de la contribution des dépenses publiques au financement des programmes de développement, le ministre a souligné que le mode des dépenses employé auparavant ne peut être conservé compte tenu de la situation économique actuelle, qui “nécessite plusieurs réformes de la fiscalité locale”.

Dans ce contexte, Raouya a révélé que la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) représente environ 48% du total des recettes fiscales des collectivités locales. Le montant de la recette est de l’ordre de 221,5 milliards de dinars, sur un total de 463,3 milliards de dinars obtenus par les collectivités locales en 2019.

Il a ajouté que les collectivités locales “ne font pas d’efforts suffisants pour recouvrir leurs propres ressources financières“, soulignant la préparation de “nouvelles réformes” qui prévoit la suppression de la TAP. Les collectivités locales doivent se baser sur d’autres ressources fiscales.

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Rencontre Gouvernement-walis : Vers la criminalisation de l’évasion fiscale

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a annoncé, dimanche à Alger, la préparation d’une loi criminalisant le non-paiement des impôts.

“Une loi criminalisant le non-paiement des impôts est prévue, à l’instar de ce qui est vigueur dans plusieurs pays à travers le monde, dont les Etats-Unis où le non-paiement des impôts est considéré comme étant un crime économique”, a déclaré le Président Tebboune à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis.

“Certains prétendent être parmi les plus riches de ce pays, alors qu’ils figurent en bas du classement des contribuables, tandis que le fonctionnaire, lui, s’acquitte de ses impôts par retenue sur salaire”, a soutenu le Président. .

Par ailleurs, M. Tebboune a évoqué les créances bancaires de certains investisseurs, ayant dépassé 1.000 milliards DA en janvier 2020.     

“En janvier dernier, certains investisseurs devaient un montant de 1216 milliards DA aux banques”, a-t-il dit.

“Le passé récent tragique a provoqué une hémorragie des fonds de l’Etat, en devise et en dinar, c’est pourquoi les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur les méthodes à même de garantir les financements”, a ajouté le Président Tebboune.

“Le financement existe mais les remboursements ne sont pas effectués”, a affirmé le Président de la République

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