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19e vendredi de mobilisation : le régime passe à la répression des manifestants pacifiques  

Melissa NAIT ALI

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Violente répression du mouvement populaire pacifique à Alger ! Le pouvoir semble décidé à passer à la répression massive des manifestants qui refusent, malgré tout, d’accepter sa feuille de route visant à remettre sur selle un système politique honni.

Violente répression du mouvement populaire pacifique à Alger ! Le pouvoir semble décidé à passer à la répression massive des manifestants qui refusent, malgré tout, d’accepter sa feuille de route visant à remettre sur selle un système politique honni.

 

En effet, les instructions du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, pour interdire le port du Drapeau Amazigh lors des marches,, sont appliquées avec beaucoup de zèle par les services de la sûreté d’Alger.

Après une première tentative avortée par les Algériens à l’occasion du 18e vendredi, les forces de police ont mis les moyens aujourd’hui pour réprimer les marcheurs. Un impressionnant dispositif policier a été déployé, dès les premières heures de la matinée, dans toutes les rues et places de la capitale.

Des milliers de policiers, en civil et en uniforme, visiblement décidés à réprimer, ont carrément quadrillé Alger. Postés avec leurs fourgons cellulaires et leurs voitures au niveau des endroits qui accueillaient, d’habitude, les foules des manifestants, les agents de police n’ont pas hésité à faire usage de la force, de façon disproportionnée, contre les premiers manifestants sortis en matinée : fouilles et interpellations violentes.

Des dizaines de manifestants maintenus en détentions    

« Ils ont même procédé à l’arrestation de femmes en tenue Kabyle et des jeunes portant des T-shirt de la JSK. C’est très grave et c’est scandaleux ! », dénoncent des internautes qui ont tenu à alerter contre les dépassements de la police, sur les réseaux sociaux.

Outre les arrestations opérées dans plusieurs quartiers d’Alger, les forces de police se sont attaquées au siège d’un parti politique, le RCD en l’occurrence. Sur place, ils ont procédé à l’interpellation de militants du parti, dont la députée Fetta Sadat qui a été molestée.

Notre journaliste, Bouzid Ichaalalen, présent sur les lieux pour faire son travail, a été également arrêté et conduit au commissariat. Il n’a été libéré, en compagnie de la députée Fetta Sadat ainsi que d’autres militants du RCD, qu’au bout d’une heure. En revanche, d’autres militants de ce parti, dont Samira Messouci, élue à l’APW de Tizi Ouzou, Abdeghani Ouali, membre du bureau régional RCD d’Alger  et Menad Ait Fella, membre du conseil universitaire RCD de Tizi Ouzou sont maintenus en détention, en prévision de leur présentation, dimanche prochain, devant le procureur de la République.

Plusieurs autres manifestants arrêtés en possession du drapeau Amazigh ont subi le même sort. Selon Djamel Baloul député du FFS, Djalal Mokrani de RAJ, Rabah Ait Abdelmalek et Nacer Houmel ont été « kidnappés ». « Je me suis rendu au commissariat Central et au commissariat du Cavaignac, ils n’ y sont pas à leurs niveaux et aucune information les concernant n’est communiquée. Les camarades sont allés s’enquérir dans d’autres commissariat pour avoir de leurs nouvelles », affirme-t-il dans un post sur sa page Facebook.

Détermination inébranlable

Les policiers ne se sont pas contentés des interpellations. Ils ont aussi fait un usage injustifié de gaz lacrymogène en aspergeant des foules de manifestants. En dépit de cette féroce répression, des milliers de manifestants ont marché et ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et au chef d’état de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, qui en a pris pour son grade.

Faisant preuve d’une détermination inébranlable, les manifestants s’en prennent, en effet, à ce dernier. « El Yed fi lyed, n-nahou el 3issaba wa n-zidou El Gaïd (main dans la main, on en finira avec la bande et Gaïd Salah) », « Qabyli, 3arbi, khawa khawa, wa el Gaid Salah m3a El Khawana (Kabyles et Arabes sont frères et Gaïd Salah est avec la bande) » et « Dawla madania, machi 3askaria (pour un Etat civil et non pas militaire) », scandent-ils en marchant au milieu des fourgons de polices et des agents qui ont été aussi chambrés : « dawla madania machi polissia (pour un Etat civil et non pas policier) » et « Policiers ! Vous aimez la misère », lancent les manifestants.

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Liste des détenus d’opinion arrêté(e)s durant le Hirak (CNLD)

Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a rendu public aujourd’hui 26 septembre la liste des détenus arrêté durant le mouvement populaire. Le comité précise que cette liste n’est pas complète et sera mise à jours dès que les avocats leurs signalent un nouveau cas.

Bouzid ICHALALENE

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Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.
© Interlignes MEDIA | Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.

1/ Arretés le vendredi 21 juin 2019:

Kamel BELEKEHAL;
Akli OKBI;
Ali IDIR;
Mohamed BOUDJEMIL;
Hamza KAROUNE;
Bilal BACHA;
Djaber AIBECHE;
Messaoud Leftissi;
Khaled OUDIHAT;
Hamza MEHARZI;
Tahar SAFI ;
Mouloud CHATRI ;
Samir idir GERROUDJ ;
Nacer TIMSI ;
Amine OULD TALEB ;
Abderrahmane BOUDRAA ;
Khaled OUIDIR;
Makhlouf BIBI;

2/ Arrétés le vendredi 28 juin 2019:

Mohamed AGOUAZI;
Hafid BARACHE;
Bakir BETLICHE;
Aala DEROUICHE;
Arezki AZOUG;
Samira MESSOUCI ;
Amokrane CHALLAL ;
Elhadi KICHOU ;
Mustapha Hocine AOUISSI ;
Amar ACHERFOUCHE ;
Arezki CHAMI ;
Hilal YAHIAOUI ;
Abdelbasset KHEBANI ;
Mohand Ameziane BELHOUL ;
Nabil BOUNOUH ;
Kamel BOUALOUACHE ;
Ghimouz AKRAM ;
Abdelkader Toufik BACHA ;
Kheiredine BENZINE ;
Fazil DECHICHA ;

3/Arrétés le vendredi 13 Septembre 2019:
Rachid HIRET;
Sammy ABBAS;
Boualem OUAHABI;
Mohamed SMALLAH;
Menad TISSEMLAL ;
Menaouar OUAÂZANE ;
Rachid SADAOUI ;
Sadek LOUAIL ;
Mohamed DAADI ;
Nabil BOUALAKMAH ;
Réda BOUARISSA ;
Bilal ZIANI ;
Mohamed Amine CHELALI;
Ahcene HAMZA;
Kheireddine MEDJANI;
Bachir ARHAB;
Kader RASSELMA;
Hakim MIHOUBI;
Sid Ahmed BOUHRAOUA;
Rabah MAHROUCHE;
Wafi TIGRINE;
Laamouri BELAIDI;
Toufik DJILALI;
Mohamed GADI;
Hamidou GARIDI ;
Fatehi DIYAOUI;
Mohamed BOUHERAOUA ;

4/ Arrétés le mardi 17 septembre 2019:
Nour Houda DAHMANI;
Salah MAATI;

5/ Arrêté le mercredi 19 septembre à Constantine actuellement à la prison de Tidia (Constantine). Son procès fixé pour mercredi 2 Octobre : Semmani Amazigh.

Sadeddine Youcef islam ;
Zineddine Bouguetaya.
Lakhdar BOURAGÂA, arrété le samedi 29 juin 2019;
Samir BELARBI arrété le lundi 16 septembre 2019;
Fodil BOUMALA arrété le jeudi 19 septembre 2019;
Khaled ChOUITER, arrété le lundi 24 juin 2019;
Hamza DJAOUDI, arrété le jeudi 22 aout 2019;
5/ Détenus libérés :
*Salim Ihaddaden et Ait yahia Ali smail (Chlef, arrétés le vendredi 21 juin et libérés le 28 juillet 2019;
*Nadir Fetissi (Annaba , le jeudi 8 aout 2019) ;
*Hakim Aissi (Mostaganem; arrété le vendredi 5 juillet et libéré le mercredi 09 septembre 2019)
*Benhabib Madjid et Sayah Aissam (Tlemcen, le mardi 24 septembre 2019) ;
*Karim TABBOU arrété le mercredi 11 septembre 2019 et libéré (provisoire) le mercredi 25 septembre.

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L’ancien président Français Jacques Chirac est mort

L’ancien président de la République Jacques Chirac est mort jeudi matin à l’âge de 86 ans, a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l’AFP.

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Le président Jacques Chirac le 22 février 2005
© Dr | Le président Jacques Chirac le 22 février 2005

« Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement », a déclaré M. Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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