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Politique

31e vendredi du Hirak: Gaïd Salah perd la “bataille d’Alger”

 Le pouvoir incarné par le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, vient d’essuyer un nouveau revers. Il perd la “bataille d’Alger” qu’il a voulu fermer devant les manifestants comme un premier pas vers la réalisation de son passage en force électoral. Son instruction donnée aux forces de la gendarmerie nationale d’interdire l’accès à la capitale à tous les manifestants venants des wilayas limitrophes, notamment la Kabylie, a été finalement sans grand effet sur la mobilisation populaire qui s’est encore renforcée à l’occasion de ce 31e vendredi du Hirak.

Melissa NAIT ALI

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Une marée humaine a défiler ce vendredi 20 septembre dans les rues d'Alger

En effet, le vice-ministre de la défense n’a pas réussi à fermer Alger, puisque plusieurs centaines de personnes ont bravé l’interdit et ont réussi à signer leur présence à Alger. “Djina harraga lil3assima (nous sommes venus en harraga à la capitale), “Hada daoula wala isti3mar (avons-nous affaire à un Etat ou un colonialisme) ?», lancent-ils au pied de la Grande Poste.  Ces manifestants ont réussi à traverser les différentes murailles édifiées par la gendarmerie nationale tout au long de routes et autoroutes menant vers Alger, en réponse à l’ordre donné par le vice-ministre de la Défense national.

Marées humaines à Alger

Cette tentative d’affaiblir la mobilisation populaire à Alger s’est avérée vaine. Car, les manifestants les plus déterminés ont réussi à atteindre la capitale, qui a été, elle-même, sous haute surveillance des forces de la police, déployées en masse pour tenter d’empêcher cette nouvelle mobilisation et tenter de préparer le terrain à la prochaine échéance, qui commence déjà, à capter d’éventuels prétendants, à l’image d’Ali Benflis et de nombreux plaisantins qui sont à nouveau de retour pour retirer les formulaires de suscriptions des électeurs.

Contrairement aux tentatives du chef d’état-major de l’ANP de faire croire que la majorité des manifestants qui battent le pavé à Alger vient des wilayas limitrophes, notamment de la Kabylie, ce 31e vendredi confirme le contraire. La majorité des manifestants est composée d’habitants de la Capitale qui sont tout autant déterminés que leur concitoyens dans les différentes wilayas.

Ils reprennent, comme ce fut le cas depuis sept mois, les mêmes slogans hostiles au pouvoir en place et celui que le détient en ce moment, Ahmed Gaïd Salah. Les contestataires n’ont pas manqué, d’ailleurs l’occasion, pour réclamer la tête du chef d’état-major qui est, aux yeux des manifestants, l’élément du blocage de toute solution consensuelle à la crise actuelle. “Echaab yurid isqat Gaïd Salah (le peuple veut faire chuter Gaïd Salah)”, lancent les participants à ce 31e vendredi.

Ces derniers n’ont pas oublié de réclamer la libération des détenus d’opinion et les détenus politiques, dont Karim Tabbou, Lakhdar Bouregaa et Samir Belarbi. “Karim Tabbou, chikour El Gaïd (Karim Tabbou, la bête noire de Gaïd Salah)”, et “Allahou Akbar, Samir Belarbi”, scandent les marcheurs qui ont sillonné les principales rues et boulevards de la Capitale pour affluer vers les principales places, en l’occurrence place Audin et la Grande poste.

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