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3e anniversaire du Hirak: HRW appelle les autorités à « libérer immédiatement » les détenus d’opinion

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L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights watch (HRW), a appelé, ce lundi 21 février, les autorités algériennes à « libérer immédiatement » les centaines de détenus pour délit d’opinion, dont des citoyens, activistes, journalistes et chefs de partis.

« Les autorités algériennes devraient remettre immédiatement en liberté les défenseurs des droits humains, les activistes de la société civile, les personnalités d’opposition, les journalistes et toutes les autres personnes emprisonnées arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leur droit aux libertés d’expression et de réunion », écrit HRW dans une déclaration.

Cet appel intervient à la veille de la commémoration du 3e anniversaire du mouvement populaire Hirak du 22 février 2019.

Trois ans après, « les autorités maintiennent en détention au moins 280 activistes, dont beaucoup sont liés au Hirak, inculpés ou condamnés sur la base d’accusations vagues », constate l’ONG, précisant que certains de ces détenus « font l’objet d’accusations de terrorisme sur la base d’une définition de ce terme si vaste que cela en devient arbitraire ». « Leur nombre a grimpé en flèche au cours de la dernière année, alors que les autorités ont également pris pour cible des associations et des partis politiques proches du Hirak », regrette-t-elle encore.

Poursuites « arbitraires »

Directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, Eric Goldstein, a estimé que « les autorités algériennes devraient remettre en liberté les centaines de personnes emprisonnées pour leur prise de parole pacifique ou leur activisme pro-Hirak ». Pour lui, « empiler des chefs d’accusation douteux de ‘terrorisme’ et des inculpations vagues comme ‘atteinte à l’unité nationale’ ne peut occulter le fait qu’il s’agit en réalité de réduire au silence les voix critiques d’un mouvement pacifique.»

Rappelant la genèse du Hirak en 2019, HRW constate que « la répression s’est intensifiée après l’élection du président Abdelmadjid Tebboune », précisant qu’à la veille de la célébration de l’anniversaire du mouvement, « au moins 40 personnes détenues à la prison d’El Harrach à Alger ont commencé une grève de la faim le 28 janvier, pour protester contre leur détention qu’elles considèrent arbitraire », citant le CNLD.

« La répression s’est intensifiée » après la présidentielle

En juin 2021, fera remarquer l’organisation, « le président Tebboune a amendé le code pénal par ordonnance, élargissant la définition algérienne déjà exagérément large de la notion de ‘’terrorisme’’ contenue dans son article 87 » et les autorités ont eu recours à cet article « pour poursuivre un nombre croissant de militants, de journalistes et de défenseurs des droits humains », citant les exemples de Hassan Bouras et Abdelkrim Zeghilèche.

HRW dénonce aussi le fait que des partis politiques et des associations soient « pris pour cible », citant les cas du PST dont les activités ont été « suspendues temporairement », de l’UCP en attente d’une décision du Conseil d’Etat sur la demande de dissolution déposée par le ministre de l’Intérieur, et la condamnation à deux ans de prison ferme du coordinateur du MDS Fethi Gharès. Le RCD a, quant à lui, « reçu une mise en demeure du ministère de l’Intérieur l’accusant d’infraction à la Loi n° 12-04 sur les partis politiques », alors que l’association RAJ  a été « dissoute » par un tribunal administratif, et SOS Bab El Oued a vu ses locaux « fermés ».

« Tous ces partis et toutes ces organisations ont activement participé au mouvement du Hirak et  sont membres du Pacte de l’alternative démocratique (PAD), une alliance de forces d’opposition qui s’est formée en juin 2019, pendant le mouvement de protestation », constate enfin HRW.

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