22e mardi : les étudiants exigent un « dialogue avec les compétences »

Crédit photo:El Khabar: 22e mardi des étudiants

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Drapeaux et pancartes en main, les étudiants ont entamé, ce mardi 23 juillet, leur 22e marche contre le pouvoir en place. Bien que la mobilisation soit moins forte que les mardis précédents, les jeunes hirakistes restent déterminés à poursuivre leur « révolution pacifique » réclamant de tous leurs vœux, et pour la énième fois, le départ de tous les symboles du pouvoir pour l’édification d’un Etat civil et démocratique.

 

La marche a démarré à 10h30 depuis la Place des Martyrs, en présence de quelques centaines d’universitaires. Soutenus, comme à l’accoutumée, par des têtes grisonnantes, les étudiants ont sillonné les principales ruelles de la Capitale scandant à tue-tête « dawla Madania machi 3askaria » (Etat civil et non militaire) comme pour dénoncer l’immixtion de l’institution militaire dans les affaires politiques du pays. Une revendication également clamée par les riverains au passage de la foule juvénile.

Bravant la chaleur suffocante et le dispositif policier déployé dans tous les coins de la Capitale, les étudiants ont réitéré les revendications portées par le peuple algérien depuis le 22 février. « L’étudiant s’engage, système dégage« , scandent les jeunes hirakistes. Munis de pancartes sur lesquelles on peut lire : « non à la répression« , « presse et justice indépendantes« , les étudiants ont appuyé leurs messages écrits en scandant « le peuple veut un pouvoir civil ».

Le chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah, a été, comme chaque mardi de contestation estudiantine, la cible des étudiants qui n’ont pas manqué de critiquer violemment ses interventions qu’ils considèrent « anti-démocratiques« . « Gaid Salah dégage » ou encore « Gaid Salah, chiyat el imarat », ont scandé les étudiants.

Par ailleurs, les étudiants ont soutenu l’initiative du dialogue national, cependant, ils fixent aussi leur préalable. Par centaines, ils scandent « Un dialogue avec les compétences« . Il n’est pas question pour les jeunes étudiants de procéder au dialogue en désignant des personnalités qui ne feront pas l’unanimité.

Les étudiants dont leur nombre a nettement baissé en raison des vacances universitaires ont réitéré leur appel à la libération des détenus d’opinion « Libérez nos frères, libérez Lakhdar Bouregaâ », ont également scandé les jeunes manifestants.

« نديرو حوار مع الكفائات »

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