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Politique

45e Mardi de manifestation, les étudiants bouclent l’année 2019 dans la rue

Les étudiants ont été au rendez vous pour ce 45e mardi de mobilisation contre le système en place. Cette marche coïncide avec le dernier jour de l’année 2019, une année marquée par le déclenchement de la révolution du sourire où toutes les régions d’Algérie, sans exception, ont pris part à ce soulèvement populaire pacifique, qui a abouti à la démission de Abdelaziz Bouteflika.

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES | Grande mobilisation lors du 43e mardi des étudiants à Alger
© INTERLIGNES | Grande mobilisation lors du 43e mardi des étudiants à Alger

Les étudiants, soutenus par d’autres citoyens, se sont rassemblés des les premières heures de la matinée au niveau de la place des Martyrs. La marche s’est ébranlée vers 11 heures. Les marcheurs, pancartes et banderoles entre les mains, ont emprunté la rue Bab Azzoun en entonnent les chants révolutionnaires habituels qui retentissent dans les rues d’Alger à chaque mardi et vendredi, depuis 10 mois.

Des citoyens rejoignent la marche tout le long de son itinéraire, les étudiants ont tenu à rappeler le caractère pacifique du mouvement, malgré les attaques dont sont victimes les manifestants dans plusieurs wilayas du pays. Ils ont arboré des pancartes sur lesquelles on peut lire, en arabe, « nahnou silmyoun » (On est pacifistes), « la l’3ounef, la li dholem Mardi 45 » (Non à la violence, Non à l’arbitraire, Mardi 45). Les pancartes appellent également au maintien du caractère pacifique des marches « Le Hirak Acte II la Révolution pacifique continue jusqu’au bout ».

Sur une pancarte brandie par une étudiante, on peut lire « on peut pas vaincre le système par la violence, la violence nourrit le système et le pérennise. Celui qui montre ses muscles contre le système, il apporte la force et pérennité à ce système : le Hirak principes et éthique »

Plusieurs slogans ont été entonnés durant la marche, entre autres « O ya Issaba intikhabat zawartouha, raïs machi char3i, massira nekamlouha » (ô la bande vous avez truqué les élections, le président est illégitime, on continuera de marcher). Un slogan qui fait référence à l’élection présidentielle boudée par la majorité des algériens.

Les manifestants ont également réclamé la libération des détenus d’opinion en entonnant le slogan « atalgou el masadjin ma baouch el cocaïne » (libérez les détenus, ils n’ont pas vendu de cocaïne).

A Oran la mobilisation était au rendez vous, des centaines d’étudiants et de citoyens ont prit part à la marche. Les manifestants ont brandi l’emblème national et des pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans dénonçant la violence dont sont victimes les militants du Hirak ces dernières semaines, notamment dans la capitale de l’Ouest. Des chants pour la libération des détenus politiques ont été chantés tout au long de la marche, ainsi que d’autres pour fustiger l’élection présidentielle «3achra chehour h’na fi thawra djaboulna rais yabi3 el Ghabra», en référence à l’implication du fils de Abdelmadjid Tebboune dans l’affaire de la cocaïne.

 A Bejaïa, ce 45e mardi de manifestation estudiantin a été l’occasion pour ces derniers de fustiger l’appel au dialogue lancé par Tebboune. Les manifestants considèrent cette initiative comme une tentative visant  à saborder le Hirak; S’exprimant sur le sujet, un manifestant déclare à ce propos : « la population rejette le dialogue avec le pouvoir, le seul dialogue qui existe c’est celui qui se fait entre les différentes catégories sociales quotidiennement ».

L’orateur tire à boulets rouges sur Abderrazak Makri, qui a accepté l’offre de dialogue du pouvoir , soulignant de ce fait que « Makri qui n’a jamais prit part  à une marche du Hirak, veut aujourd’hui dialoguer avec Tebboune ». Il estime que ceux qui veulent dialoguer maintenant sont en train de reproduire le système dictatorial, expliquant dans la foulée que la seule issue à la crise émanera du peuple et non du pouvoir.

Les étudiants se sont donné rendez vous pour l’année 2020, pour la continuité du combat pour arracher la liberté.

Journaliste pour INTERLIGNES depuis Mars 2019. Passionné par le reportage et la politique.

Politique

1e anniversaire du Hirak : forte mobilisation, détermination et tension à Alger

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 1er anniversaire de la révolution du sourire

Les Algériens ont célébré de fort belle manière l’anniversaire de leur Hirak. C’est loin des kermesses officielles que le pouvoir en place voulait organiser dans une tentative de récupérer ce mouvement, que les hirakistes ont choisi de marquer cette journée du 22 février.

Pour eux, la marche entamée, il y a exactement une année, n’est pas terminée. Elle a un but et elle se poursuivra jusqu’à « la chute du système ». En effet, au lendemain de la grandiose mobilisation du 53e vendredi, les manifestants sont revenus, aujourd’hui, dans la rue pour dire que le mouvement se poursuivra encore.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées au cœur d’Alger dès les premières heures de la matinée pour dessiner une nouvelle fresque du mouvement pacifique et politique qui continue d’éblouir le monde.

Retour sur une nouvelle journée de mobilisation historique… Les premiers groupes de manifestants se sont constitués vers 10h00 au niveau de la place historique du Hirak, la Grande Poste.

Ils ont vite été  rejoints par des foules, de plus en plus importantes, pour donner naissance, vers la fin de la matinée, à une impressionnante marche qui est étendu de la Grande Poste jusqu’à l’extrême proximité de la Rue Didouche Mourad.

Brandissant des drapeaux, des banderoles et des pancartes portant divers slogans hostiles au régime en place, les manifestants réitèrent leur détermination à poursuivre la lutte pour faire « chuter le système ».

« Nous sommes venus vous dégager! » et « le Peuple veut faire chuter le régime », scandent les manifestants en faisant vibrer Alger-Centre. Les protestataires s’en prennent aussi aux généraux et au président Abdelmadjid Tebboune. « Non au pouvoir militaire, Etat civil et non militaire », « daoula madania, machi 3askaria (pour un Etat civile et non pas militaire) », et « le peule veut la chute du régime », lancent-ils.

Marche avortée vers El Mouradia

Engagé sur la rue Didouche Mourad, des manifestants lancent l’idée de poursuivre la marche vers El Mouradia, siège de la présidence. « Haouel, haouel lil Mouradia (direction El Mouradia)», scandent des jeunes très motivés.

Le mot d’ordre a vit fait du chemin. Et les protestataires se montrent acquis à cette proposition. Ils tentent une première fois de forcer un impressionnant cordon de sécurité, mis en place à proximité du siège régional d’Alger du RCD.

 Pour les repousser, les policiers ont fait usage de canons à eau, des matraques et Gaz lacrymogène. Il y a eu plusieurs blessés, parmi les manifestants. Obligés de reculer, les protestataires, récalcitrants, ont décidé de contourner le dispositif sécuritaire.

Plusieurs dizaines d’entre eux ont, alors, emprunté des ruelles pour se retrouver sur la rue Ahmed Ghermoul, non loin du siège de la Cour des comptes.

Mais ils ne parviennent pas à franchir un nouveau dispositif sécuritaire qui bloque l’accès vers la route principale menant vers la présidence et les quartiers situés sur les hauteurs d’Alger. Et la situation a failli dégénérer, avant que les manifestants ne décident de rebrousser chemin et revenir vers la place Audin où une immense foule continue de manifester pacifiquement.

La manifestation s’est poursuivie jusqu’en fin de journée. Durant la matinée, faut-t-il le souligner, les forces de l’ordre ont empêché des manifestants de Bab El Oued d’organiser leur marcher vers Alger Centre. Outre Alger, plusieurs wilayas ont été également le théâtre de marches organisées par la même occasion.

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Politique

Direct | Le 1e anniversaire du Hirak s’annonce grandiose

Bouzid ICHALALENE

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© Interlignes MEDIA | Manifestation 12 avril 2019 à Alger

Dèja une année ! Le peuple algérien a commencé à envahir massivement les rues du pays depuis le 22 février de l’an 2019. Aujourd’hui, c’est le premier anniversaire de ce mouvement qui continue à surprendre le monde entier avec son caractère Pacifique. Les millions d’Algériens ont défié l’hiver, le mois de Ramahan, le soleil de l’été ainsi quelques tentatives de répression. Hier, la veille de cette anniversaire, les algériens de toutes les wilayas du pays ont battu le pavé à Alger pour le 53e vendredi de mobilisation. Suivons le direct de ce jour d’anniversaire d’un mouvement extraordinaire.

17H15

Les manifestants continuent de manifester à Alger centre .

16H35

Tizi ouzou a vibré aux chants des manifestants qui ont battu le pavé ce 22 février, date anniversaire de la révolution du sourire. Les marcheurs ont réitéré encore une fois la principale revendication de la rue à savoir le départ du système tout entier et bâtir une république nouvelle.

16H25

Unité populaire, maturité politique et pacifisme face à la repression: principales victoires du Hirak selon ce manifestant, c’est le contenu d’une pancarte brandi par manifestant à Alger.

© DR | pancarte qui résume les les victoires du Hirak


16H10

La marche venue de Bab El Oued a été bloqué par la police à la Rue Aslah Hocine.

15H55

Les forces de l’ordre répriment violemment les manifestants qui tentent de marcher sur El Mouradia.

15H2O

La répression n’a pas altéré la détermination des manifestation de continuer le combat et d’aller au bout de leur revendications.

© DR | la répression sur les manifestants à la rue Didouche Mourad

15H10

Une pancarte sur laquelle on peut lire le système n’a pas changé, le Hirak n’a pas changé et l’Algérie ne changera pas si le système n’est pas changé.

© INTERLIGNES | marche du 22 février 2020 à Alger

14H55

Des manifestants ont réussi à contourner les cordons de sécurités et se dirigent vers El Mouradia à la Perrine à proximité de la cour des comptes.

14H24

Des milliers de manifestants occupent la Rue Didouche Mourad après étaient repoussé par les forces anti-émeutes qui a utilisé les canons à eau.

13H52

Plusieurs manifestants ont été blesssé en ce moment lors des affrontements avec les forces de police qui bloquent la rue de didouche mourad, selon le CNLD.

13H50

La police utilise les canons à eau à la Rue Didouche Mourad pour repousser les manifestants qui tentaient de briser le cordon de sécurité pour marcher sur El Mouradia.

13H40

La police charge les manifestants qui tentaient de forcer le cordon de sécurité au niveau du siège du RCD à la Rue Didouche Mourad.

13H30

Mila, les manifestants ont battu le pavé à l’occasion du 1er anniversaire du Hirak. La foule scande des slogans dénonçant l’illégitime du président Tebboune.

13H20

Setif, les manifestants ont envahi les rues de la capitale des hauts plateaux pour ce 1er anniversaire du hirak. La foule scande “madjinach nahtaflou, djina bach tarhlou” (nous sommes pas venus pour la fête, nous sommes venus pour que vous partiez).

13H15

Rue Didouche Mourad, les manifestants qui veulent marcher sur El Mouradia bloqués par un cordon de sécurité.

© Khaled Drareni| les manifestants bloqués par le cordon de sécurité à la rue Didouche Mourad

13H10

La Rue Didouche Mourad est noire de monde, les manifestants tentent de forcer le cordon de sécurité au niveau du siège du RCD.

12H55

Tebessa, le journaliste de la radio locale chassé par les manifestants. Ce dernier est venu couvrir la manifestation comme étant une célébration, ce qui a provoqué la réaction de la foule.

12H50

Les manifestants continuent de sillonner les rues de la capitale avec la même ferveur et la même détermination. Ils entonnent le slogan “makach el hafla kayen erahla” , (il n’y a pas de fête, mais il y a votre départ) au niveau du lycée De la Croix à proximité de la fac centrale.

12H35

Alger les manifestants brandissent le drapeau amazigh et scandent “la Kabylie pouvoir à genou” . Les services de sécurités n’ont pas intervenu pour interpellé les porteurs du drapeau.

12H30

Alger, les services ont érigé un barrage au niveau du siège régional du RCD à la rue Didouche Mourad pour empêcher les manifestants de marcher sur El Mouradia.

12H13

Arrivée des manifestants venus de Belcourt, EL Harrach , Kouba et d’autres quartiers au boulevard Amirouche et la grande poste.

12H05

Constantine, les manifestants ont envahi les rues de la ville pour une deuxième journée consécutive pour marquer le 1er anniversaire du hirak. les marcheurs scandent “Djazyer houra dimokratia” (Algérie libre et démocratique.

11H40

Jijel les manifestant ont égalment investi les rue à l’occasion du 1er anniversaire du hirak, les marcheurs entonnent le slogan “madjinach nahtaflou djina bach tarhlou” (nous sommes pas venu pour fêter, nous sommes venu pour que vous partiez).

11H35

Bejaia, les manifestants ont envahi les rues de la capitale des hamadites à l’occasion du 1er anniversaire de la révolution du sourire. Les marcheurs scandent des slogans hostiles au pouvoir et d’autres à la gloire de la révolution en marche.

11H34

Tebessa, la mobilisation a été au rendez vous dans cette wilaya de l’est du pays. Les manifestants ont entonné le slogan “echaab yourid isqat enidham” (le peuple veut la chute du système).

11H30

Les manifestants empruntent la rue Larbi Ben M’hidi, ex. Rue d’Isly après avoir été empêché par la police de passer par Boulvard Zighout Youcef.

11H25

Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles des slogans qui résument la situation du pays sont écrit.

Une manifestante portant une pancarte sur laquelle on peut lire “le peuple sait qu’il est sous le règne du 5e mandat avec des figures différentes, c’est pour ça que le hirak continue“.

© INTERLIGNES | 1e anniversaire du hirak à Alger

11H20

les manifestants sillonnent les rues de la capitales, ils scandent “hada hirak machi cinéma” (C’est un mouvement et non du cinéma).

11H12

Bouira, les citoyens de cette ville est ses environs ont battu le pavé à l’instar des autres villes du pays à l’occasion du 1er anniversaire du hirak et continuer le combat pour la démocratie.

11H00

Alger les manifestants marchent à la grande poste. Les marcheurs brandissent des drapeau et des pancartes scandent des slogans hostiles au pouvoir.

10H50

Début de la manifestation à la place des martyrs

10:30
La police empêche tout rassemblement à Bab el Ouad. Quelques manifestants se sont faits embarquer aux alentours de la placette des trois horloges.

10H10
Le dispositif sécuritaire déployé dans le centre est le même déployé hier. Il est léger par rapport aux vendredis précédents.

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Politique

53e vendredi du Hirak : historique et grandiose mobilisation

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 53e vendredi de la révolution du sourire

Historique ! Il y a eu, aujourd’hui, comme un air du 22 février 2019. Des millions d’Algériens ont battu, comme c’était le cas il y a une année, le pavé à Alger et dans l’écrasante majorité des villes du pays pour célébrer le mouvement populaire qui fait barrage au 5e mandat.

Mais pas seulement. A Alger, au centre, à l’est et à l’ouest du pays, des foules immenses ont envahi les rues et ruelles du pays pour exprimer leur rejet du pouvoir en place. En effet, le 53e vendredi de la mobilisation populaire coïncidant avec le 1er anniversaire du mouvement populaire, a été marqué par un retour en force des manifestants.

Dans la capitale, des foules impressionnantes ont envahi, dès les premières heures de la matinée, le centre villes pour dessiné un tableau mémorable. Les rues étaient noires de monde, des foules compactes se sont amassées dans les centres urbains et des marches s’étendent sur des kilomètres…

 Comme durant les premières semaines de la mobilisation populaire, les manifestants ont pris d’assaut la ville. Le dispositif policier, d’habitude renforcé, a été très allégé. Les forces de l’ordre sont plutôt chargés de fermer les axés menant vers El Mouradia, craignant sans doute que des manifestants décident, comme ils le faisaient durant les premières semaines du Hirak, de marcher sur la présidence.

Du coup, la répression habituelle n’a pas eu lieu. On a signalé seulement quelques arrestations de certains activistes. Mais globalement, la manifestation s’est déroulée dans une ambiance bon enfant. Mais les manifestants affichent une détermination à ne pas lâcher le combat pour le changement.

« Nous ne sommes pas venus pour la fête »  

Cette nouvelle journée du Hirak a été, en effet, une occasion pour répondre au président Abdelmadjid Tebboune qui a décrété le 22 février journée de la « cohésion entre le peuple et son armée ».

« Ma djinech nahtaflou, djina nenahwkoum (Nous sommes venus vous dégager, pas pour faire la fête) », lance les contestataires, à la place Audin, à la Rue Asselah Hocine, à la place du 1er mai et à la rue Hassiba Ben Bouali.

Brandissant des emblèmes, des pancartes et des portraits de détenus, dont Karim Tabbou, Foudil Boumala et Abdelwahab Fersaoui, les marcheurs affichent aussi leur satisfaction de voir que le mouvement se renforce. « Cela rappelle les premières semaines du mouvement », constate un des manifestants, très content de voir l’ampleur de la mobilisation.

Une mobilisation qui a commencé, dès les premières heures de la matinée, et qui a atteint son paroxysme aux environs de 15h00. Venant de différentes wilayas, les manifestants ont tenus à être présents en ce jour mémorable. « Les hommes libres de Tlemcen sont là », affirme un jeune, pied dans le plâtre, rencontré non loin de la Grande Poste. Même la jeune étudiante, Nour El Houda Oggadi de Tlemcen était présente aujourd’hui.

© INTERLIGNES |53e vendredi du Hirak

L’emblème Amazigh flotte à nouveau

La journée d’aujourd’hui est marquée, particulièrement, par le retour en force dans les marches d’Alger de l’emblème Amazigh. Les policiers n’ont pas procédé, comme ce fut le cas depuis le mois de juin dernier, à l’arrestation de ses porteurs.

Il n’y a eu, finalement, aucune atteinte à « l’unité nationale ». La marche a été aussi marquée par la présence de nombreuses personnalités, dont la moudjahida Djamila Bouhired, le madjihid Lakhdar Bouregaa et des hommes politiques, à l’image de Saïd Khelil.

Les participants à cette grandiose mobilisation ont repris, pendant de longues heures, des slogans hostiles au président Tebboune, qualifié « d’illégitime », aux « généraux qui tiennent en otage la vie politique du pays » et au ministre de la justice, Belkacem Zeghmati, qui « s’interfère dans le travail des magistrats ».

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