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 15e référendum contre son plan : encore un désaveu populaire pour Gaïd Salah

Melissa NAIT ALI

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Le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah paie les frais de ses tergiversations et sa tentative d’imposer une reconstitution du système. Il devient la première cible du mouvement populaire qui lui demande désormais de dégager au même titre que la “3issaba” (bande).

En effet, le 15e vendredi de la mobilisation populaire lui a été entièrement dédié à travers le territoire national. D’est en Ouest, les manifestants lui ont lancé des vertes et des pas mûres. Face aux tentatives de ce dernier d’imposer sa feuille de route et le passage obligé par les élections présidentielles, « loin de la transition », le peuple lui dit, tout simplement, « non ».

Par millions, les manifestants qui ont investi les rues et places de toutes les villes du pays ont prouvé leur détermination à aller jusqu’au bout de leur engagement et réaliser l’objectif visé : changement radical du système.

C’est pourquoi ils réclament le départ de tous ceux qui s’oppose à la réalisation de ce but, y compris le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah qualifié de « chef de la bande ». Effectivement, comme durant les deux derniers vendredi, les manifestants ont aussi chargé violement, aujourd’hui, le vice-ministre de la défense en reprenant en chœur des slogans très critiques à son égard. « Gaïd Salah dégage ! », « daoula madania, maççi 3askaria (Etat civil et non pas militaire) » et « Gaïd Salah laudateur des Emirats arabe unis ».

Vibrant hommage à Fekhar 

 La marche d’aujourd’hui a été aussi marquée par un hommage rendu, dans plusieurs villes du pays, au militant des droits de l’homme, Kamel Eddine Fekhar, décédé alors qu’il était en détention provisoire pour avoir commenté une affaire en justice sur le réseau social Facebook.

En présence d’une forte communauté mozabite, dont des dizaines ont fait le déplacement par bus à partir de la ville de Ghardaïa, les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire de « ce martyr de la liberté ». « Kamel Fekhar a été tué par le pouvoir » et « Quelle honte, le pouvoir a tué Fekhar », lancent les protestataires, à leur tête Me Salah Dabbouz, avocat de Kamel Eddine Fekhar.

Les protestataire ont aussi rendu hommage à tous les manifestants morts depuis le début du mouvement, dont le fils de l’ancien président du GPRA, Youcef Benkhada, Hassan.  A l’occasion de ce 15e vendredi de mobilisation, la rue donne aussi une réponse au chef d’Etat-major et aux représentants du pouvoir. Ainsi, les protestataires s’opposent « au dialogue avec le gang » et rejettent les élections qui seront gérées par la même 3issaba. « Pas d’élections avec le gang au pouvoir, « Pas de dialogue avec ce gang », martèlent les manifestants, qui désignent sous le terme « d’issaba (gang) les dirigeants de l’appareil toujours en place, hérité de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, contraint le 2 avril à la démission par la rue.

 

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