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42e mardi : les étudiants insistent sur le rejet des élections

Les étudiants ont marché par milliers pour ce 42e mardi consécutif contre le pouvoir en place, réitérant leur rejet sans conditions de l’élection présidentielle du 12 décembre et réclament, dans la foulée, un “Etat civil et non militaire”.

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© Sami K. El Watan | Marche des étudiants à Alger, mardi 1 octobre 2019

Ils poursuivent sans répit leur révolution pacifique pour une Algérie nouvelle, sans les résidus du régime politique en place. Leur mobilisation est, désormais, plus importante et quasi permanente à mesure que l’élection présidentielle approche. Pour les jeunes protestataires, l’organisation de ce scrutin fera renaitre le pouvoir dont la quasi majorité des Algériens clame l’extinction.

Comme il est de rigueur, depuis le début de la manifestation estudiantine, des jeunes, des travailleurs, ainsi que retraités se joignent à la marche. Le message des manifestants et des citoyens qui ont marché en masse aujourd’hui est clair : “on ne votera pas pour la Issaba“.

Un nouveau slogan a vite trouvé sa place dans le répertoire des mots d’ordre du mouvement estudiantin : “ma tkhawfounach bel 3ochriya, w hna rabatna l’miziriya, (vous ne nous faites pas peur avec la décennie noire, on a grandi dans la misère). Autre chant à succès : «Ahna ouled Amirouche, marche arrière ma n’ouellouche, djaybine el houriya! (Nous sommes les enfants de Amirouche, pas de marche arrière, on arrachera la liberté)».

Le vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, désormais véritable homme fort du pouvoir, est vigoureusement critiqué par les protestataires. “Ecoute traître, Etat civil et pas militaire“, “Gaid Salah, on ne votera pas, dégage“, scandent en chœur les jeunes Hirakistes.

Ils insistent sur cette mascarade électorale, nous insistons sur la poursuite du Hirak. Ils feignent d’ignorer toutes les revendications populaires, mais ils ignorent que le peuple ne fera plus machine arrière et rejette en bloc leur plan. Leurs manœuvres ne servent plus à rien et il n’est pas question de voter pour des larbins qui ne feront rien pour ce pays que de ressusciter ce pouvoir décrépi“, assène une manifestante qui lance un appel au renforcement de la mobilisation et au maintien du caractère pacifique du Hirak.

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Les étudiants exigent la libération des détenus et disent “non” au gaz de Schiste

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© Sami K | 49 mardi de mobilisation à Alger
© Sami K | 49 mardi de mobilisation à Alger

Toujours aussi déterminés, les étudiants ont battu massivement la rue pour ce 49e mardi qui a été marqué par le rejet sans ambages de l’exploitation du gaz de Schiste. Un mot d’ordre qui vient conforter la position de milliers de manifestants sortis vendredi dernier pour contester l’annonce du chef de l’Etat de la nécessité de recourir à cette ressource.

Le mobilisation des étudiants ne cesse de grandir et gagner du terrain à mesure que le pouvoir s’obstine à battre froid toutes les revendications populaire exprimées depuis la naissance du Hirak. Dans la capitale, ils étaient comme chaque mardi nombreux à se rassembler dès la matinée à la place des Martyrs. Les jeunes manifestants rejoints par des citoyens organisent le traditionnel débat afin de discuter de la situation politique dans le pays et des perspectives du Hirak. Aujourd’hui, l’on parle du gaz de Schiste. Une question qui fait débat depuis plusieurs jours.

“Non au Gaz de Schiste”, lit-on sur une pancarte brandie lors de ce 49e mardi. Mais les manifestants ne se sont pas contentés de brandir des pancartes contestant cette question, ils scandent haut et fort pour faire passer leur message : “Gaz de Schistes, faites le à Paris”, crient à gorges déployées les jeunes hirakistes.

“Oui à l’énergie solaire, oui à l’exploitation des eaux souterraines, oui à l’agriculture dans le Sahara, oui au changement du système par des moyens pacifiques mais NON au Gaz du Schiste”, “non au gaz de Schiste. Danger de mort”. Ces messages – pour ne citer que ceux-ci- démontrent le remarquable engagement populaire dans les questions politique mais aussi économiques.

l’infatigable Benyoucef Mellouk, connu pour avoir dénoncé des magistrats faussaires, est toujours fidèle au rendez-vous. Il marche au côté des étudiants avec ses coupures d’articles de presse relatant son calvaire judiciaire. Pour ce militant, la mobilisation populaire se doit de continuer et de reprendre plus fort pour faire fléchir le pouvoir.

Fidèles à leur revendication principale, les manifestants ont exigé le départ du régime. “9olna l’Issaba Troh, ya hnaya, ya ntouma” (on a dit que la bande doit dégager) comme pour affirmer la poursuite de la mobilisation tant que le pouvoir “illégitime” est toujours là.

Tout au long de la marche, les slogans scandés par les étudiants ont été aussi dominés par ceux appelant à la libération des détenus d’opinion, particulièrement l’étudiante incarcérée, Nour el Houda Oggadi.

Les étudiants ont terminé la marche de ce 49e mardi par la récitation de la “Fatiha” à la mémoire des deux pilotes tués, hier lundi, dans un crash d’avion lors d’un vol d’entraînement nocturne.

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48e mardi : Les étudiants dénoncent le forcing du pouvoir

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© INTERLIGNES Media| 48e mardi des étudiants à Alger

La mobilisation ne fléchit pas. Malgré la répression qui marque ostensiblement sa présence dans le Hirak, les étudiants ne jurent que par la poursuite de la révolution du sourire. La détermination, l’intransigeance et le refus demeurent les maîtres-mots du mouvement populaire. Ce mardi, les jeunes militants du Hirak estudiantin battent le pavé dans différentes régions du pays et confirment une nouvelle fois qu’ils continueront de faire de la résistance face à un pouvoir toujours inflexible et “sourd”.

Peu avant 11h à la place des Martyrs, les étudiants organisent le traditionnel débat pour discuter de la situation politique dans le pays et des perspectives du Hirak. Des citoyens de tous bords, dont les pancartes commencent à se dresser au dessus des têtes, n’ont pas hésité à prendre part au débat. La détermination et la résistance ont dépeint une nouvelle fois la marche.

“Silmiya, Silmiya, nos revendications sont légitimes”, “restons pacifiques et unis, on battra les corrompus”, “revenons à l’histoire, c’est vous (les tenants du pouvoir) qui avez trahi la révolution”, “Nous resterons toujours debout !”. Ces slogans ont rythmé le début de la marche affichant la conscience politique chez ces jeunes étudiants qui ne cessent de s’affûter.

Dénonçant la répression et l’usage de la force pour disperser les rassemblements, les étudiants chargent violemment le pouvoir. “Vous avez piétiné la Constitution ! Nous vous avons demandé d’appliquer la loi. Nous avons tout le droit de manifester et le droit de s’exprimer librement”, scandent à gorges déployées les marcheurs.

© Interlignes

Marchant dans les principales artères de la Capitale, les manifestants ont réitéré l’une des principales revendications populaires à savoir un véritable changement dans le pays. “Tant que cette revendication n’a toujours pas été satisfaite, le Hirak se poursuivra. Nous rentrons chez nous dès qu’on verra le départ de ce régime qui a tout fait pour se faire une nouvelle peau”, fustige une étudiante avant d’ajouter : “Le Hirak bouclera demain son 11e mois et le pouvoir est toujours là. Mais je refuse d’abdiquer car le maintien de la mobilisation est plus que vital pour aboutir à un véritable changement, tant exigé par la plupart des Algériens”.

Les marcheurs ont également exigé la libération des manifestants toujours en détention, parmi lesquels l’étudiante Nour El Houda Oggadi qui a été placée en détention depuis un mois.

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Le ministère de l’Enseignement supérieur dément l’augmentation de la bourse estudiantine

Achour Nait Tahar

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Le conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a appelé à une conférence nationale avant le mois de mars prochain « en vue d'élaborer un plan clair et précis devant mettre fin à ce phénomène" de violence après l’assassinat d’un étudiant dans sa chambre universitaire à Ben Aknoun, il y a deux jours.
© DR | Ministère de l'Enseignement supérieur

Un document portant le sceau et l’entête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, faisant état d’une augmentation de la bourse estudiantine, est largement relayé sur les réseaux sociaux, ce jeudi 16 janvier. En effet, ce document s’avère être un faux, c’est ce qu’a annoncé un communiqué du ministère parvenu à notre rédaction.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique informe que ce qui a été colporté sur les réseaux sociaux et attribué au Pr Chems Eddine Chitour, portant sur l’augmentation du montant de la bourse, n’a aucun fondement et dément catégoriquement ces rumeurs. Le montant des bourses n’a connu aucun changement“, précise le communiqué.


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