25e mardi: Les étudiants appellent les magistrats à rejoindre le mouvement populaire.

Crédit photo: Interlignes MEDIA. Les étudiants marchent à Alger pour exiger le départ de tout le système.

Pancartes en main et vêtus de drapeaux, les étudiants ont entamé, ce mardi 13 aout, leur 25e marche contre le système en place. Bien que la mobilisation soit moins forte en raison des vacances universitaires, les jeunes hirakistes restent déterminés à poursuivre leur « révolution pacifique ». Fidèles à leur revendications portées depuis le 22 février, les étudiants réclament sans trêve, et pour la énième fois, le départ de tous les symboles du pouvoir pour l’édification d’un Etat civil et démocratique.

 

Les jeunes marcheurs toujours au rendez-vous ! Comme à leur récente habitude, ils se sont rassemblés à la Place des Martyrs pour donner le coup d’envoi de leur marche qui se dirigera jusqu’à la place Maurice Audin. Mobilisés par centaines, les étudiants ont réitéré leur rejet du dialogue conduit par Karim Younes scandant « pas de dialogue avec la bande », « Karim Younes à la poubelle ».

Soutenus, comme à l’accoutumée, par des têtes grisonnantes, les étudiants ont sillonné les principales ruelles de la Capitale répétant à satiété « dawla Madania machi 3askaria » (Etat civil et non militaire), « ce peuple refuse le retour du régime militaire », comme pour dénoncer l’immixtion de l’institution militaire dans les affaires politiques du pays. Une revendication clamée également par les riverains au passage de la foule juvénile.

Pour la première fois depuis le début de la marche estudiantine, les jeunes marcheurs appellent les magistrats à rejoindre les manifestations populaires scandant à gorges déployées: « Magistrats, venez aux marches ».

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