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3e anniversaire du Hirak : « le pouvoir de fait s’enfonce dans l’impasse du tout répressif », selon le PST

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C’est un constat sans concession, sur la situation politique, que vient de tracer le Parti socialiste des travailleurs (PST), à la veille de célébration du 3e anniversaire du mouvement populaire Hirak.

Le PST, temporairement suspendu sur décision du Conseil d’Etat du 20 janvier dernier, affirme que « la répression a redoublé de férocité ». « Le climat de terreur qui régnait déjà auparavant a été renforcé », constate, ce dimanche, le parti dans une déclaration.

Ce tableau est fait de l’« impressionnant dispositif policier déployé » notamment à Kherrata (Bejaia) le 16 février et de « nouvelles arrestations d’activistes » qui s’ajoutent à plus de 300 détenus d’opinion en prison. « Le pouvoir de fait, loin de prendre les fameuses ‘’mesures d’apaisement’’, promises par certains de ses relais, s’enfonce dans l’impasse du tout répressif et accentue, de ce fait, le musellement quasi total des libertés démocratiques dans notre pays », dénonce le parti de Mahmoud Rachidi, estimant toutefois qu’il « ne peut y avoir de solution policière à un problème politique ».

« Aucune solution policière à un problème politique »

Rappelant « le harcèlement » qu’il subit au même titre que d’autres partis et associations indépendantes, le PST relève les deux poids deux mesures des autorités dans l’application de la loi. « Pourquoi le FLN, dont le dernier congrès date de 2015, soit plus que la durée de 5 ans stipulée par la loi, n’est pas mis en demeure pour se conformer avec la loi ? », se demande-t-il. Avant d’enchainer : « Evidemment, cette histoire de congrès n’est qu’un prétexte pour faire taire notre parti et lui faire payer ses prises de positions politiques et son engagement militant dans le Hirak (…)».

Sur le plan économique, le PST est revenu sur les dernières décisions d’Abdelmadjid Tebboune pourtant gel des taxes, « promulguées par lui-même » dans la Loi de Finances 2022. Ces annonces, en plus de l’allocation chômage décidée, « ne pourront ni cacher le désastre social, ni atténuer l’effondrement économique de notre pays », assène le PST, les qualifiant de « mesurettes » qui interviennent à la veille de la commémoration du 22 février « dans le but de désamorcer une explosion sociale qui se profile dans tout le pays ».

Les décisions de Tebboune visent « à désamorcer une explosion sociale »

A la place de ce genre de décisions, l’Algérie « a besoin d’un vrai projet économique et social et d’une véritable stratégie de développement qui correspondent aux aspirations légitimes de la majorité des algériennes et des algériens », estime le parti, plaidant pour « une augmentation conséquente des salaires des travailleurs ».

« Assemblée constituante »

Pour la concrétisation de cette « alternative » portée par le Hirak, le PST remet au devant de la scène la revendication portant « mise en œuvre d’une solution politique, démocratique et pacifique garantissant le recouvrement par le peuple algérien de sa pleine souveraineté ». « Cette solution exige la mise en place d’une période de transition démocratique, dans laquelle sera organisé un débat national (…) pour déboucher à terme sur l’organisation de l’élection d’une Assemblée constituante souveraine ».

Toutefois, le PST appelle « le pouvoir de fait », à prendre « des mesures politiques d’urgence » dont « la cessation de la répression et dispositions juridiques liberticides », « la libération de tous les détenu(e)s politiques et d’opinion et leur réhabilitation » et « la levée des entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques et syndicales ».

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