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Politique

113e vendredi du Hirak : forte mobilisation malgré le jeûne et la pluie

Melissa NAIT ALI

Publié

le

© Sami K | 113e vendredi du hirak à Alger

Ni l’effet du jeûne, ni la pluie n’ont eu raison du Hirak. Toujours résistants et faisant preuve d’une endurance exemplaire, les manifestants ont été au rendez-vous, aujourd’hui encore à l’occasion du 113e vendredi du mouvement populaire du 22 février 2019.

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont, en effet, battu le pavé à Alger des de nombreuses villes du pays, dont Annaba, Oran, Constantine, Jijel, Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa pour rappeler leurs attachement aux revendications chères au mouvement populaire du 22 février.
Dans la capitale, et sous une pluie fine, les manifestants, munis de parapluies, sont sortis massivement peu avant 14h00, pour exiger à nouveau l’édification d’un « Etat-civil et non pas militaire ».

Affluant des différents quartiers de la capitale, ils ont convergé vers le centre-ville notamment la place de la Grande-poste, leur lieu de ralliement habituel, en entonnant les slogans habituels du Hirak : « Dawla madania machi askaria » (État civil et non militaire », libérez les détenus, « maranach habssin » (on ne s’arrêtera pas), « y a talaba bravo alikoum, el djazair taftakhar bikoum » (Bravo les étudiants, l’Algérie est fière de vous ».

Tension à la rue Didouche

Cette journée a été marquée par une tension au niveau de la Rue Didouche Mourad. Elle est provoquée par l’interpellation, dès le début de la manifestation, de deux personnes au niveau du commissariat 6e, dont le professeur en physique à l’USTHB, Mahana Abdesselam, un habitué du hirak.

Selon des témoins, les deux manifestants ont été arrêtés à cause d’une pancarte. Mis au courant, les manifestants ont organisé un sit-in devant le commissariat du 6e arrondissement à Didouche Mourad pour réclamer leur libération. « Hada oustad, machi irhab (c’est un enseignant, pas un terroriste) », scande les manifestants, devant le commissariat de Police.

© Sami K | vendredi 113 à Alger, les manifestants brandissent les photos des détenus

Le 113e vendredi à Alger est marqué aussi par la plus grande procession des manifestants qui est arrivée du quartier populaire de Bab El Oued. C’est une véritable marrée humaine qui s’est déversé sur plusieurs kilomètres vers Alger Centre.

Lors de cette marche, les manifestants n’ont pas oublié, à cette occasion, les détenus du Hirak. « Libérez nos enfants pour qu’ils jeûnent avec nous », lancent les protestataires, en s’en prenant comme d’habitude « aux généraux responsables, selon eux, de la situation du pays». Ils ont aussi brandi des portraits de tous les détenus du Hirak, dont Mohamed Tadjidit, Lounes Hamzi, Soheib Debaghi, Malik Riahi, Tarek Debaghi et Khimoud Nourredine. Ils exigent ainsi leurs libérations. « Tadjidit a accusé de constitution d’une association de malfaiteurs, parce qu’il s’en prend aux vrais malfaiteurs », lit-on sur pancarte.

Outre la causé des détenus, les protestataires ont repris en chœur les slogans habituels du Hirak appelant à un « Etat civil et non pas militaire », toute en s’en prenant à l’actuel président et aux généraux. « Istiqlal (indépendance) », « Djazaïr Horra démocratia (pour une

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