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Politique

36e vendredi : la réponse cinglante de « quelques individus » à Bensalah

Le mouvement populaire répond rapidement au chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, qui a qualifié, jeudi dernier devant le président russe, Vladimir Poutine, le hirak de « quelques individus ».

Melissa NAIT ALI

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Il n’a pas attendu longtemps pour recevoir la cinglante réponse des manifestants qui ont participé massivement au 36e vendredi de la protestation. En effet, l’intervention du chef de l’Etat et son attitude qualifiée de « scandaleuse » à Sotchi en marge du sommet Russie-Afrique ne sont pas passée inaperçu.

« quelle honte ! »

Les milliers de manifestants qui ont pris par la marche d’aujourd’hui le dénoncent vigoureusement. « Ce ne sont pas quelques individus qui marchent, mais tout un peuple », scandent-ils. Des foules immenses venant des différents quartiers de la capitale et qui ont convergé par Alger-Centre, ont toutes tenu à brocarder Abdelkader Bensalah en préparant des slogans spéciaux pour lui. « Bensalah ya l3etrous (Bouc) chetka bina l russe (Bensalah s’est plaint de nous auprès des russes », « quelle honte ! »… condamnent les protestataires.

Ces derniers expriment également leur rejet « du plan du pouvoir en place » et son agenda électoral qui s’apparente plutôt à « casting des anciens du régime Bouteflika » Le 1er Novembre arrive Ce faisant, ils disent tout simplement « non » au scrutin du 12 décembre prochain. « Makench intikhabat ya el 3issabat (pas d’élection espèce de bandes) » et « Les jeunes rahou fi l’boti, kheli la police t-voti (les jeunes fuient le pays sur des barques de fortune et il laisse la police voter) », scandent les protestataires.

Guerre de libération nationale

Vers 15h00, les places de la grande poste et Maurice Audin sont déjà pleine à craquer. Mais les manifestants continuent déjà d’affluer vers le centre ville. « Cela rappelle les premiers vendredis du Hirak », affirme un manifestant. Comme d’habitude, les « hirakiens » ont chargé aussi violement le chef d’état-major de l’armée et les généraux. « Gaid Salah dégage ! », « les généraux à la poubelle et l’Algérie recouvrera son indépendance », « Daoula madania, match 3askaria (pour un Etat civil et non pas militaire) » et « y’en a marre des généraux ! », lancent-ils.

Les participants à cette nouvelle journée de mobilisation annoncent une grande marche à l’occasion de la journée du 1er novembre, date anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale. « Rahou djay Novembre (le 1er Novembre arrive) », affirment-ils. Des appels, rappelons-le, sont lancés depuis quelques jours sur les réseaux sociaux pour organiser une imposante marche populaire à Alger, avec la participation des citoyens de toutes les wilayas du pays.

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Le DG de Ooredoo, Nikolai Bekers, expulsé

Achour Nait Tahar

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Le directeur général de l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo, Nikolai Bekers a été expulsé d’Algérie sur décision du président de la République Abdelmadjid Tebboune, rapporte le journal El Khabar.

L’expulsion du DG d’Ooredoo fait suite à la décision de ce dernier de mettre au chômage plus de 900 salariés de ladite entreprise malgré que celle-ci ne souffre pas de difficultés financières.

Le Chef de l’Etat a ordonné l’expulsion de Nikolai Bekers après avoir été sollicité par les salariés de l’entreprise d’intercéder en leur faveur et mettre un terme aux licenciements.

D’autres sources ont fait savoir que la véritable raison de cette expulsion est plus profonde et qu’elle serait liée à la question du transfert d’argent à l’étranger. Jusqu’à présent, l’entreprise n’a publié aucun communiqué pour confirmer ou infirmer l’information.

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Politique

Le PAD exige la levée des entraves aux droits et libertés, appelle à la libération de tous les détenus d’opinion

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© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.
© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.

Le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) a réitéré, ce mercredi 19 février, son appel à la “libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions”. Il exige également la levée “inconditionnelle” des entraves aux droits et libertés imposées par le pouvoir que le PAD estime “illégitime”.

“L’illégitimité du pouvoir reste entière”, assène le PAD estimant que “la persévérance de la mobilisation populaire a conduit à la libération d’une partie des détenus d’opinion et politiques, victimes de procédés visant à remettre en cause le multipartisme et à criminaliser l’engagement politique”.

Réitérant son appel à libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions avec leur totale réhabilitation ainsi que la levée inconditionnelle des entraves aux droits et libertés », le PAD indique qu’il “appartient à toutes les forces soucieuses de l’avenir du pays d’œuvrer à la convergence de la vision et de l’action pour hâter la concrétisation des exigences démocratiques qui -cela va de soi- sont incompatibles avec le maintien du régime en place”.

Les forces de PAD annoncent, dans la foulée, qu’ils comptent engager dès maintenant “les consultations les plus larges avec toutes les organisations et personnalités qui rejettent le fait accompli des tenants du pouvoir”. L’objectif, selon le PAD, est “l’aboutissement pacifique des revendications démocratiques, économiques et sociales”.

“”Convaincu que seule la résistance paie, le PAD s’associe aux appels qui prônent à faire des dates du 21 et du 22 février 2020, un moment fort de la mobilisation populaire pour disqualifier l’agenda de la régénération du système et jeter les bases d’une nouvelle république. Une république où le peuple choisi librement la forme et la nature des institutions dont il se dote pour satisfaire ses revendications”, conclut le communiqué du PAD.

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Le procès de l’ex DGSN, Abdelghani Hamel, reporté

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Le procès de l’ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, a été reporté mercredi, au 11 mars prochain à la demande de la défense, quelques minutes après son ouverture au Tribunal de Sidi M’Hamed (Alger).

Le procès a été reporté au 11 mars à la demande de la défense des accusés pour “consulter les documents du dossier de l’affaire”. La défense a également sollicité la programmation du procès en “audience spéciale”.    

Abdelghani Hamel est mis en détention provisoire à la prison d’El-Harrache depuis le mois de juillet 2019 pour des affaires liées, notamment, au “détournement de foncier” et d'”enrichissement illicite”.

Deux fils de l’ancien DGSN se trouvent aussi en détention préventive à la prison d’El-Harrach (Alger) pour la même affaire, alors que son épouse et sa fille ont été placées sous contrôle judiciaire.

Hamel avait comparu, début mai, devant le procureur de la République près dudit tribunal pour audition dans le cadre de l’affaire de tentative d’introduction de 701 kg de cocaïne au port d’Oran. Il avait été également auditionné, fin avril, par le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des affaires relatives à des “activités illégales” et “trafic d’influence”.

Parmi les témoins qui devaient se présenter à la barre ce mercredi, figuraient l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, les anciens walis de Chlef et d’Oran, respectivement Mohamed Ghazi et Abdelmalek Boudiaf, et l’ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane.

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