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Politique

42e vendredi du Hirak : « Grève générale pour faire annuler l’élection présidentielle »

Dernier vendredi du Hirak avant le scrutin contesté du 12 décembre prochain. A une semaine de ce rendez-vous, qualifié déjà de coup de force du pouvoir de fait, le mouvement populaire reste déterminé à faire échouer cette farce électorale. En effet, plusieurs centaines de milliers de personnes ont envahi les rues et places de nombreuses villes du pays, dont Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Bejaia, Sétif, Annaba, Constantine, Oran, Mostaganem, Biskra, El Oued… pour dire, à l’occasion du 42e vendredi du Hirak.

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 42e vendredi de mobilisation populaire à Alger.

Scandant les mêmes slogans et affichant la même détermination, les manifestants menacent d’aller vers une action plus radicale en vue de faire annuler la présidentielle prochaine. « Grève générale jusqu’à l’annulation de ce simulacre de scrutin » et « je jure par Dieu que je ne voterai pas pour la bande », lancent des milliers de manifestants à Alger.

Face à la manœuvre des tenants du régime qui ont tenté d’organiser de semblants de marches de soutien aux élections et au chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, les Hirakistes se montrent beaucoup plus représentatifs et beaucoup plus déterminés à aller au bout de leur action visant « à libérer l’Algérie du régime militaire et dictatorial qui la tient en otage depuis plusieurs années ».

« Nous ne voterons pas »

Les protestataires ont d’abord répondu aux allégations du président de l’Autorité des élections (ANIE), Mohamed Charfi, qui estime que seule une minorité s’oppose aux élections. Au contraire, rétorquent les manifestants qui sortent en masse. Dans la capitale Alger, les manifestants ont organisé, comme d’habitude, plusieurs marches.

Des processions interminables de manifestants se sont ébranlées de la place des martyrs, de Bab El Oued, du 1er mai et de la rue Didouche Mourad en direction d’Alger Centre et de la Grande poste, lieu de convergence de tous les marcheurs.

Vers 15h00, la rue Asselah Hocine était bondée du monde. Les protestataires scandent des slogans hostiles à l’élection et au pouvoir en place : « Ce dimanche, c’est la grève générale pour faire tomber le régime ». Vers 16h00, sur la rue Didouche Mourad, la foule est tellement dense que les marcheurs n’ont pas pu bouger pendant plusieurs minutes.

Ils ont brandi alors des cartons rouges, synonymes d’exclusion en football, en entonnant : « Echaâb Yourid Isqat Gaïd Salah (le peuple veut faire tomber Gaïd Salah) ». Les manifestants ont également brandi diverses pancartes et banderoles, sur lesquelles ils précisent que le Hirak ne doit pas être détourné de sa trajectoire initiale.

« Notre problème n’est pas contre les arabes, ni les kabyles ou l’armée, notre objectif est la lutte contre le régime dictatorial », lit-on sur une banderole brandie par des manifestants.

Ces derniers s’en sont également pris, comme d’habitude, au premier responsable du commandement de l’armée, le chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah et son équipe de généraux. « Bye Bye Gaid Salah, had el 3am makench l’vot (cette année il n’y aura pas d’élection) » et « les généraux à la poubelle et l’Algérie recouvrera son indépendance », lancent les foules de manifestants.

Toute cette mobilisation prouve, si besoin est, la volonté populaire de s’opposer au coup de force programmé par les tenants du pouvoir qui veulent forcer le passage en menant à bout cette élection présidentielle. L’énorme mobilisation de ce 42e vendredi du Hirak, à travers les principales villes du pays, est une réponse, on ne peut plus claire, du peuple. Le bras de fer est engagé.

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