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33e mardi: Les étudiants défient la violence avec « silmiya » et imposent leur marche

La machine répressive a bien été huilée en ce 33e mardi de mobilisation estudiantine. La manifestation juvénile a été fortement caractérisé par des violentes interpellations et des mesures d’intimidation contre des étudiants et citoyens de tout bord descendus dans la rue comme chaque mardi pour revendiquer « pacifiquement » le démantèlement total du système politique en place. 

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Crédit photo: Khaled Drareni. 33e mardi des étudiants réprimé par la police à Alger

Manifestement agacé voire tétanisé par des milliers de voix qui s’élèvent contre l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu le 12 décembre prochain, le pouvoir renoue avec ses anciennes manoeuvres florentines. Arrestations massives et musclées des jeunes étudiants, interdiction des marches et des réunions et fermeture des champs politique et médiatique, le pouvoir « agonisant » passe au coupe de force pour dissuader les hirakistes.

Empruntant leur chemin habituel, des étudiants rejoints, comme à l’accoutumé, par des citoyens de tous bord se sont vite retrouvés face à un impressionnant dispositif policier fortement déployé non pas pour encadrer, cette fois-ci, la marche mais bel et bien pour violenter et malmener les manifestants. En effet, les forces de sécurité ont procédé à des interpellations « sans discernement » des manifestants.

« L’usage de force et de la répression contre un mouvement pacifique, est injustifiée, c’est même senti comme une agression, une Hogra », s’indigne Said Salhi. Pour lui,  « ce climat compromet ces élections, car finalement quelle légitimité dune élection organisée par la force contre le peuple, et encore quelle légitimité d’un président de la république qui se dresse contre son peuple avant même son élection », s’interroge le vice président le LADDH.

Mais la violente répression de la marche de ce mardi, n’a pas induit d’effets dissuasifs à Alger. Quelques centaines d’étudiants et enseignants universitaires, ont improvisé une marche devant la fac central scandant des slogans hostiles au pouvoir et au chef d’état-major. « makach intikhabat yel issabat », « nous sommes étudiants et non des terroristes », « pouvoir assassin », Etat civil et non militaire », scandent indignés les centaines d’étudiants.

Crédit photo: Khaled Drareni

« Nos camarades ont été malmenés, violentés et violemment interpelés alors qu’ils manifestaient pacifiquement comme chaque mardi pour réclamer le départ du pouvoir en place. Leur stratégie « tenants du pouvoir » ne va dissuader le peuple de poursuivre son mouvement de protestation. Ils ne font que renforcer notre mobilisation. Nous continuons de sortir contre ce pouvoir et nous vaincrons si dieu le veut », fulmine un étudiant. Pour lui, « c’est le moment de serrer les rangs car un bras de fer colossal a bel et bien été enclenché ».

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40e mardi : Les étudiants disent « non » à l’élection présidentielle

Des milliers d’étudiants ont défilé dans les rues e la capitale ainsi que dans plusieurs autres villes du pays. Les manifestants « rejettent la présidentielle du 12 décembre organisée par les membres de la bande ».

Bouzid ICHALALENE

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Crédit photo: INTERLIGNES Media. 30e mardi des étudiants ( photo archives)

La marche des étudiants commence à devenir « comme celle du vendredi » nous déclare un enseignant qui continue à manifester tous les mardis. Des milliers d’étudiants, appuyés par d’autres manifestants de tous âges, ont défilé dans le calme dans les rues de la Capitale. « Non au vote de la honte avec la bande« , « l’Algérie n’est pas à vendre » et « Djazair Houra démocratia (Algérie libre et démocratique) », ont scandé les manifestants qui ont entamé leur marche vers 11H00, à partir de la place des Martyrs comme à chaque mardi.

Marco, étudiant, est l’un des membres les plus influents. « C’est normal qu’il se cache derrière un pseudo, car il est visé par les agents des services de sécurité en civil« , nous confie Ania, une de ses collègues. Pour Marco, « le Hirak doit continuer sa mission qui est la revendication d’une Algérie libre et démocratique ».

« Nous sommes contre cette élection de la honte, mais s’ils (les tenants du pouvoir Ndlr) insistent sur sa tenue avec la force, il ne faudra pas qu’on tombe dans ce piège. Au contraire, nous devons rester pacifiques, car c’est ce qui constitue notre force » nous confie l’étudiant qui précise que « même si l’élection aura lieu, il faudra maintenir la mobilisation, car le combat est long » conclut-il.

Les étudiants qui ont sillonné les rues de la capitale jusqu’à la Grande Poste ont mis fin à leur manifestation devant cet édifice public, lieu symbolique du Hirak, vers 13H00. Il est important de signaler que la manifestation s’est tenue dans le calme total et qu’il n’y a eu aucune interpellation.

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39e mardi : Les étudiants vilipendent les cinq candidats et la présidentielle

Ils honorent leur promesse qu’ils ont faites depuis le 22 février soit de poursuivre leur action de protestation jusqu’au départ de tous les résidus d’un régime « décrépit ». Des milliers d’étudiants battent le pavé, ce mardi, pour la 39e semaine de dissidence populaire contre le pouvoir en place. Leur revendications sont les mêmes et leur mobilisation gagne en force et en ampleur à mesure que les élections présidentielle approchent. 

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© INTERLIGNES | 39e mardi des étudiants à Alger.

Comme il est de rigueur depuis le début de la manifestation, des jeunes, travailleurs et retraités se joignent à la marche des étudiants. Le message des protestataires et des citoyens qui ont marché en masse aujourd’hui est clair : « Pas de présidentielle avec la bande », « Traître est celui qui votera le 12 décembre ».

« Les Algériens ont décidé de se défaire des oripeaux de ce ce pouvoir afin d’instaurer une seconde vie dans des habits neufs. Mais les tenants du pouvoir, bien que l’on répugne à les appeler de ce nom, veulent imposer vaille que vaille leur mascarade électorale. Les candidats sont aussi avilis que ce régime. On ne votera pas pour eux et personne ne devrait d’ailleurs le faire ! La légitimité n’est pas accordée au plus fort mais à celui dont le combat rejoint celui du peuple », assène une septuagénaire qui se dit prête à marcher tous les mardis aux côtés des étudiants car, selon elle, c’est à l’avenir de ces jeunes qu’il faudra penser.

Le vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, désormais véritable homme fort du pouvoir est copieusement critiqué par les manifestants. « Ecoute traître, Etat civil et pas militaire », « Gaid Salah, on ne votera pas, dégage », scandent en chœur les jeunes hirakistes.

Manifestation des etudiants à #Alger

Opublikowany przez INTERLIGNES Algérie Wtorek, 19 listopada 2019

Dénonçant l’arrestation puis la condamnation « arbitraires » à la prison ferme des activistes du hirak, les étudiants appellent à leur libération « immédiate » et sans condition. « Quels délits nos frères ont il commis ? Revendiquer ses droits les plus absolus est désormais interdit et ces dictateurs nous parlent d’une nouvelle Algérie sans la « Issaba » et nous exhortent à aller voter ? Mais voter pour qui ? Aucune solution ne peut être avalisée sans le départ de ces gens-là !« , fulmine une étudiante à la place des martyrs.

Les étudiants dont la mobilisation demeure inébranlable réclament la libération de leur camarade, Nour El Houda Dahmani, maintenue en détention depuis plus d’un mois ainsi que tous les détenus du Hirak.

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38e mardi l Imposante marche à Alger : Les étudiants dénoncent « une Justice du téléphone »

Ils sont plusieurs milliers à battre le pavé pour ce 38e mardi de mobilisation estudiantine contre le régime en place. Les étudiants, soutenus par des citoyens, ont dénoncé la condamnation « arbitraire » prononcée par le juge du tribunal de Sidi M’hamed à l’encontre de 21 détenus du Hirak. 

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© INTERLIGNES | Les étudiants dénoncent la condamnation arbitraire de 21 détenus du hirak

Dans les rues de la capitale, comme dans plusieurs villes du pays, les étudiants ont été une nouvelle fois au rendez-vous dans une marche imposante à travers laquelle ils ont dénoncé la condamnation à une année de prison ferme de 21 détenus d’opinion par le juge du tribunal de Sidi M’hamed.

Comme de tradition, la marche estudiantine débute solennellement par « Qassaman » . Les jeunes manifestants soutenus par la présence de citoyens venus de divers horizons sont promptement orientés, par les forces de l’ordre, sous les arcades qui bordent la place des Martyrs. Juste après l’hymne national, les clameurs ont fusé : «Tayha El Djazair !» «dawla madaniya machi aâskariya » (Etat civil et non militaire), « libérez nos frères, ils n’ont pas commis de crime« .

« La coupe est pleine, la coupe déborde ! La justice du téléphone a obéi, une fois de plus, aux ordres de ce pouvoir honni. Une décision arbitraire et une condamnation sans aucun fondement juridique. C’est honteux de voir une justice refusant d’être indépendante. Je dirai au magistrat qui a condamné ces jeunes : honte à vous ! Vous êtes un traitre sans coeur et dépourvu de principes, je vous invite à revoir vos cours de droits ! », fustige un étudiant appelant ses camardes à aller jusqu’au bout même si cela leur coûtera la vie.

Ce mardi, les magistrats ont été la cible des étudiants contestataires. « Magistrats de Sidi M’hamed, vous obéissez aux ordres du traître », « Gaid est devenu un Pharaon », « libérez nos enfants et prenez ceux de Gaid », ont scandé à tue-tête les marcheurs.

Durant la marche, les jeunes manifestants ont redoublé de créativité en faisant entendre à chaque fois de nouveaux slogans bien sentis: « Qodhat Sidi M’hamed, Yaaâbdou fel Khayan », (Magistrats de Sidi M’hamed vénèrent le traître), « Quelle honte, Justice du téléphone », « Nous sommes les enfants de Amirouche, nous ne ferons jamais marche arrière ».

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