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Politique

106e vendredi : La confirmation du Hirak !

Melissa NAIT ALI

Publié

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© Samir Sid | 106e vendredi du hirak à Alger

Après la célébration du 2e anniversaire, le Hirak passe à la confirmation de la reprise de sa mobilisation. Le mouvement était, en effet, au rendez-vous, ce vendredi 26 février 2021, pour réitérer son attachement à un changement radical et démocratique dans le pays. Test réussi !

Des milliers de personnes ont envahi à nouveau la rue à Alger et dans de nombreuses villes du pays, avec la même détermination et le même engagement à mener la révolution démocratique à son terme. Malgré une forte présence policière remarquable dès les premières heures de la matinée, la fermeture des accès à l’intérieur des villes, les manifestants étaient là.

A Alger, où les forces de police ont carrément fermé, depuis le début de la matinée, les itinéraires habituels des marcheurs, place du 1er mai, place des Martyrs et Rue Didouche Mourad menant vers la place Mythique du Hirak, Maurice Audin, la tentative d’interdiction de la marche n’a pas été un succès.

Peu avant 14h00, la déferlante des manifestants, dont une majorité venant des mosquées environnante, étaient inarrêtable. Par centaine, ils ont lancé la marche en entonnant en chœur les slogans habituels du Hirak.

Face à la mobilisation, les cordons de sécurité ont dû céder permettant ainsi la formation de processions de plus en plus importantes. Elles ont alors toutes convergé vers Alger-Centre qui a été le théâtre, pendant plusieurs heures, d’une grandiose protestation à laquelle ont participé jeunes et moins jeunes, hommes et femmes ainsi que des vieux.

Munis de banderoles, pancartes et emblèmes, les contestataires ont défilé en montrant sa colère contre les tenants du pouvoir en place. « Daoula madania, machi 3askaria (pour un Etat civil et non pas militaire) », « Djazair Hourra démocratia (Pour une Algérie libre et démocratique) », « Y’en a marre de ce pouvoir », lancent les manifestants, s’en prenant aussi au Chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune et aux généraux.

Ils dénoncent aussi l’attitude des agents de renseignements qui ont maltraité les manifestants du Hirak. A l’occasion de cette nouvelle journée de mobilisation, les manifestants ont respecté globalement le port de masque de protection, contrairement à la marche de lundi dernier où on a constaté un certain relâchement.

Comme à Alger, plusieurs villes du pays ont été le théâtre de manifestations ayant drainé des foules très compactes, à l’image de Bejaia, de Tizi Ouzou, de Bouira, de Sétif, de Batna. C’est désormais confirmé ; le Hirak n’est pas fini et le pouvoir doit réfléchir au réponse à donner à cette rue qui gronde…

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