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48e mardi : Les étudiants dénoncent le forcing du pouvoir

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© INTERLIGNES Media| 48e mardi des étudiants à Alger

La mobilisation ne fléchit pas. Malgré la répression qui marque ostensiblement sa présence dans le Hirak, les étudiants ne jurent que par la poursuite de la révolution du sourire. La détermination, l’intransigeance et le refus demeurent les maîtres-mots du mouvement populaire. Ce mardi, les jeunes militants du Hirak estudiantin battent le pavé dans différentes régions du pays et confirment une nouvelle fois qu’ils continueront de faire de la résistance face à un pouvoir toujours inflexible et “sourd”.

Peu avant 11h à la place des Martyrs, les étudiants organisent le traditionnel débat pour discuter de la situation politique dans le pays et des perspectives du Hirak. Des citoyens de tous bords, dont les pancartes commencent à se dresser au dessus des têtes, n’ont pas hésité à prendre part au débat. La détermination et la résistance ont dépeint une nouvelle fois la marche.

“Silmiya, Silmiya, nos revendications sont légitimes”, “restons pacifiques et unis, on battra les corrompus”, “revenons à l’histoire, c’est vous (les tenants du pouvoir) qui avez trahi la révolution”, “Nous resterons toujours debout !”. Ces slogans ont rythmé le début de la marche affichant la conscience politique chez ces jeunes étudiants qui ne cessent de s’affûter.

Dénonçant la répression et l’usage de la force pour disperser les rassemblements, les étudiants chargent violemment le pouvoir. “Vous avez piétiné la Constitution ! Nous vous avons demandé d’appliquer la loi. Nous avons tout le droit de manifester et le droit de s’exprimer librement”, scandent à gorges déployées les marcheurs.

© Interlignes

Marchant dans les principales artères de la Capitale, les manifestants ont réitéré l’une des principales revendications populaires à savoir un véritable changement dans le pays. “Tant que cette revendication n’a toujours pas été satisfaite, le Hirak se poursuivra. Nous rentrons chez nous dès qu’on verra le départ de ce régime qui a tout fait pour se faire une nouvelle peau”, fustige une étudiante avant d’ajouter : “Le Hirak bouclera demain son 11e mois et le pouvoir est toujours là. Mais je refuse d’abdiquer car le maintien de la mobilisation est plus que vital pour aboutir à un véritable changement, tant exigé par la plupart des Algériens”.

Les marcheurs ont également exigé la libération des manifestants toujours en détention, parmi lesquels l’étudiante Nour El Houda Oggadi qui a été placée en détention depuis un mois.

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53e mardi : “Le Hirak se poursuivra, car il s’agit de notre dignité”

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Le mouvement de protestation populaire boucle sa première année de mobilisation contre le régime en place sans que celui-ci n’affiche une véritable volonté pour répondre aux revendications du peuple. La détermination des Algériens reste donc inébranlable, signe de vivacité et de force durables d’un “Hirak” dont le pouvoir misait -en employant la répression policière et le harcèlement judiciaire contre les manifestants- sur le dépérissement.

Toujours aussi déterminés et intransigeants à l’égard du système politique en place, des milliers d’étudiants et citoyens de tous âges ont battu le pavé pour ce 53e mardi réclamant dans la foulée la satisfaction de leurs revendications qui n’ont toujours pas trouvé une oreille attentive. Les manifestations hebdomadaires drainent, désormais, de plus en plus de monde à mesure que le pouvoir poursuit son entêtement à se maintenir.

Marchant par milliers, les manifestants ont d’emblée chargé le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune en entonnant en choeur le fameux slogan “Tebboune mzaouar, jabouh el askar, makanch echarîa”, (Tebboune est un président fantoche ramené par les militaires. Il n’a pas de légitimité).

On pouvait entendre aussi : «Qolna el îssaba t’roh, ya hnaya ya entouma !» (On a dit que la bande doit partir. C’est nous ou bien vous), «Djazair horra dimocratia !» (Algérie libre et démocratique).

Sur les pancartes brandies, on peut lire, “notre révolution est une question de dignité”, “la fierté, l’espoir et l’avenir appartiennent aux étudiants”, “l’Algérie a besoins des profs, pas des flics”, “nous continuons de marcher jusqu’à ce que ce que le changement se produise”, “

“Même si l’on ne constate aucun changement sur le plan politique après une année de mobilisation, -c’est à dire que le pouvoir recourt toujours aux mêmes procédures, adopte le même comportement et ses symboles sont toujours là- , il est toutefois important de dire que le Hirak, de son côté, a gagné en force et en détermination”, témoigne un étudiant.

Pour les perspectives, le jeune étudiant est convaincu que «le Hirak va s’installer dans la durée” car il s’agit selon lui, “de la dignité des Algériens”.

“Les Algériens poursuivront leur mouvement pacifique jusqu’à le départ de tous ces prédateurs. C’est un combat de longue haleine, et nous devons rester déterminés et patients si nous voulons aboutir à notre démarche. Nous devons aussi fixer des objectifs à court, à moyen et à long termes en restant attachés à nos principes qui sont la solidarité, l’unité, le pacifisme”, insiste-il.

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52e mardi : La police tente de réprimer la dernière marche avant l’anniversaire du hirak

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Pour le 52ème mardi de mobilisation consécutif, des étudiants rejoints par des des citoyens de tout âge, et dont la détermination est loin d’être entamée, ont battu le pavé dans la Capitale et dans plusieurs autres villes du pays. Pour les protestataires, il n’y a pas l’ombre d’un doute : le Hirak se poursuivra jusqu’au “changement total du système”.

Ce mardi 18 février, une procession de milliers d’étudiants protestataires s’est ébranlée de la Place des Martyrs pour sillonner plusieurs rues de la Capitale. Le mot d’ordre est toujours le même  : maintenir la pression jusqu’au bout, notre Hirak continue”.

Ils étaient ce mardi plus nombreux à avoir marché, drapeaux et pancartes en main, pour revendiquer comme ils l’ont toujours fait depuis le 22 février 2019, la fin d’un pouvoir despotique et le départ des prédateurs qui n’ont apporté au pays que misère et désolation.

“Qolna issaba trouh, ya hna ya ntouma” (On a dit la bande doit partir, ou bien c’est nous ou bien c’est vous), “Tebboune mzaouar, jabouh el aâsker !» (Tebboune l’illégitime, emmené par l’armée), scandaient les hirakistes qui tenaient à reprendre en chœur un autre slogan: “le peuple veut la chute du système”. Sur une banderole fièrement déployée par des étudiantes, le message est bien clair. “Au départ, vous (tenants du pouvoir) nous aviez ignorés, ensuite, méprisés, puis vous nous aviez combattus, mais nous allons vaincre pour la patrie”.

“Nous sommes ici pour le 52e mardi de mobilisation consécutif pour réclamer, une nouvelle fois, le départ du régime en place ainsi que tous ses symboles. Nous en avons marre de ce régime. Rien ne semble changer. Les anciennes pratiques du pouvoir sont toujours là. La répression bat son plein et celui qui veut exprimer son indignation ou son mécontentement finira en prison. De quelle démocratie parle-t-on alors? le peuple doit impérativement poursuivre le Hirak car le pouvoir et déterminé aller jusqu’au bout de on plan”, assène un étudiant.

La communauté estudiantine n’a pas, comme il fallait s’y attendre, oublié les détenus qui croupissent toujours en prison pour leur opinion. Ceux-ci ont eu droit et à leurs pancartes et à leurs slogans. “Libérez les détenus”, scandaient, de temps à autre, les hirakistes. Les portraits de Karim Tabbou, Fodil Boumala et bien d’autres ont été également brandis. 

Mais la marche ne s’est pas déroulée dans le calme. La stratégie répressive a repris de plus belle et l’interdiction de l’emblème amazigh lors des marche semble être de nouveau ordonnée. En effet, un manifestant a été interpellé ce mardi par les services de sécurité alors qu’il brandissait l’étendard amazigh. Mais les policiers ne se sont pas contenté des arrestations, Ils ont, sans motif aucun, violenté des journalistes qu’ils couvraient la marche, parmi eux notre collègue Bouzid Ichalalene. “Des policiers se sont approchés de moi pour carrément m’agresser sans aucun motif. Ils m’ont cassé mes lunette de vue”, témoigne-t-il.

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51e mardi : détermination, maître-mot de la révolution estudiantine

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Les jeunes révolutionnaires ont fait preuve, une nouvelle fois, d’une remarquable constance pour ce 51e mardi de mobilisation. Il étaient plusieurs milliers à battre le pavé des rues de la Capitale, Alger, comme ailleurs, notamment à Tizi- Ouzou, Oran, Constantine pour crier leur rejet du régime “honni” et réclamer le passage vers une transition démocratique en rupture avec les anciennes pratiques ayant conduit le pays vers la dérive.

Ils ont juré de maintenir le cap jusqu’à ce que toutes les revendications soient satisfaites. Déterminés, les yeux rivés sur un avenir radieux pour une Algérie qui a tant souffert des affres des politiciens-prédateurs et des hommes d’affaires opportunistes, les jeunes hirakistes ont marché par plusieurs milliers ce mardi faisant savoir que l’abdication n’est pas un vocable ayant cours dans les rangs des révolutionnaires.

Soutenus par de nombreux citoyens, tous âges confondus, les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au pouvoir l’invitant tout bonnement à déguerpir pour laisser la place à la nouvelle génération et aux personnes intègres et compétentes. Parmi les chants entonnés : “Tebboune m’zawar djabouh el askar, makache echar’îya, echaâb et’harrar houa elli y qarrar, dawla madania!» (Tebboune est un président fantoche ramené par les militaires. Il n’a pas de légitimité. Le peuple s’est libéré, c’est lui qui décide. Gouvernement civil), «Système dégage, l’étudiant s’engage!» «Qolna el îssaba t’roh ! Ya h’na ya entouma !» (On a dit la bande doit partir. C’est nous, ou c’est vous),

“Je continuerai de marcher tant que le pouvoir est toujours déterminé à se maintenir. Les pratiques sont les mêmes et l’on ne voit aucun changement si ce n’est de nouvelles têtes pour diriger le pays. Nos revendications n’ont pas été jusqu’ici prises en compte, certains juges obéissent toujours aux ordres et plusieurs détenus croupissent encore dans les geôles alors qu’ils n’ont commis aucun crime. Rien n’augure du bon pour l’avenir de notre pays en présence de ces individus. Nous devons rester mobilisés si l’on veut mettre à terre ce pouvoir”, fulmine une étudiante.

Plusieurs portraits des détenus ont été brandis par les manifestants, qui tiennent chaque vendredi et mardi à leur rendre de vibrants hommages pour leur engagement auprès du mouvement populaire qui s’apprête à fêter, dans quelques jours, son premier anniversaire qui aura lieu le 22 du mois en cours.

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