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Politique

42e vendredi : le bras de fer continue à une semaine de l’élection

A une semaine de l’élection présidentielle, les rassemblements et manifestations s’accentuent malgré la répression qui s’est abattue ces derniers temps et qui a “coïncidé” avec la campagne électorale. Les arrestations opérées à tour de bras, lors des sorties des candidats en campagne, n’ont pas affaibli la détermination et la mobilisation des manifestants à travers les régions visitées par les prétendants à la magistrature suprême.
La dualité qui oppose les anti-élection, qui sont une très forte majorité, aux pro-élection, soutenus et protégés par le pouvoir et ses instruments, arrive à son paroxysme à quelques jours de l’échéance électorale. La tension est aux extrêmes.

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© INTERLIGNES | 30e vendredi de contestation à Alger

13H15

Tizi ouzou : début de la 42e marche consécutive de contestation citoyenne contre le système en place. Une très forte mobilisation est, encore une fois, au rendez-vous.

13H50

Alger, place du 1er Mai : début de la marche. Comme à chaque vendredi, les manifestants se sont rassemblés en attendant la fin de la prière du vendredi, synonyme du début de la marche.

13H55

Alger : c’est le coup d’envoi de la 42e marche consécutive depuis le début de la révolution du sourire, la détermination et la ferveur sont intactes. Les manifestants scandent “hna Ouled Amirouche marche arrière ma newalouch (nous sommes les fils de Amirouche, nous ne ferons pas machine arrière)”.

14H05

A Alger, rue Didouche Mourad, les manifestants scandent “ba3ouha el khawana ba3ouha djibouha ya l’ouled djibouha

14H10

Guelma : la mobilisation est au-rendez vous pour cette ultime marche avant l’élection présidentielle. Les manifestants scandent des slogans hostiles au pouvoir “la nourid ou la nourid ah ya el khayen houkem el 3asker min djadid (nous ne voulons pas de régime militaire)

14H12

Annaba : forte mobilisation, les manifestants réitèrent leur rejet de l’élection présidentielle avec des slogans hostiles au chef de l’état major, Ahmed Gaid Salah, “ya gayed salah makach lvot 3alyha nahya wa 3alayha namout (Gaid Salah il n’y aura pas de vote, pour cela nous vivrons ou nous mourrons)

14H30

Bouira : les citoyens de cette ville et des régions environnantes ont battu le pavé massivement. Ils entonnent des chants anti pouvoir et visent le chef d’état major de l’armée nommément.

14H40

Sidi Bel Abbes : au centre-ville et sur l’artère principale, axe du tramway, la foule dense venue des quatre coins de la wilaya est mobilisée et scande “La grève générale hata yesqout ennidham , qoulna makach el vot (grève générale jusqu’à ce que tombe le régime, on a bien dit pas de vote), oooh el Issaba djaboulna khamssa diaba (la bande nous a ramené cinq loups, allusion aux 5 candidats)”.

14H45

A Alger, les manifestants ne manquent pas d’imagination. Une manifestante porte une pancarte sur laquelle on peut lire “je suis Cherdhima (insignifiante, en référence au terme utilisé par le pouvoir pour qualifier les manifestants) mais je ne voterai pas contre mon pays, point à la ligne“.

15H20

Biskra : la mobilisation des manifestants ne fléchit pas, à l’image de toutes les autres villes d’Algérie. Les citoyens de la région envahissent la ville, dans une ambiance bon enfant, pour exprimer haut et fort leur total rejet de l’élection qu’ils expriment par “dégage Gaid Salah, had el aâm makach el vot (dégage Gaid Salah, cette année il n’y aura pas de vote)”.

15H38

Alger, rue Asselah Hocine : c’est une véritable marée humaine qui s’est déversée sur cette grande artère de la Capitale. Les manifestants venus de Bab El Oued et de la Casbah scandent “Nhar el Had la grève générale (Grève générale à partir de ce dimanche)”.

15H40

Aïn Temouchent : les manifestants rassemblés devant le siège de la wilaya scandent “La grève générale hata yesqout ennidham (grève générale jusqu’à la chute du régime)”

15H53

Mostaganem : les milliers de manifestants sortis comme à chaque vendredi marchent au cris de “Dawla madania machi aâskaria (Etat civil et non militaire)”.

16H00

Alger : la Grande Poste est cernée par les forces de l’ordre. Malgré le blocus, les manifestants sont en milliers sur toutes les avenues entourant l’édifice qui symbolise la révolution du sourire. La foule est tellement dense qu’il est très difficile d’avancer.

16H05

Alger : impossible d’avancer sur la rue Didouche Mourad tellement la foule est importante. Brandissant des cartons rouges à la main, symbole de l’exclusion dans le sport, les manifestants entonnent à l’unisson “Echaâb Yourid Isqat Gaid Salah (Le peuple veut destituer Gaid Salah)”.

16H15

Aïn Defla : les manifestants marchent aux chants de “Oli Ola Chouhada Djabouha, Oli Ola El Khawana Baoûha (Les Chahids l’ont acquise et les traîtres l’ont vendue, l’indépendance Ndlr)”.

16H30

Skikda : les manifestants portent les portraits des détenus d’opinion, dont celui de Messaoud Leftissi, et clament en choeur des slogans désormais entonnés à travers tout le pays.

16H45

Bordj Bou Arreridj : comme depuis le premier vendredi du Hirak, les citoyens de BBA et des localités environnantes sont fidèles au rendez-vous du vendredi pour affirmer leur détermination à asseoir un Etat démocratique.

© DR | Bordj Bou Arreridj : manifestants marchant pacifiquement.

16H50

Alger : les manifestants remontent la rue DIdouche Mourad, quittant le Centre-ville. Fin de marche du vendredi. La très forte mobilisation de cette 42e manifestation consécutive est symbolisée par cette foule immense qui rebrousse chemin en fin de marche, ne pouvant atteindre le Centre d’Alger, comble de monde. Les chants entonnés et toute cette énergie à clamer les slogans du Hirak, après des heures de marche, dénotent de la volonté qui anime les manifestants et de leur détermination à ne pas baisser les bras.

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